Des capteurs pour un contrôle plus strict des limites de la piste

Le MotoGP va rendre plus strict le contrôle des limites de la piste à respecter par les pilotes, grâce à l'utilisation d'un nouveau système de capteurs installés sur les circuits et servant à évaluer avec une plus grande précision les dépassements.

Des capteurs pour un contrôle plus strict des limites de la piste

La règle portant sur le respect des limites de la piste ne change pas fondamentalement entre la saison 2020 et celle qui débute cette semaine au Qatar, cependant le contrôle des dépassements devient désormais plus précis, et par conséquent plus strict.

On se souvient que, l'an dernier, des polémiques ont plusieurs fois éclaté alors que cette règle était déjà appliquée avec plus de fermeté. Les pilotes étaient autorisés à placer une roue sur la zone peinte au-delà des vibreurs tout en conservant le temps qu'ils étaient en train de réaliser, en revanche deux roues placées au-delà de la limite entraînaient l'annulation du partiel, et au final du tour.

Cela passait alors par une évaluation de la direction de course via les images enregistrées par les caméras. Mais grâce à un nouveau système de capteurs de pression, il n'est désormais plus nécessaire de vérifier les infractions via ces images vidéo et les pilotes verront leur tour supprimé même s'ils ne placent qu'une seule roue hors piste. L'idée est de rendre les jugements plus justes, et donc d'éviter les polémiques dont la direction de course a pu faire l'objet.

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"Les règles sur les limites de la piste reste les mêmes, mais nous avons travaillé l'année dernière sur un système évolué afin de détecter les limites de piste", explique Mike Webb, directeur de course du MotoGP, au site officiel. "Le système de chronométrage de la Dorna y a travaillé toute l'année. Nous avons donc un nouveau système, avec des capteurs de pression placés sur la piste, à l'extérieur des vibreurs, ce qui nous permet de détecter de façon très précise si un pilote a dépassé les limites de la piste. C'est un système beaucoup plus précis."

"La règle reste donc la même, mais étant donné que le système fonctionne un peu différemment par rapport aux caméras que nous utilisions auparavant, cela signifie que si les pilotes dépassent les limites de la piste, ils seront immédiatement signalés comme étant au-delà de la limite. Auparavant, nous devions regarder les images des caméras et porter un jugement : 'Celui-ci est dedans, celui-ci est en dehors'. Maintenant, c'est tout simplement dedans ou dehors, c'est vraiment très précis."

"La différence pour les pilotes et pour le protocole est qu'aujourd'hui si une roue est dehors, alors il est dehors. Par le passé, il fallait que les deux roues soient sur la partie verte. 'Et celui-ci a deux roues, celui-ci en a une, et à quel point…' Il n'y a plus ce jugement : dehors c'est dehors et peu importe que ce soit une ou deux roues. C'est plus précis, ce qui signifie que c'est plus juste pour tous les pilotes et nous avons une idée bien plus claire de qui est dedans ou dehors. Donc, la règle reste la même mais le jugement des limites de piste est beaucoup plus précis."

À l'heure actuelle, si un pilote dépasse trois fois les limites de la piste durant une course, il reçoit un avertissement sur son tableau de bord, puis au cinquième dépassement, il écope d'une pénalité long-lap. Si cela intervient dans le dernier tour d'une course, le pilote est alors pénalisé d'une position au classement final. On se souvient que c'est ce qui était arrivé à Jorge Martín alors qu'il se battait pour la victoire au Grand Prix de Styrie Moto2 l'an dernier et avait été déclassé au profit de Marco Bezzecchi après avoir passé la ligne d'arrivée en premier.

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