Assen 2013 et Buriram 2018, deux épisodes bien différents pour Lorenzo

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Assen 2013 et Buriram 2018, deux épisodes bien différents pour Lorenzo
Oriol Puigdemont
Par : Oriol Puigdemont
Co-auteur: Léna Buffa
8 oct. 2018 à 14:53

En juin 2013, Jorge Lorenzo avait créé la surprise en disputant le GP des Pays-Bas après avoir été opéré au cours du week-end pour une fracture de la clavicule. Aujourd'hui blessé et plus prudent, le Majorquin nous explique ce qui fait la différence avec cet épisode mémorable.

Vendredi matin, et alors qu'il marchait en béquilles, Jorge Lorenzo a décidé d'enfourcher sa GP18 et de reprendre la piste pour la première fois en 12 jours. Blessé à deux orteils en Aragón, le pilote espagnol a certes voulu faire son retour aux affaires, mais tout en avançant avec prudence qu'il renoncerait s'il ne se sentait pas en condition une fois remis en selle.

Les aléas du week-end ont décidé pour lui, puisqu'un nouveau highside subi lors des EL2 l'a renvoyé à l'hôpital, cette fois avec des blessures à la cheville et au poignet, le poussant finalement à renoncer samedi matin bien qu'il ait été déclaré apte par les instances. 

La réserve avec laquelle le Majorquin a abordé sa participation en Thaïlande tranche avec la témérité du Lorenzo de 2013 qui, à Assen, s'était illustré dans un épisode resté dans les annales du championnat. 

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On se souvient en effet qu'il s'était alors fracturé la clavicule gauche lors des EL2 du jeudi (on vous parle d'un temps où le GP des Pays-Bas était encore disputé du jeudi au samedi…). Rentré à Barcelone par un vol privé, il avait été immédiatement opéré à la Clinique Dexeus, et dès le vendredi après-midi il était de retour aux Pays-Bas, à la stupeur générale.

Le samedi matin, il était de retour en piste pour le warm-up, dont il a signé le huitième temps, puis il a disputé la course dans la foulé. En bagarre pour le titre, Lorenzo avait obtenu une cinquième place héroïque en course, battant pas moins de 19 adversaires en ralliant l'arrivée à 15 secondes du vainqueur. De quoi lui permettre de quitter les lieux toujours deuxième du championnat en n'ayant concédé que deux points à son rival, Dani Pedrosa.

Jorge Lorenzo, Ducati Team

Cette fois, en Thaïlande, Lorenzo a donc opté pour la mesure, choisissant de renoncer au Grand Prix afin de se préserver. Et jeudi, Motorsport.com a justement voulu interroger l'Espagnol sur ce qui pousse un pilote à se montrer aussi prudent pour des blessures somme toutes mineures, alors qu'il repoussait les limites il y a cinq ans avec une clavicule aussi fraîchement opérée. 

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"Il y a plusieurs différences", a expliqué Jorge Lorenzo. "La première, c'est l'âge : j'avais 25 ans à l'époque et j'en ai 31 aujourd'hui. Et puis, cette fois-ci, je n'ai pas été opéré, or quand on le fait, l'os est beaucoup plus stable. J'ai à présent une fracture qui n'a pas été réparée."

"Et puis il y a le circuit", poursuivait-il. "Ce week-end-là, à Assen, j'avais commencé en étant une demi-seconde plus vite que les autres, et même blessé, j'ai pu terminer cinquième."

"Et pour finir, le niveau est maintenant beaucoup plus élevé qu'avant, où il n'y avait que quatre motos ayant des chances de gagner et cela a facilité les choses", a-t-il admis pour conclure. 

 
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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP de Thaïlande
Lieu Chang International Circuit
Pilotes Jorge Lorenzo Boutique
Équipes Ducati Team Boutique
Auteur Oriol Puigdemont
Type d'article Actualités