Bastianini dans une équipe officielle : son manager en est certain

Le manager d'Enea Bastianini révèle des discussions avec Aprilia, KTM et Yamaha, le tout sans exclure un repli de son pilote chez Pramac Racing s'il venait à perdre sa place dans l'équipe officielle Ducati en 2025.

Enea Bastianini, Ducati Team

Alors que la marque domine outrageusement le championnat, la situation qui occupe actuellement les esprits des hauts responsables de Ducati est celle qui porte sur la définition des effectifs pour la saison prochaine et la suite. On le sait, la réflexion s'est concentrée sur trois pilotes alors qu'il n'y a qu'une seule place à prendre dans l'équipe officielle, à laquelle s'ajoute un guidon chez Pramac.

Si rien n'est joué pour le moment, la logique semble éclaircir la dynamique en faveur de Jorge Martín avec un possible repli de Marc Márquez chez Pramac. Quelle que soit l'issue finale, le manager d'Enea Bastianini prépare les arrières de son pilote, avec notamment des contacts du côté de Noale qu'il ne cache plus, mais pas uniquement.

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Carlo Pernat perçoit que "la mentalité a changé" chez Ducati, qui semble sentir une chance de conserver deux des trois pilotes en lice, mais les discussions de Pramac avec Yamaha entrent aussi dans l'équation. "Il va sûrement y avoir des discussions durant ces quelques jours", estime le manager italien dans une interview pour GPOne, "à mon avis, Pramac décidera quoi faire avant le Mugello."

Si Jorge Martín devait être promu dans l'équipe d'usine Ducati, on peut supposer que Marc Márquez serait la recrue idéale pour Pramac mais encore faut-il qu'il accepte cette orientation et ne trouve pas de meilleure place ailleurs. Le même discours vaut pour Enea Bastianini, pour qui Carlo Pernat ne ferme aujourd'hui aucune porte.

Il y a les sirènes d'Aprilia, de KTM et aussi de Yamaha. Je ne cache pas qu'Aprilia a des arguments importants.

"C'est une hypothèse. S'ils devaient choisir Jorge, à mon avis Ducati fera des propositions à Marc et à Enea pour qu'ils pilotent quand même la moto officielle dans un team satellite. Je pense que c'est cette voie qui est en train d'être prise", estime-t-il, précisant au sujet de son pilote : "La priorité est de rester dans l'équipe officielle, pour tout le reste on verra. Aller chez Pramac avec une moto officielle pourrait être une possibilité, mais ça n'est pas dit."

"Je parle en tant que manager. Il y a les sirènes d'Aprilia, de KTM et aussi de Yamaha. Je ne cache pas qu'Aprilia a des arguments importants, ce serait l'union d'une moto et d'un pilote italiens, une moto compétitive. Je traite avec eux comme avec les autres. Quoi qu'il se passe, Enea pourra trouver une place dans une équipe officielle", affirme le manager.

Enea Bastianini reste en lice pour conserver son guidon, mais de plus en plus menacé.

Enea Bastianini reste en lice pour conserver son guidon, mais de plus en plus menacé.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Selon toute vraisemblance, il reste encore deux Grands Prix à vivre dans ce climat d'incertitude. "C'est une situation qui n'a jamais existé et nous sommes tous, des pilotes aux managers, un peu tenus en haleine", admet Carlo Pernat. "Enea espère rester chez Ducati, mais nous sommes avancés dans les négociations avec Aprilia et KTM et nous avons une discussion ouverte avec Yamaha. L'objectif est d'arriver au Mugello en ayant les idées claires et, là, nous pourrons faire des pré-contrats. Je suis sûr que là-bas, il y aura déjà quelque chose d'écrit."

Au sujet de KTM, le manager lève le voile sur l'option qui pourrait exister : "Miller et Augusto Fernández ne font pas ce qu'ils devaient faire et ils ont besoin d'un pilote pour GasGas [pour le team Tech3, ndlr]. Moi aussi, je parle [avec eux]."

Une chose est certaine, tout le paddock est suspendu à la décision de Ducati. Le marché des transferts devrait ensuite se débloquer brutalement et il faudra avoir préparé ses coups pour ne pas rester sur la touche.

"La décision de Ducati, qui interviendra probablement après le GP d'Italie, bloque tout le monde : KTM, Aprilia, Yamaha. En ce moment, personne ne veut établir de contrat. Il peut y avoir des accords verbaux, mais ils ont la valeur qu'ils ont", souligne Carlo Pernat, certain que tout va s'accélérer dès que Ducati aura fait son choix : "Absolument, surtout pour les gros [pilotes], et ce dès le lendemain. Les constructeurs ne pourront pas attendre. Ceux qui le feront seront perdants."

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