Bagnaia plus sûr de lui et de sa moto depuis ses victoires

Il assure que ses victoires ne l'ont pas changé, pourtant Pecco Bagnaia semble afficher une sérénité à toute épreuve et une symbiose irrésistible avec sa Ducati alors que le championnat entre dans sa phase décisive.

Bagnaia plus sûr de lui et de sa moto depuis ses victoires

Tout semble réussir à Pecco Bagnaia en cette fin de championnat. Victorieux pour la première fois à Alcañiz, il a doublé la mise la semaine suivante à Misano et vient d'enchaîner avec un test du même acabit, meilleur temps mardi et deuxième mercredi matin. S'il a rétrogradé dans l'après-midi, il se plaît à rappeler que c'est car il n'a pas cherché la vitesse pure mais s'est efforcé de travailler sur son rythme.

"Je n'ai pas terminé premier mais je n'ai pas monté de pneu soft, j'ai fait mon temps avec un medium et j'ai tourné sur ce rythme-là de façon régulière, alors je suis très content", déclarait-il mercredi soir. "Avec un pneu qui avait fait 17 tours, j'ai fait un temps de 1'31"7, donc seulement un dixième plus lent. Je suis très content sur ce point, car j'avais un peu plus de mal ces dernières années quand le pneu se dégradait un peu, et maintenant on ne cesse de progresser. C'est un aspect très positif."

Cette belle série est-elle le signe que son accession à la victoire, tant attendue, l'a changé ? "Changé, non, mais je suis toujours plus sûr de ma moto et j'ai toujours plus de sensations avec elle. Je me sens bien avec tout", a affirmé le pilote italien, de toute évidence fort d'une sérénité nouvelle.

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Arrivé en MotoGP en 2019, Bagnaia a longtemps cherché ses marques, aussi insatisfait et bosseur que peuvent l'être les perfectionnistes. Aidé par une équipe technique réputée, emmenée par l'ancien ingénieur de Casey Stoner ou encore Jorge Lorenzo, le natif de Turin a peu à peu coché les cases nécessaires à sa progression. La saison dernière, il avait déjà prouvé sa capacité à se battre pour la victoire, même s'il lui avait manqué le pas décisif vers le succès. Lorsqu'il a retrouvé le paddock en début d'année, c'est après avoir passé l'hiver à travailler sur un point faible qu'il souhaitait à tout prix gommer, sa difficulté à attaquer dès sa sortie des stands, qui l'obnubilait.

À l'heure de décrocher ses deux premières victoires, ces dernières semaines, c'est par sa force mentale autant que par sa capacité à faire la différence au freinage qu'il a impressionné. "J'ai beaucoup travaillé sur ce point", se félicitait-il au sujet de la manière dont il parvient à placer sa moto en entrée de virage. "Pendant ma première année en MotoGP, j'avais beaucoup de mal au freinage et j'ai commencé à beaucoup travailler dans ce domaine dans la dernière partie de 2019. En 2020 j'ai déjà progressé, mais ici [à Misano] j'ai aussi beaucoup travaillé avec la moto de route pour mieux gérer le pneu avant."

"J'ai beaucoup travaillé sur les pneus, et aussi avec les données de Jorge Lorenzo. À présent, je fais juste la différence dans la dernière partie du freinage en entrée de virage. Je freine fort et le plus tard possible, mais je pense que c'est plus en entrée que je fais la différence", poursuivait-il, sans oublier de mentionner ce qu'il doit à sa machine sur ce point. "Ce qu'il y a de bien avec cette moto, c'est qu'elle est très stable, alors on peut entrer dans les virages rapides avec une grosse vitesse et elle ne se secoue pas beaucoup. Je me sens donc vraiment bien dans les virages rapides, et ce sur tous les circuits."

"Et j'ai aussi de super sensations sur l'avant depuis cette année. Avant, j'avais un peu plus de mal, mais cette année les sensations que j'ai avec l'avant sont incroyables. On n'a rien changé sur la moto, les réglages sont très similaires à ceux de l'année dernière, mais mes sensations se sont beaucoup améliorées et j'ai beaucoup progressé dans la gestion du pneu avant. Donc les sensations sont super et ça me permet d'entrer comme ça dans les virages rapides."

Encore plus motivé pour Austin

Revenu à 48 points de Fabio Quartararo, Pecco Bagnaia s'annonce à présent comme son adversaire le plus menaçant au championnat. Mais le pilote Ducati le sait, il a laissé filer d'importants points en début de saison et ses chances sont minces : "C'est très dur. On va faire le maximum et on verra bien jusqu'où on peut arriver. Tout dépendra de plusieurs facteurs, pas seulement de moi, alors on verra."

Il n'en demeure pas moins qu'il arrivera à Austin, la semaine prochaine, galvanisé par ses deux victoires. "Ça me motive encore plus, c'est certain", a-t-il admis après la course de Misano. "J'ai repris cinq points à Fabio, ça n'est pas beaucoup mais ça va. On a perdu beaucoup de points avant et maintenant on doit se concentrer sur le fait d'en reprendre à chaque fois et d'être tout le temps au top. Alors on verra bien ce qui se passera à Austin. J'aimerais y être aussi compétitif qu'ici. Ça n'est pas une piste facile, mais pour notre moto ça va et pour moi aussi."

"C'est une piste qui me plait. À mon avis, elle peut être bonne pour les caractéristiques de notre moto. Et plus, on a beaucoup progressé dans les changements de direction cette année, alors ce qui était un désavantage peut jouer en notre faveur cette année. À mon avis, on est tout à fait prêt pour aller là-bas."

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