Un Aleix Espargaró "perdu" peste contre le choix de son équipe

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Un Aleix Espargaró
Par : Léna Buffa
6 août 2018 à 14:32

Le pilote Aprilia était particulièrement frustré à l'arrivée du Grand Prix qui s'est couru à Brno, déçu du pneu sélectionné par son équipe mais plus globalement "perdu" face à son manque de compétitivité.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini

Très déçu de sa 15e place à 23 secondes du vainqueur, Aleix Espargaró ne cachait pas sa colère à l'issue de la course tchèque. Le pilote Aprilia a le sentiment que son équipe a fait un choix pneumatique trop prudent, qui le privait d'emblée de toute ambition et le contraignait à une course des plus compliquées.

"Avec un pneu arrière dur, on n'a aucun grip. Au warm-up, déjà, mes sensations étaient vraiment mauvaises. Jusqu'au dernier moment, j'ai hésité à prendre l'option tendre à l'arrière, mais au final le team a décidé de faire le choix de la sécurité, de prendre l'option hard-hard et de finir la course", explique l'Espagnol auprès du site officiel MotoGP.

"Sincèrement, de mon point de vue, ça n'a aucun sens de finir la course 15e ou 14e. J'ai du respect pour tout le monde, mais je ne suis pas content de terminer à cette place. Je n'arrive pas à comprendre à quoi ça sert de finir 15e ou14e ou à 25 secondes du leader. Je pense qu'il vaut mieux prendre le risque. C'est ce qu'a fait par exemple Bautista à la dernière minute sur la grille et il a fait une course très solide."

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Pour autant, le Catalan ne peut s'avancer à dire qu'il aurait réussi à obtenir mieux que la 15e place s'il avait réellement pris le départ avec le pneu soft qu'il a été tenté d'utiliser. "On ne sait jamais, c'est difficile de juger pour le moment parce qu'il est impossible de savoir ce qui se serait passé, mais avec l'option hard je savais que je n'avais aucune chance. J'ai commencé le warm-up avec un pneu dur neuf et je n'avais aucun feeling, aucun rythme. J'étais vraiment lent, ça glissait. Chaque fois que je touchais l'accélérateur, la moto ne tournait pas. Au moins en EL3, par exemple, j'ai été très rapide, 1'55"8, avec le pneu soft, alors pourquoi ne pas prendre le risque ? Mais c'est la course, on est une équipe, on s'est loupé et c'est tout."

C'est la course, on est une équipe, on s'est loupé et c'est tout.

Aleix Espargaró

La colère du pilote face à ce choix de son équipe s'inscrit dans un contexte plus largement compliqué. Avec pour meilleur résultat une neuvième place au Mans, Espargaró se trouve actuellement en grande difficulté et peine à comprendre pour quelle raison la RS-GP lui donne d'aussi mauvaises sensations alors qu'une courbe ascendante avait été entamée l'an dernier.

"Le week-end a été très difficile. La moto ne fonctionne pas, je ne comprends pas ce qui se passe. Je ne comprends pas pourquoi on a reculé comme ça par rapport à la saison dernière. Je suis vraiment énervé, franchement. Je ne peux pas aller plus vite, c'est impossible", peste-t-il. "Franchement, je suis un peu perdu. Je ne comprends pas vraiment pourquoi on a autant de mal. La saison dernière, on était beaucoup plus fort partout et cette année je n'arrive pas à suivre le rythme et à rester proche du top 10 et c'est frustrant."

"Je n'ai pas d'explication claire quant à ce qui se passe. On n'est pas rapides. Je fais tout ce que je peux, mais si je pousse plus, je tombe. Tout le temps. La moto ne tourne pas quand on relâche le frein avant. Elle ne tourne pas, elle ne tourne pas, elle a du mal et je n'ai pas de grip à l'arrière, c'est comme si on avait des pneus trois crans plus durs que l'année dernière et je ne sais pas quel est exactement le problème."

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Est-ce à dire que la différence pourrait venir, selon lui, d'un changement au niveau des pneus plutôt que de sa moto ? "Je ne vais pas dire que c'est de la faute de Michelin. C'est entièrement de notre faute parce que tout le monde est rapide", observe le pilote Aprilia. "Le grip sur le flanc est complètement différent de l'an dernier, surtout à l'avant, quand je relâche le frein avant je n'arrive pas à avoir de la vitesse pour passer le virage, je dois complètement arrêter la moto. Chaque fois que je relâche les freins, je perds l'avant. Je ne peux pas prendre de risques, je ne peux pas aller plus vite. Si j'essaye d'aller plus vite, je tombe tout simplement."

Complètement perdu à ce stade de la saison, Aleix Espargaró prévoyait d'exploiter le test de ce lundi pour tenter de modifier radicalement l'équilibre de la moto et voir dans quelle mesure cela permettait de tirer un quelconque enseignement. Mais le pilote espagnol doit par ailleurs composer avec la douleur, à la suite de la lourde chute dont il a été victime en Allemagne il y a un mois. Bien qu'il ait assuré se sentir mieux à son arrivée à Brno, l'effort fourni pendant le week-end s'est fait ressentir et il souffrait du dos à l'heure d'en finir avec ce Grand Prix synonyme de galère.

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Séries MotoGP
Événement GP de République Tchèque
Catégorie Course
Pilotes Aleix Espargaró
Équipes Gresini Racing
Auteur Léna Buffa
Type d'article Actualités