La Yamaha a semblé "très étrange" à Dovizioso

Plus que son retour à la compétition après neuf mois d'absence, c'est la découverte de la Yamaha qui a représenté le plus gros choc pour Andrea Dovizioso, vendredi à Misano.

La Yamaha a semblé "très étrange" à Dovizioso

Andrea Dovizioso a entamé vendredi son premier Grand Prix en neuf mois, pilotant pour la première fois depuis près de dix ans une Yamaha. Lui qui a écrit un important chapitre de sa carrière avec Ducati durant huit ans, puis réalisé quelques tests avec Aprilia cette année, le voici devoir prendre ses marques avec une moto radicalement différente de ses récentes habitudes de pilotage.

"C'était très étrange et très sympa, parce que c'est vraiment l'opposé de ce que j'ai eu pendant huit ans. C'était donc un choc, mais c'est normal. Quand on change de moto, on sent que tout est différent", a expliqué le pilote italien au site officiel du MotoGP.

Dovizioso a bouclé la journée dernier, à 2"6 du leader, mais avec seulement une demi-heure de roulage sur le sec. Il sait pertinemment qu'il lui faudra avancer dans ce week-end pour mieux cerner le potentiel de la moto. "Je ne me sens pas encore à l'aise, mais le changement est énorme. Plus que la position, c'est la taille de la moto et la manière dont elle fonctionne. Je n'étais pas rapide ce matin, je n'ai pas poussé, mais mes sensations ont été très bonnes dans certains domaines", a-t-il décrit.

"Les bonnes choses de la moto sont très sympa", a-t-il déjà perçu. "Dans le tour de sortie, on peut très bien sentir ce qu'il y a au sol grâce aux pneus avant comme arrière, et ça c'était très agréable, très doux. Et puis, dans les virages rapides la moto était vraiment très bonne en entrée donc j'ai senti d'emblée que c'était bien. Par contre, j'ai eu un peu de mal en termes de position, parce que la moto est plus large et plus longue, et je suis assez petit donc j'ai du mal là-dessus. On va changer certaines choses pendant le week-end, mais il y en a d'autres qu'on ne peut pas changer, alors je dois m'adapter à ces nouvelles dimensions."

Recruté pour les cinq derniers Grands Prix de la saison et la campagne 2022, Dovizioso souhaite profiter de cette fin d'année pour prendre ses marques et affiner son adaptation, grâce notamment aux tests qui viendront compléter son expérience en course, et ce dès la semaine prochaine. "Cette course me servira pour le test, pour faire le test au mieux", a-t-il d'ailleurs assuré.

"J'ai juste travaillé sur ma position, sinon j'aurais été beaucoup plus rapide. Quand on travaille sur sa position, on ne se sent pas encore bien, on n'arrive pas à réunir le bon point de freinage, la bonne entrée, le bon milieu de virage et la bonne sortie. Ce matin, étant donné que c'est le seul moment où l'on a roulé sur le sec, j'étais encore très en retard là-dessus, mais je m'y attendais."

Des échanges intéressants pour Rossi

Nouveau coéquipier du triple vice-Champion du monde, Valentino Rossi s'est dit ravi de cette première journée de collaboration, intéressé par le retour d'informations de son compatriote, fin technicien notoire. En revanche, leurs échanges n'auront qu'une portée limitée pour le #46 puisqu'ils finiront cette saison sur deux machines différentes.

"Avec Dovi, on a discuté [jeudi] et aussi après la première séance et la deuxième. On a donc déjà un feedback sur la moto, sur le sec comme sur le mouillé. C'est toujours bien de parler avec lui parce que c'est un pilote très expérimenté et il est très méticuleux dans la mise au point, donc ce qu'il a dit était intéressant, on était d'accord", a expliqué Rossi.

"Mais, pour lui, c'était un premier contact avec une moto différente. Et puis, il avait fait des tests, mais ça faisait longtemps qu'il n'avait pas fait une vraie séance d'essais en piste. J'ai l'impression qu'il a déjà les idées assez claires", a-t-il poursuivi.

"Tous les commentaires de Dovi sont très intéressants. Mais pour ce qui est des données, c'est un peu plus difficile parce qu'il a une moto différente. Or, pour piloter cette moto, il faut un style différent et une manière différente d'aborder les virages. Je préfère donc regarder les données de Quartararo, par exemple, ou en tout cas d'une moto identique à la mienne. Avec la moto de Dovi, le freinage et l'entrée dans les virages sont différents, ça n'est donc pas très important de regarder ses données."

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