La victoire folle de Charles Milesi et WRT en LMP2 au Mans

Il y avait un Français sur la plus haute marche du podium ce dimanche aux 24 Heures du Mans, dans la catégorie LMP2 ! Charles Milesi est revenu sur cette fin de course totalement rocambolesque.

La victoire folle de Charles Milesi et WRT en LMP2 au Mans

B.D., Le Mans - Composée d'un plateau infernal, particulièrement relevé, la catégorie LMP2 a aussi accouché d'une fin de course à peine croyable au terme de cette 89e édition des 24 Heures du Mans. Alors que le Team WRT pensait signer un doublé pour sa première participation, la voiture de tête s'est immobilisée dans son dernier tour. Un problème électrique est suspecté après cette perte de puissance complète et soudaine sur la #41. 

En quelques instants, tous les espoirs se sont donc concentrés sur la seconde auto de l'équipe belge, la #31. Encore fallait-il que Robin Frijns résiste au retour de la JOTA #28 derrière lui. Son coéquipier Charles Milesi raconte à Motorsport.com comment il a vécu ces instants sous haute tension, lui qui se préparait à rejoindre le podium mais sans penser à la victoire. 

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Charles, comment as-tu vécu cette fin de course complètement folle ?

Dans les trois dernières heures, on était premier avec 3'30 d'avance et malheureusement, on a eu un problème avec les "air jack", donc on a pu changer uniquement les pneus avant. On a essayé de faire retomber la voiture tant bien que mal, après on a réussi à repartir. Puis on a dû refaire un arrêt pour changer les pneus arrière donc on a perdu pas mal de temps. Ensuite on a eu un contact avec une GT et on a perdu pas mal de rythme à partir de ce moment-là.

La #41 était un peu plus rapide sur la fin de course, surtout avec Ye dans la voiture. On a juste essayé de survivre jusqu'à la fin pour rester deuxième devant la JOTA. Et dans le dernier tour, forcément, quand on a vu que la #41 avait un problème, on a essayé de pousser au maximum. C'est vrai que même comparé à la JOTA, on s'est dit que ça allait être assez compliqué de rester devant, donc on a essayé de pousser jusqu'au dernier virage.

Il y a eu deux événements sur le dernier tour, d'abord quand il y a la voiture sœur qui s'arrête…

D'un côté, pour l'équipe qui était 1-2, l'objectif était vraiment d'avoir les deux voitures à l'arrivée. Malheureusement pour eux, avec la deuxième voiture qui n'a pas fini, c'est vraiment dommage, mais on gagne quand même donc ça reste vraiment un très bel accomplissement. Surtout que c'est la première fois au Mans pour eux et la deuxième pour moi après l'an dernier avec Graff. Je pense qu'ils sont quand même très contents du résultat.

Et le second événement, c'est cette arrivée incroyable où vous l'emportez finalement pour quelques dixièmes. Comment l'as-tu vécue ?

En fait, je me préparais déjà pour mettre ma combinaison pour le podium. Au moment où je suis rentré dans le stand, je n'avais pas la radio, et sur les écrans j'ai commencé à voir que ça bougeait pas mal. Au moment où je suis arrivé dans le stand, la #41 a eu un problème, et on était tous un peu perdus, on ne savait pas exactement ce qui se passait. D'un côté il y avait l'équipe de la #41 qui commençait à fêter, et nous on attendait un peu de voir ce que ça allait donner avec la JOTA derrière… et d'un seul coup tout s'est un peu écroulé. Mais on pouvait encore jouer la gagne du côté de la #31.

Quel bilan tires-tu de cette semaine, même au-delà de cette victoire ?

C'est une semaine vraiment positive. Je pense qu'au Mans on a toujours des hauts et des bas. On a eu un très bon haut pendant la nuit en course, et on eu des bas à trois heures de la fin, ou pendant les essais et les qualifs, avec quelques problèmes sur la voiture. Mais je pense que le team a vraiment fait un boulot parfait pour sa première fois au Mans. On n'a pas fait d'erreur excepté les problèmes techniques que l'on ne peut pas vraiment contrôler. Mais depuis le début de l'année, le team fait un boulot incroyable, ils essaient de pousser tout au maximum. Aujourd'hui ils peuvent être fiers de ce qu'ils ont fait, et nous aussi, avec la course qu'on a faite au niveau de l'équipage, avec Ferdinand [Habsburg] et Robin, on a vraiment essayé de faire le moins d'erreurs possible. On peut être content de ça .

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