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Blessure, convalescence, retour : Álex Rins fait le point

Álex Rins a profité d'une visite au GP d'Autriche pour évoquer son état de santé deux mois après sa blessure. Le pilote LCR est encore loin d'être sur pied, au sens figuré comme au sens propre.

Alex Rins, Team LCR Honda

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Álex Rins a fait son retour dans le paddock à Spielberg, mais pas pour piloter sa moto. Deux mois après ses fractures au tibia et à la fibula de la jambe droite, l'Espagnol se déplace encore avec des béquilles et doit porter une attèle.

Si les os semblent maintenant consolidés, ce qui devra être confirmé avec une radio dans quelques jours, les nerfs lui posent toujours problème, une partie du pied étant très douloureuse quand l'autre manque encore de sensations, ce qui l'empêche de mettre tout le poids de son corps sur cette jambe.

Álex Rins a profité de sa visite en Autriche pour venir à la rencontre des journalistes afin d'évoquer sa convalescence, les difficultés traversées ces derniers mois et le retour qu'il espère le plus rapide possible, malgré son départ annoncé du team LCR pour l'équipe Yamaha officielle en fin d'année.

Où en es-tu de ta convalescence ?

La réalité, c'est qu'avant de venir ici, je suis monté sur la MotoGP que j'ai chez moi et je ne suis toujours pas en mesure de me tenir droit. C'est la réalité. [...] D'abord, j'ai une hypersensibilité dans le pied. Ça n'aide pas à réduire la douleur. Je passe une radio la semaine prochaine. On verra si la consolidation est bonne. J'aimerais monter sur une moto privée pour voir mes sensations, comment je pilote parce que je ne veux pas revenir et faire des chronos de Moto2. C'est la réalité.

Qu'est-ce qui te gêne le plus ?

Je n'ai pas 100% de la mobilité. Ça vient de la blessure au niveau des os. Mais ce qui me gêne le plus, ce sont les nerfs au niveau du pied. La moitié du pied est hypersensible et actuellement, je n'ai aucune sensibilité dans la partie arrière mais si j'appuie fort avec le doigt, je sens une décharge. C'est une bonne nouvelle parce que ça veut dire que c'est vivant et que semaine après semaine, je récupère. Mais le souci, c'est que je ne sens pas de progrès jour après jour. C'est plus semaine après semaine que jour après jour.

Quel est l'état des os ?

Je ne sais pas parce que je n'ai pas passé de radio mais les sensations sont bonnes. Il y a une ou deux semaines, le docteur a dit que je pouvais mettre 25 kg sur le pied. Je le fais, peut-être un peu plus, 30 ou 35. Quand j'essaie de marcher et que j'essaie de mettre tout mon poids sur la jambe, je n'ai pas la stabilité dans la cheville pour soutenir mon poids.

As-tu eu de fortes douleurs depuis la blessure ?

J'ai beaucoup souffert les derniers mois parce que je n'avais pas mal après l'opération. J'avais mal au pied, à cause des nerfs. J'ai eu une épidurale et les premières heures c'était parfait mais après, cinq heures après l'opération, j'ai commencé à avoir des crampes dans le pied. C'était terrible. Jour après jour, ou semaine après semaine, ces crampes diminuent. Mais j'en avais toutes les 20 secondes, c'était de l'électricité. Je ne pouvais pas dormir.

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Peux-tu expliquer les circonstances de ta chute ?

C'était un highside. Il y a eu un peu de pluie dans ce virage pendant deux ou trois tours. Avant la chute, j'étais un peu hors trajectoire parce que j'essayais de garder un peu plus de vitesse. Aleix [Espargaró] était devant moi et j'avais la sensation d'être plus rapide que lui donc l'idée était de ressortir assez proche pour le doubler au virage 10, après le deuxième Arrabbiata. J'ai gardé plus de vitesse, j'ai mis les gaz plus directement et je me suis envolé. Là où j'ai manqué de chance, c'est que j'ai atterri sur les genoux et en arrière dans les graviers. Je n'ai pas pu me préparer au choc.

Alex Rins, Team LCR Honda

Álex Rins

Prends-tu ton temps, sachant que ton avenir est déjà tracé avec ton arrivée chez Yamaha ?

Sincèrement, je ne suis pas ce genre de pilote, qui se dit "l'avenir est assuré, revenons à Valence". Je reviendrai quand je serai prêt à le faire. C'est ce que je dis. Si les examens disent que je suis en forme, que je peux faire plus d'efforts en pleurant, je les ferai. Mais si je suis dernier, que je souffre, que j'augmente l'inflammation dans la jambe, ça n'a pas de sens.

Souhaites-tu revenir le plus vite possible pour aider Lucio et l'équipe, et pour avoir une deuxième carrière avec cette équipe ?

Disons-le comme ça : je suis impatient pour la saison prochaine avec ma nouvelle équipe mais il y a encore des courses cette saison. Je vais essayer de revenir le plus vite possible, juste pour donner mes sensations à Honda, à Lucio, parce qu'ils ont du mal. Je considère que je suis un pilote expérimenté donc j'aimerais revenir le plus vite possible pour les aider, pour arriver au sommet ensemble.

Après une longue absence comme la tienne ou celle de Pol Espargaró en début d'année, penses-tu qu'un pilote devrait être autorisé à faire un test avec une MotoGP ?

Ça pourrait être une bonne idée. C'est une chose dont on n'a jamais parlé en Commission de sécurité qui pourrait être une bonne idée.

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