Circuit of Wales - Proposer un "mix entre la NASA et Disneyland!"

Directeur général d’Aventura Capital Partners, Michael Carrick est à la tête du projet ambitieux du Circuit of Wales.

Ce nouveau tracé, qui sera implanté non loin de Cardiff, au Pays de Galles, a pour objectif avoué de devenir un pôle incontournable dans le monde des sports mécaniques. 

Comme il a pu le confier à Motorsport.com, Michael Carrick a rappelé que l’avenir brillant du projet passe par une intégration solide au calendrier du MotoGP à l’avenir. C’est la discipline phare qui permettra de mettre en valeur le lieu et ses autres événements sur l’année. Mais qu’en est-il réellement du modèle économique mis en place pour que l’ensemble soit viable? 

Le circuit sera en activité six mois dans l’année pour bénéficier des meilleures conditions climatiques, entre avril et septembre. "On pense à 60 évènements distincts sur une période de 32 semaines. On table sur 500'000 à 750'000 participants par an au début", précise Carrick à Motorsport.com

Ces participants, les promoteurs souhaitent les attirer sur le lieu en menant une politique tarifaire attrayante. "Cela passe par exemple par donner l'accès au public aux tests qui peuvent avoir lieu sur place", imagine Carrick. "Il ne s'agit pas simplement d'avoir un produit premium : il faut le valoriser. C'est un peu comme un mix de la NASA et de Disneyland, en ce sens qu'on vise la technologie de haut calibre et le divertissement en un même lieu!"

Industrie locale et tourisme

Sur le plan économique, le projet du Circuit of Wales dépasse le simple cadre du champ d’activité d’un circuit classique. Son implantation vise à dynamiser la région en s’appuyant sur l’industrie locale, ou encore sur le tourisme. La part de financement public n’est pas encore déterminée, mais le dossier a été présenté au gouvernement du Pays de Galles avec des arguments solides sur le long terme. 

Nous souhaitons monter un projet qui change l'avenir économique de la région sur le très long terme.

Michael Carrick

Le Circuit of Wales devrait également être partie prenante dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, avec la mise en place d’un concept encore absent pour l'heure au Pays de Galles, permettant d’impliquer des jeunes de 14 à 19 ans dans le monde de l’ingénierie automobile.

"Nous voulons jouer notre rôle dans la chaîne de production de Toyota, Ford, Jaguar… Il s'en passe beaucoup ici!", annonce Carrick. "En plus, ces marques mènent aussi des programmes avancés d'ingénierie en sports mécaniques. C'est donc le noyau dur d'une industrie pour le Pays de Galles et nous souhaitons aussi activer la vie touristique, recevoir des essais, le tout dans un environnement sûr avec de hauts standards."

"Le Pays de Galles a été historiquement incroyablement pauvre. La Révolution Industrielle et le recul de l'utilisation du charbon ont énormément touché la région ; nous savons que la jeune génération souffre et qu'il y a un défi économique massif. Les jeunes partent et ne reviennent pas. La communauté échouera si elle devient dépendante (de l'Angleterre). Nous souhaitons utiliser ce capital hautement social pour monter un projet qui change l'avenir économique de la région sur le très long terme, de manière durable. Je crois que c'est ça, ce que nous faisons."

Propos recueillis par Guillaume Navarro

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Séries MotoGP
Type d'article Interview
Tags circuit, circuit of wales, finances, pays de galles, wales, économie