Puig admiratif de Márquez : "Quand on naît champion, on le reste"

Revenu de blessure le mois dernier, Marc Márquez a tenté de saisir sa chance au Grand Prix de France et de profiter de conditions moins exigeantes pour son physique encore diminué pour tenter de gagner. De quoi renforcer encore plus l'admiration de son patron d'équipe.

Puig admiratif de Márquez : "Quand on naît champion, on le reste"

Absent durant deux Grands Prix, Alberto Puig a fait son retour sur le muret des stands à temps pour assister à une autre étape majeure du retour de Marc Márquez au premier plan. Pour la première fois depuis le Grand Prix d'Espagne lors duquel il s'est blessé l'an dernier, le champion espagnol a en effet momentanément mené la course du Mans, profitant de conditions complexes à appréhender pour faire parler tout son talent.

Tombé une première fois, il est remonté en selle et a continué à afficher son aisance avec des chronos supérieurs à ceux de ses adversaires, avant de chuter à nouveau, au moment précis où il avait l'intention de passer par les stands pour opérer un deuxième changement de moto auquel les autres pilotes ne sont pas risqués. Pour le team manager de l'équipe Repsol Honda, Márquez a affiché durant cette course toute la force de son mental, compensant par là une condition physique encore imparfaite.

"La conclusion de la course, c'est que quand on naît champion, on le reste pour toujours. Marc a vu qu'il avait une possibilité de gagner au Mans, et même dans sa condition physique, il a essayé", analyse Alberto Puig. "Il était en tête de la course, il est tombé, il est remonté sur sa moto et il a été à nouveau le pilote le plus rapide en piste. C'est dommage qu'il soit tombé à nouveau, mais son esprit et la puissance de la volonté qu'il a en lui sont incroyables. Bien sûr, nous ne sommes pas satisfaits du résultat final, mais nous sommes heureux de voir Marc nous montrer son vrai visage. Il ne l'a pas perdu après ces mois difficiles."

Lire aussi :

Subjugué par la performance de son pilote, Alberto Puig en oublierait presque les autres membres du groupe Honda lorsqu'il lui est demandé ce que sont les points positifs et négatifs qu'il retient de ce Grand Prix. "Le négatif, c'est que Marc soit tombé, mais le positif c'est de le voir l'esprit de cet homme. Ce qui vous définit réellement, c'est votre esprit", pointe-t-il.

"Après tous ces mois, il n'a jamais baissé les bras. Nous avons pu voir au Mans qu'il a vu qu'il avait une chance de victoire, et même dans les circonstances actuelles, il était intouchable à la fin. Il veut gagner, et tôt ou tard, cela arrivera. Pour le moment, il n'est pas prêt d'un point de vue physique, mais Honda le sait et attendra qu'il soit prêt. Marc a probablement besoin de plus de temps et nous allons attendre."

 

Alors que Honda a dépassé au Mans sa plus longue série de courses sans victoire (19), les trois autres pilotes du groupe ont bel et bien vu l'arrivée. Pol Espargaró s'est classé huitième, derrière Álex Márquez et Takaaki Nakagami, qui ont offert au team LCR son meilleur résultat global depuis le début du championnat.

"Pol Espargaró a connu un problème au début de la course [Morbidelli l'a heurté] et il a été contraint de remonter. Sans ce problème, il aurait été plus rapide. Dans tous les cas, sa position n'est pas mauvaise, mais nous en voulons toujours plus", souligne l'ancien pilote. "Globalement, nous ne pouvons pas être satisfaits des résultats du HRC en France, mais Álex Márquez et Takaaki Nakagami se sont tous les deux battus pour le podium, ils ont terminé la course et au final nous devons prendre ce résultat tel qu'il est."

"Nous sommes actuellement confrontés à des problèmes, comme nous l'avons dit à Jerez, et nous ne le cachons pas. Nous devons améliorer la RC213V, il le faut. La situation de Marc est unique car il est toujours blessé et n'est pas à 100%. Il se concentre sur le fait de revenir à la normale, pas à pas. Mais, d'un autre côté, nous devons améliorer la moto. C'est ce que les ingénieurs essayent de faire et ils connaissent les délais pour cela. Les deux prochaines courses auront lieu sur deux circuits très exigeants, notamment le Mugello, et nous devons disposer d'une machine très équilibrée. Nous allons voir si nous arrivons à préparer des solutions, et nous ferons de notre mieux."

partages
commentaires
Surpris par sa chute, Oliveira n'a pas su "survivre" sous la pluie
Article précédent

Surpris par sa chute, Oliveira n'a pas su "survivre" sous la pluie

Article suivant

Jorge Martín au Mugello ? Il attend le verdict des médecins

Jorge Martín au Mugello ? Il attend le verdict des médecins
Charger les commentaires