Aleix Espargaró lui aussi touché par un arm-pump

Si le problème a été moins extrême que pour Fabio Quartararo, Aleix Espargaró va devoir passer des examens dès le début de semaine pour tenter d'éclaircir le problème d'arm-pump qu'il a rencontré à Jerez.

Aleix Espargaró lui aussi touché par un arm-pump

Fabio Quartararo n'a pas été le seul à souffrir de l'avant-bras droit pendant la course de Jerez. Aleix Espargaró a lui aussi indiqué avoir fini la course avec les symptômes du syndrome des loges, ce qui va le pousser à réduire sa présence sur le test post-course de lundi afin de se rendre à Barcelone pour y être examiné par les médecins.

"J'ai un peu souffert d’un arm-pump au bras droit sur les derniers tours de la course. Je n'avais pas la force de freiner fort et j'ai beaucoup souffert au bras droit, donc j’ai perdu un peu de performance sur les freins", explique le pilote Aprilia, longtemps en tête du groupe de poursuivants avant d'être repoussé par Takaaki Nakagami et Joan Mir pour finir sixième.

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Alors que Quartararo est apparu incrédule après avoir manqué de force et fini la course avec un avant-bras dur comme de la pierre, Espargaró peine tout autant à comprendre l'origine du problème qui l'a touché. "Je ne pense pas que ce soit Jerez", souligne-t-il toutefois. "Je pense que ce sont les MotoGP qui sont toujours plus rapides, de plus en plus, avec plus d’appui, d’aérodynamique et de puissance. Nous ne sommes pas des machines contrairement aux motos, nous sommes humains, donc je ne sais pas comment nous pouvons nous améliorer."

"J'adore le fitness, j'aime m'entraîner, j'aime essayer différentes nouvelles choses pour être plus en forme mais je ne sais pas ce que nous pouvons faire pour nous entraîner par rapport à ça", s'interroge le pilote espagnol, déjà particulièrement affûté, au point qu'on lui prédit un avenir de coureur cycliste. "Je suis curieux de voir si je peux m'entraîner différemment, si je peux changer un peu la position de la moto pour gagner quelque chose. Je ne sais pas."

Le syndrome des loges désigne le manque de force, l'engourdissement, voire la tétanie de l'avant-bras engendrés par un muscle qui se trouve sous pression dans la membrane qui l'entoure. Mal récurrent chez les pilotes moto, il donne habituellement lieu à une opération minime qui consiste à couper la membrane afin de libérer cette pression que subit le muscle. Jack Miller et Iker Lecuona ont par exemple subi cette intervention après le Qatar, sans avoir à manquer de course par la suite.

"J'ai été opéré il y a plus de dix ans. Mais j’ai parlé avec le docteur Charte et peut-être que je dois me refaire opérer, car il se peut que le muscle soit à nouveau bloqué", explique Aleix Espargaró. "Je vais donc faire des examens demain et mardi. Sincèrement, j’ai souffert et ce n'est pas normal. Je n'ai pas souffert à Jerez par le passé. Alors, bien sûr, on a passé beaucoup de jours au Qatar, puis Portimão était aussi un circuit très exigeant, et maintenant ici. La course a été près de 20 secondes plus rapide que celle de l'année dernière ! L'accélération de la moto est tout simplement incroyable : d'un petit virage à l'autre, on arrive à plus de 200 km/h donc il faut le gérer. C'est très difficile."

"Je suis curieux car cela fait environ dix ans que je suis en MotoGP et je n’ai jamais vraiment eu ce problème donc c’est quelque chose de nouveau. Nous devons essayer de comprendre. Je suis un peu inquiet maintenant, pas pour Le Mans mais pour le Mugello : c’est, je pense, le pire circuit du calendrier ! J’ai vraiment beaucoup souffert sur la dernière partie de la course. Je n’étais pas le seul, alors voyons si j'arrive à mieux résoudre le problème qu’eux."

Avec Chloé Millois

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