Binder espère que KTM va "sortir de son trou" à Losail

Brad Binder a vécu une première course difficile à Losail, avec une KTM en difficulté en courbe et un pneu avant qu'il a eu du mal à exploiter dans la deuxième partie de l'épreuve.

Binder espère que KTM va "sortir de son trou" à Losail

KTM a vécu un début de saison difficile au Qatar, une piste qui ne joue pas sur la force de la machine autrichienne, en difficulté dans les courbes du circuit de Losail. Seuls les pilotes de l'équipe officielle ont vu l'arrivée dans les points, avec Miguel Oliveira, qui restait sur un succès à Portimão en conclusion de la saison 2020, 13e devant Brad Binder. Ce dernier ne cachait pas une certaine désillusion à l'arrivée d'une course nettement en dessous de ses attentes.

"Malheureusement ça fait partie du boulot", expliquait Binder après l'arrivée du GP du Qatar. "Je n'aime pas la vie quand je suis dans cette positon, l'équipe ne s'amuse pas non plus en étant en retrait. On est dans le même bateau et la seule chose à faire est d'essayer de sortir de ce trou. C'est mieux de le faire avec le sourire qu'avec de la haine, donc on continue à y croire."

Binder affichait cependant son espoir d'un rebond au GP de Doha, qui débute ce vendredi sur le même circuit : "Je pense qu'on a besoin du second week-end. Ce n'est pas bien de quitter un circuit sur une mauvaise impression. Normalement, la deuxième semaine, on fait mieux, et s'il y a un problème, il y a des moyens de le corriger, et on sait exactement quoi faire. Il faut creuser et tout tenter. Si ça implique de changer de réglages à chaque séance, il faut essayer. Je sais qu'une petite chose peut faire une grosse différence. Si on arrive à un peu améliorer le turning, ça apportera des progrès."

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Lors de sa rencontre avec les médias ce jeudi, Brad Binder a confirmé son espoir de voir KTM redresser la barre pour cette seconde manche au Qatar : "On a un bon programme pour le week-end, on a beaucoup de choses à tester, en jouant sur les réglages et l'équilibre. Je crois qu'on fait le travail et que le moment est venu qu'il porte ses fruits."

Le vainqueur du Grand Prix de République Tchèque 2020 a également donné plus de détails sur les difficultés de KTM sur le circuit de Losail. La machine manque d'aisance en entrée et en sortie de courbe sur cette piste, ce qui fait perdre un temps précieux au pilote : "Le principal problème est qu'il nous manque un peu de turning naturel. On a besoin de trop de mètres et de temps pour que la moto aille dans la direction qu'il faut. On passe beaucoup de temps totalement sur l'angle et on n'arrive pas à diriger la moto assez tôt pour la ligne droite."

"On perd un peu de vitesse en courbe, en ne pouvant pas prendre une trajectoire assez serrée, et la ligne droite est raccourcie, parce qu'on ne remet pas la moto sur le bon angle pour utiliser le pneu et toute la puissance suffisamment tôt. On travaille sur ça en ce moment. Les mecs ont beaucoup de réglages à nous faire tester, j'ai confiance dans le fait que nous ferons des progrès."

KTM a "pris un coup" avec les pneus

Brad Binder s'est dit "assez impressionné" par l'endurance du pneu arrière mais comme Miguel Oliveira, il a rencontré de grandes difficultés avec la gomme avant. Au GP du Qatar, Binder a senti son pneu se dégrader brusquement peu après le cap de la mi-course, et il a dégringolé de la 11e à la 14e positon. Le Sud-Africain s'est senti obligé de rouler avec deux pneus tendres, le choix effectué par l'intégralité de la grille, le medium posant problème à de nombreux pilotes et le dur étant inadapté à la fraîcheur de la nuit.

"C'est frustrant, c'est sûr, parce que pour nous, le pneu tendre avant s'est malheureusement détruit à neuf tours de l'arrivée. Je me suis demandé comment j'allais finir la course, ce qui est difficile. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais je suis tombé quatre fois pendant les tests [organisés deux semaines avant la course]. À chaque chute, hormis la première, j'étais en medium, qui ne fonctionne tout simplement pas. Il semble que le pneu avant dur fonctionne mieux que le medium pour tout le monde. Mais le dur n'est pas vraiment une option pour la température qu'on a la nuit."

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"On est contraint d'utiliser le tendre, qui n'est vraiment pas idéal pour nous. Je n'avais pas réalisé les soucis avec l'avant jusqu'à mi-course. Les mecs me disaient que ce serait dur de faire la distance mais je ne l'avais pas perçu dans les séances d'essais. C'est un peu décevant, parce qu'on peut tout tenter, si le pneu avant ne tient pas la distance et qu'on n'a pas vraiment d'autre option, que peut-on faire ?"

Binder en vient à espérer que Michelin fera évoluer ce pneu durant la saison : "C'est sûr que j'ai l'impression qu'on a pris un coup ici au Qatar : si on ne peut pas finir une course avec le soft, que le medium ne marche pas et qu'il ne fait pas assez chaud pour le dur, que faire ? C'est un peu difficile pour nous tous. C'est sûr que nous ne sommes pas la seule marque en difficulté avec ça. J'espère que nous aurons une meilleure option à l'avenir."

Malgré cette entame de saison difficile et loin du niveau affiché par KTM en 2020, Brad Binder est en revanche convaincu que de beaux jours l'attendent, avec des circuits plus favorables à la RC16 lorsque le MotoGP retrouvera l'Europe. "Je crois vraiment que c'est juste cette piste qui est très difficile pour nous. Je pense que sur les autres, nous étions très performants la saison dernière, avec même des chances de podium. Ce n'est pas dû à un manque de travail. On travaille autant, on pousse autant, même encore plus, mais malheureusement ça n'a pas l'air de marcher. Mais de plus beaux jours arrivent et je crois qu'on a souffert pendant les tests donc continuons les efforts."

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