Bastianini : Bagnaia avait peu de chances de rester sur ses roues

Enea Bastianini comprend la prise de risques de Pecco Bagnaia dans le dernier tour du Grand Prix du Japon. Avant même d'aborder le virage, il a compris que son compatriote finirait à terre.

Comme lors des deux dernières courses, Enea Bastianini s'est longtemps battu avec Pecco Bagnaia à Motegi mais cette fois, les futurs coéquipiers étaient loin de la lutte pour la première place après des qualifications difficiles. En fin d'épreuve, ils étaient tous deux au contact de Fabio Quartararo, huitième, quand Bagnaia est parti à la faute et a abandonné.

Bastianini était aux premières loges pour assister à la chute de son compatriote. Il a vite compris que ce dernier ne parviendrait pas à prendre le virage mais comprend sa prise de risques. "Pour Pecco il était important d'attaquer aujourd'hui, et pour moi aussi, mais il est entré dans ce virage vraiment très vite et ses chances de rester sur ses roues étaient vraiment très réduites", a expliqué le pilote Gresini.

"On est ici pour se battre pour un titre et il faut qu'on essaye de faire du mieux possible", a précisé Bastianini. "Je crois que Pecco l'a dit, moi aussi, et ce sont des choses qui peuvent arriver."

Cette chute a offert à l'Italien la neuvième place au terme d'un week-end conditionné par sa chute en EL1, seule séance d'essais libres disputée sur piste sèche. Contraint à un passage par la Q1 dont il n'a pas pu s'extirper, il n'était que 15e sur la grille et savait ses chances de succès déjà réduites à néant. En course, il lui a fallu deux tours pour remonter au 12e rang et retrouver Bagnaia, alors juste devant lui.

Les deux hommes ont profité des soucis de Johann Zarco et après plusieurs attaques, Bastianini a pris l'avantage sur le pilote de l'équipe Ducati officielle puis sur Pol Espargaró, malgré un pneu avant qui surchauffait dans le sillage de ses rivaux : "Dans l'ensemble, mes sensations n'étaient pas trop mauvaises. Je pense que le départ a été bon, mais mon principal problème a été la pression du pneu avant."

"Quand on est derrière un autre pilote c'est vraiment dur et ici, avec ces gros freinages, il était vraiment difficile de dépasser d'autres pilotes. Mais au milieu de la course, j'ai dépassé Pecco et aussi Pol, et j'ai pris un bon rythme. À la fin il aurait probablement été possible d'attaquer Fabio et Maverick, mais Pecco m'a fait l'intérieur et j'ai perdu un peu de temps."

Enea Bastianini était alors neuvième et il a tenté de combler l'écart avec Fabio Quartararo, mais c'est cette fois sa gomme arrière qui a commencé à poser problème, étant l'un des rares à avoir opté pour le tendre.

"Une fois que je n'ai plus eu beaucoup de pilotes devant, ça allait, j'ai roulé à mon rythme", a-t-il précisé lors de sa rencontre avec les journalistes. "[Par contre] je n'étais pas très rapide dans la dernière partie de la course. Je pense que la dégradation du pneu a été importante dans les dix derniers tours."

Francesco Bagnaia, Ducati Team, et Enea Bastianini, Gresini Racing

Pecco Bagnaia et Enea Bastianini

Bagnaia a pu reprendre l'avantage sur Bastianini, qui a préféré "laisser de la distance" pour que son pneu avant ne connaisse pas la même surchauffe qu'au début. Il est revenu au contact en toute fin d'épreuve avec l'espoir de gagner des places, et c'est finalement la chute de Bagnaia qui lui a rendu la neuvième place.

"Je pense que j'étais plus compétitif que Pecco au début mais il freine vraiment très tard et il est difficile à dépasser. Dans la dernière partie de la course, je pense qu'il était plus rapide que moi sur l'angle ; quand il m'a passé, j'ai essayé de rester derrière lui pour l'attaquer dans le dernier tour, mais il était très fort à la fin."

"En tout cas ça va, je pense qu'en étant parti 15e, cette neuvième place est un bon résultat pour nous", a ajouté Bastianini. "Je pense qu'il aurait été possible de faire mieux, mais ça va."

Avec Léna Buffa

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