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Comment la peur de perdre le guidon officiel a poussé Bagnaia en 2020

Pecco Bagnaia le sait, il s'attaque au "défi le plus important de [sa] vie" en devenant pilote officiel Ducati. Mais il tentera de s'inspirer de la force mentale qu'il a affichée l'an dernier pour prouver qu'il mérite sa place.

Comment la peur de perdre le guidon officiel a poussé Bagnaia en 2020

La saison 2020 de Pecco Bagnaia peut être vue comme celle des occasions manquées, mais aussi comme un championnat intense au cours duquel il a exprimé toute sa force mentale. Car dès la deuxième course, le jeune Italien a affiché le rythme d'un vainqueur potentiel, avant d'être stoppé par la mécanique à six tours de l'arrivée. Sûr de son potentiel et revanchard, il a commis dès le début du week-end suivant, à Brno, une erreur qu'il allait payer cher, avec une fracture du tibia. Éloigné des pistes durant un peu plus d'un mois, il a suivi un programme express de récupération, avec une idée fixe en tête : faire son retour à Misano.

Sitôt revenu que, d'emblée, il se battait aux avant-postes ! À la clé, son premier podium dans la catégorie, une deuxième place arrachée à Valentino Rossi, excusez du peu. "Au-delà du geste athlétique, c'est aussi sa façon de réagir face à un problème important qui a fait porter le choix sur lui", admet Gigi Dall'Igna au sujet de celui qui devient à présent pilote officiel Ducati.

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La période était en effet loin d'être anodine, Ducati devant à ce moment-là décider à qui de Pecco Bagnaia ou de Johann Zarco attribuer le guidon factory restant et celui du team Pramac. "Il y a une chose qui m'a beaucoup poussé pendant ma convalescence, c'était la peur de perdre le guidon officiel. Parce que j'étais à la maison, et je voyais Zarco monter sur le podium", confirme le pilote italien. "C'était une période cruciale dans sa carrière, parce qu'il s'était blessé à Brno", renchérit Dall'Igna. "D'un point de vue mental et psychologique, c'était quelque chose de très difficile à dépasser."

"Je savais que mon potentiel était très élevé et j'essayais de revenir à Misano pour reprendre là où je m'étais arrêté à Jerez. Avec mon entraîneur, j'ai fait du super boulot sur mon physique et aussi sur mon mental, et je suis arrivé à Misano en ayant mal mais en étant très fort dans la tête, convaincu qu'il m'était possible d'arriver là-bas et de me battre pour les premières places", décrit Bagnaia.

Francesco Bagnaia, Pramac Racing

Si la victoire lui a échappé à cette époque, le pilote italien a donné la preuve de sa force mentale et tiré des leçons qu'il entend mettre à profit cette année, maintenant qu'il intègre l'équipe officielle Ducati. "Je vais essayer d'avoir cette mentalité toute cette année", promet-il. "Je vais essayer de faire comme ce que j'ai fait l'année dernière avant Misano. J'aimerais toute la saison être compétitif comme je l'ai été à cette période."

"Ça n'est pas si facile parce qu'il faut se donner à 120% toute la saison. C'est quelque chose que tous les pilotes font, mais pour moi ça a été très difficile à faire l'année dernière. C'est peut-être aussi à cause de la pression engendrée par le fait que je me suis cassé le tibia et que je suis revenu, mais j'étais très fatigué mentalement."

Premier objectif, une victoire

Miser sur le mental dans sa préparation hivernale est clairement un choix opportun, car à seulement 24 ans, et en ne comptant pour le moment à son palmarès que ce podium de Misano, Bagnaia endosse la tenue de pilote officiel et la pression qui l'accompagne.

"Si je suis dans l'équipe factory, ça veut dire que l'objectif sera de gagner le championnat. Mais avant de penser à gagner le championnat, mon objectif est clairement de gagner ma première course en MotoGP. L'année dernière, elle m'a échappé pour six tours et ce moment a été très critique", admet-il. "Je voudrais juste gagner ma première course en MotoGP et ensuite essayer d'être toujours très compétitif, régulier, car c'est quelque chose qui m'a manqué ces deux dernières années. Avant, en Moto2, j'étais très régulier, je terminais toutes les courses et normalement je ne tombais pas tellement, or ces deux dernières années j'ai commis beaucoup de fautes. Je dois améliorer cela."

Avant de penser à gagner le championnat, mon objectif est clairement de gagner ma première course en MotoGP. L'année dernière, elle m'a échappé pour six tours.

Pecco Bagnaia

"Un pilote factory doit être tout le temps compétitif, y compris quand il y a des problèmes avec la moto", prévient-il. "Dans les moments les plus difficiles, le plus mauvais résultat que l'on peut obtenir c'est cinquième. Il faut être toujours dans le top 5, même quand on est en difficulté. C'est ce que signifie être dans une équipe factory."

Les objectifs qu'il nourrit et ceux qu'annonce son équipe ne sont-ils pas trop élevés cependant ? "Je pense que c'est une pression positive, parce que c'est que l'on attend d'un pilote officiel Ducati, comme de ceux de Honda, Suzuki ou Yamaha. On ne peut pas penser faire cinquième ou sixième, ou en tout cas faire une bonne course puis deux ou trois mauvaises. L'objectif est donc forcément de gagner le titre."

À tout juste 24 ans, celui qui a été approché par Ducati dès 2016 et qui a signé son futur contrat de pilote MotoGP début 2018, avant même d'avoir gagné sa première course en Moto2, sait qu'il s'attaque à une mission d'envergure. "C'est clairement le défi le plus important de ma vie", résume-t-il. "C'est le défi que beaucoup ont tenté et qu'un seul a réussi à relever [Casey Stoner, seul pilote Ducati titré en MotoGP, ndlr]. J'aimerais beaucoup réussir à être compétitif et à offrir à Ducati ce qu'ils méritent."

"Prendre le témoin de Dovi ne sera sûrement pas facile, tout comme de Danilo [Petrucci], car ils ont tous les deux fait du très bon travail, ainsi que Jorge [Lorenzo]. Je pense que c'est une très grande responsabilité. Dovi a fait trois fois deuxième au championnat, une année il est passé tout près de le gagner, alors ce sera très dur mais on est là pour essayer et pour réussir. On a toutes les cartes en main pour démontrer que notre moto est la plus rapide et que les pilotes aussi sont très rapides."

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Pilotes Francesco Bagnaia
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Auteur Léna Buffa