Ezpeleta : Les pilotes "ne sont même pas d'accord sur les pénalités"

Carmelo Ezpeleta estime qu'il est "très difficile" de déterminer les bonnes pénalités en MotoGP face à des pilotes qui ne sont pas sur la même longueur d'ondes et prévient ceux qui roulent dans la catégorie Moto3 que de plus lourdes sanctions sont à l'étude afin de renforcer la sécurité.

Ezpeleta : Les pilotes "ne sont même pas d'accord sur les pénalités"

De nombreuses pénalités ont fait débat depuis le début de la saison en MotoGP, essentiellement celles liées au respect des limites de la piste. Des capteurs ont été placés sur les circuits pour identifier clairement chaque passage dans la zone verte, hors du tracé, et quatre jokers sont permis avant une sanction, le pilote étant averti une première fois après trois infractions.

Aleix Espargaró ne comprend pas la tolérance dont bénéficient les pilotes actuellement et le pilote Aprilia milite pour une pénalité dès le deuxième passage hors de la piste. À l'inverse, Fabio Quartararo juge les décisions trop mécaniques et aimerait des sanctions moins sévères, le gain en passant sur le vert étant selon-lui minime.

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Chaque vendredi de Grand Prix, la Commission de sécurité permet aux pilotes de discuter de ces questions avec la direction de course et Carmelo Ezpeleta estime que les désaccords exprimés dans ces réunions auxquelles il assiste illustrent le défi posé aux commissaires au moment de prendre des décisions.

"Il est très difficile de jouer le rôle de l'arbitre", a déclaré le promoteur du MotoGP à l'édition espagnole de Motorsport.com. "Tous les arbitres peuvent faire des erreurs. Nous avons une relation très étroite avec les pilotes et nous leur posons beaucoup de questions. Et ils ne sont même pas d'accord sur les pénalités, donc quelqu'un doit fixer une limite. Dans l'idéal, une infraction identique devrait entraîner une pénalité identique, mais ce n'est pas facile parce que les circonstances sont toujours différentes."

Ezpeleta s'en prend aux patrons d'équipes du Moto3

Le Championnat du monde souhaite également agir pour mettre fin à des comportements dangereux dans les plus petites catégories, à la suite du décès de Jason Dupasquier, conséquence d'une chute au Mugello. Ce drame survenu dans la catégorie Moto3 a fait naître des inquiétudes sur les nombreux incidents vus depuis le début de l'année.

Les ralentissements des pilotes en quête d'une bonne roue dans les séances de qualifications sont systématiquement sanctionnés dans cette catégorie mais ce sont surtout des manœuvres vues en course qui inquiètent désormais. Une semaine après le drame du Mugello, le dernier tour du GP d'Espagne Moto3 a vu plusieurs pilotes freiner pour ne pas avoir à jouer le rôle de lièvre et Ayumu Sasaki a été blessé dans un gros accident, un hématome cérébral et une fracture de l'occipital ayant été diagnostiqués.

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Des réunions ont été organisées après la course de Barcelone et avant celle du Sachsenring pour mettre en garde les pilotes et leur rappeler les impératifs de sécurité. Carmelo Ezpeleta prévient que les sanctions vont être renforcées et rappelle leur rôle d'éducateurs aux patrons de pilotes qui ont majoritairement moins de 20 ans.

"Il y a des manœuvres délibérées, comme au football par exemple, quand on tire le maillot d'un adversaire", estime Ezepeleta, qui voit dans l'agressivité de certains pilotes en piste des manœuvres préméditées : "Depuis la course de Montmeló, les pilotes sont pénalisés plus lourdement et le seront de plus en plus. Ce qui s'est passé dans le dernier tour est de la faute des patrons d'équipe."

Propos recueillis par Oriol Puigdemont

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