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Gilles Bigot : Plusieurs pilotes peuvent "créer la surprise"

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Gilles Bigot : Plusieurs pilotes peuvent "créer la surprise"
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16 mai 2019 à 08:35

À la veille du lancement du Grand Prix de France, le chef mécanicien français donne son point de vue sur ce début de championnat plus serré que jamais.

Gilles Bigot est une figure emblématique du paddock, dans lequel il évolue depuis de nombreuses années. Bien que travaillant en Moto2, où il est le chef d’équipe de Xavi Vierge dans le team Marc VDS, il a auparavant connu la catégorie reine, notamment aux côtés d’Álex Crivillé chez Repsol Honda avec qui il a décroché le titre mondial en 1999. Depuis, le MotoGP a bien évolué, mais n’en reste pas moins aussi passionnant au vu de ce début de saison.

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Concentration maximale

"C’est très intéressant, car c’est très homogène. Le début de saison a été fantastique et c’est très bien pour le sport moto de voir [quatre] constructeurs différents capables de gagner", explique le Français. "Même si on soutient un pilote en particulier, il n’y a rien de mieux que de savoir dès le départ que plusieurs pilotes et constructeurs vont aspirer à la victoire. Cela rend la course plus belle."

Il est vrai que depuis le retour de Ducati aux avant-postes, ainsi que celui, tout récemment, de Suzuki, les courses se sont retrouvées bien plus animées, avec un plus grand nombre de pilotes en mesure de s’imposer, voire de monter sur le podium grâce à l’élévation du niveau de certains teams satellites. Pour le moment, seul Yamaha semble un cran en-deçà de ses concurrents et n’a pas encore décroché de victoire. Valentino Rossi et Maverick Viñales souffrent en effet beaucoup du point de vue de l’électronique, un élément devenu "nécessaire" pour contrôler "la puissance des motos actuelles" rappelle Bigot.

"Avant, il y avait beaucoup de choses que le chef mécanicien pouvait décider. Cela allait des réglages à la boîte de vitesses, en passant par la géométrie du châssis. Nous avions quatre ou cinq pneus avant, et cinq ou six pneus arrière, et il fallait bien les choisir. Il y avait moins de techniciens et d’ingénieurs. […] De nos jours c’est plus simple en termes de choix de pneus, mais une plus grande réflexion est requise pour analyser à quelle température chaque composant fonctionne le mieux. Tout est analysé dans les plus petits détails, et plusieurs ingénieurs travaillent sur l’électronique. Les données ont pris le relais."

Rossi rencontre également des difficultés lors des qualifications, à l’image d’autres pilotes comme Danilo Petrucci, pour qui les 15 minutes sont très courtes pour déployer leur plein potentiel. Les qualifications se jouent d’ailleurs dès les essais libres, devenus de véritables "séances qualificatives pour passer directement en Q2", commente le chef d’équipe, qui considère que "cela ne vous laisse pas beaucoup de temps pour régler la moto et requiert une concentration et une forme maximales." Avec, de plus, une limite aux tests de pré-saison, et le fait que "toutes les motos ont les mêmes pneus et le même ECU", tout se passe dans les détails, qui sont minimes à ce niveau. "Les pilotes doivent être très déterminés pour atteindre la limite, et un pourcent fait la différence."

Un championnat 2019 "très intéressant"

Pour preuve, le championnat n’a jamais été aussi serré que cette année, où les dix, voire 15 premiers se tiennent bien souvent en très peu de dixièmes. Difficile, dans ces conditions, de tirer son épingle du jeu. Malgré cela, on retrouve les top pilotes à leur place habituelle, ce qui n’est en rien une surprise pour l’habitué des paddocks : "J’imaginais que Marc serait à un niveau élevé, dès la première course, et que nous verrions Andrea Dovizioso à ses côtés. Je pensais également qu’Álex Rins pourrait gagner un Grand Prix cette saison, et il l’a déjà fait et est second au Championnat, ce qui doit être admiré. Valentino Rossi est toujours là."

L’un des top pilotes qui manque pour l’instant à l’appel en ce début de saison est Jorge Lorenzo, nouvellement arrivé chez Honda et qui, après plusieurs blessures, peine toujours à s’adapter à la RC213V. Au vu du temps qu’il lui a fallu pour devenir compétitif sur la Ducati, il n’y a rien d’alarmant, et Bigot estime par ailleurs que le fait de changer de constructeurs deux fois en trois saisons "devrait être valorisé" avant de poursuivre : "La Yamaha semble être la moto la plus docile à piloter, la quitter était donc un pari très risqué. Ensuite il a laissé Ducati et une moto qu’il était parvenu à maîtriser pour rejoindre Honda. C’est une nouvelle preuve de courage, car le temps passe très vite et il faut maintenir sa concentration lorsque les résultats ne sont pas comme vous les espériez. […] Je pense que Jorge trouvera les solutions pour aller vite."

À l’inverse du Majorquin, Fabio Quartararo se montre de plus en plus aux avant-postes et a simplement "besoin de concrétiser par un bon résultat" ses performances en essais et en qualifications, après son incident sur la grille de départ à Losail, et son abandon sur problème mécanique à Jerez. Bigot l’assure, "il a la vitesse et un style qui correspond à sa moto".

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Direction désormais Le Mans, pour le cinquième rendez-vous de la saison. Au vue de la hiérarchie actuelle, la domination du Champion du monde en titre s’annonce évidente, "mais derrière lui il y a de nombreux pilotes qui peuvent créer la surprise", rappelle Gilles Bigot. "Déjà, espérons que cela sera ensoleillé. Nous savons que Márquez donnera tout, ce n’est donc pas sur lui que tous les regards seront braqués, mais sur Fabio Quartararo. Que fera-t-il ? Il pourrait créer la surprise. Il y a aussi Álex Rins, qui pourrait ajouter un nouveau podium à [son palmarès] MotoGP."

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