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Contrat Dovizioso : Ducati attend la reprise pour négocier ?

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Contrat Dovizioso : Ducati attend la reprise pour négocier ?
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29 juin 2020 à 14:00

Il y a deux mois, sa place n'était "pas à remettre en question", or aujourd'hui le vice-Champion du monde semble attendre une décision de Ducati qui, selon son manager, serait repoussée après le début du championnat. Suffisant pour que la menace Lorenzo prenne de l'ampleur ?

Alors que son pilote a subi une chute bien malvenue à une quinzaine de jours des essais officiels qui marqueront la reprise du MotoGP − en préambule du premier Grand Prix − le manager d'Andrea Dovizioso a assuré que cet accroc ne mettait pas de frein à la négociation avec Ducati en vue de 2021, et ce précisément… car celle-ci n'aurait selon lui pas encore concrètement débuté. "Les tractations pour 2021 sont une chose à part entière", a-t-il déclaré à Sky Italia dimanche soir. "Nous sommes concentrés sur 2020 et il s'agit là d'un petit obstacle, mais il sera résolu très vite. En ce qui concerne 2021, nous y penserons quand nous en parlerons et que nous entamerons une négociation."

Dans la tractation la plus mystérieuse du marché de cette pré-saison rallongée, devenue de plus en plus floue au fil des semaines, il s'agit de la dernière déclaration en date venue semer le trouble, au terme d'une semaine très agitée par les spéculations venues d'Italie, mais pas seulement. Alors qu'il faisait son retour en public afin d'accompagner l'équipe Ducati au test de Misano, il était impossible pour Gigi Dall'Igna d'éviter cet épineux sujet, or le directeur général du groupe a beau être avare de ses mots, il a choisi de nommer un chat un chat lorsqu'il lui a été demandé quel était le problème. "La négociation dure depuis pas mal de temps. Nous avons du mal à solutionner la question", a-t-il déclaré en milieu de semaine à La Gazzetta dello Sport, ajoutant : "La situation a été entravée par un problème économique."

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Le manager du vice-Champion du monde n'a pas tardé à réagir. Un mois et demi après avoir tenté de secouer la direction de Ducati en levant le voile dans les médias sur la situation complexe dans laquelle se trouvait la discussion entre les deux parties, Simone Battistella a cette fois indiqué que Dovizioso était prêt à s'engager et que la balle était dans le camp de Borgo Panigale.

"Avant toute chose, nous avons préféré renégocier les termes contractuels de 2020. Compte tenu de ce qui s'est passé, cela nous a semblé être la chose la plus juste à faire afin d'éviter des tensions en vue de 2021", a-t-il indiqué, lui aussi auprès de La Gazzetta dello Sport. Il évoquait alors la renégociation de salaire requise pour la saison actuelle, déjà réglée depuis plusieurs semaines à en croire la direction de Ducati.

"Après une série de discussions, d'après ce que j'ai compris Ducati était favorable à l'accord trouvé, mais ensuite rien n'a été écrit", a toutefois ajouté le manager. "Sur le nouveau contrat, il y avait eu des indications quant à [la somme] maximum d'une possible offre, mais c'est quelque chose qui remonte au mois dernier, avant que nous abordions le sujet de 2020."

Dimanche, Battistella en a dit un peu plus : selon lui, la discussion est à l'arrêt et Ducati souhaite patienter avant qu'elle reprenne et se concrétise. "Nous avons compris que Ducati veut attendre les premières courses pour mener des évaluations. Nous respectons cette décision, en espérant que cela ne crée par de tensions dans un championnat où le calme sera essentiel", souligne le manager. Pourquoi opter pour une décision aussi tardive à Borgo Panigale ? "Je ne connais pas la raison, peut-être veulent-ils évaluer les autres pilotes qu'ils ont, mais c'est à eux qu'il faudrait le demander. Est-ce que Ducati veut Andrea ? Ils me disent que oui et moi je fais confiance à Ciabatti", tente de répondre Simone Battistella.

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Pour sa part, le manager annonce clairement le souhait de son pilote : "S'il y a un projet et les bonnes conditions, alors il sera intéressé, sinon il ne le sera pas." Il concède que l'éventualité d'aller voir ailleurs a été étudiée lors d'une rencontre avec KTM, mais le sujet a vite été écarté. Loin de se clarifier, la situation devient donc de plus en plus trouble, laissant le triple vice-Champion du monde en titre à la merci de son constructeur alors que les guidons se sont raréfiés dans les équipes officielles : il en reste un chez Honda, promis à Pol Espargaró, et un chez Aprilia, qui attend de connaître le sort d'Andrea Iannone.

Le retour de la rumeur Lorenzo

Il y a encore quelques jours, Ducati semblait avoir tout à perdre à ne pas contenter son pilote. Le constructeur se disait prêt à s'engager pour un an seulement si tel était le souhait de Dovizioso, et l'on exhortait celui-ci à oublier les tensions du passé pour aller de l'avant. Le vent semble toutefois avoir tourné et c'est désormais le pilote qui se trouve en position délicate. Ce qui a changé entre-temps ? La réponse se trouve, peut-être, non pas en Italie mais en Suisse. Depuis sa retraite (un peu trop) paisible, Jorge Lorenzo multiplie les messages sibyllins, frustré par un départ précoce et une année 2020 beaucoup plus calme qu'elle devait l'être. La crise ayant mis son programme à l'arrêt, Lin Jarvis lui-même semble encourager son pilote d'essai au chômage technique à repenser son avenir...

"Nos plans avec Lorenzo ont été fortement affectés", reconnaît le responsable Yamaha auprès de Speedweek, évoquant les tests annulés et l'interdiction des wild-cards. "Jorge voulait faire des essais et une course cette année, mais je pense qu'il avait une arrière-pensée. Il voulait savoir s'il était encore suffisamment intéressé pour reprendre la course, s'il serait toujours assez rapide, à l'aise et compétitif, et s'il pourrait retrouver sa confiance avec la Yamaha. […] Mais Yamaha n'aurait probablement pas de place pour Jorge. S'il veut refaire une saison complète, Jorge devra parler à un concurrent. Il y a des constructeurs comme Ducati qui n'ont pas encore bouclé leur line-up."

Dans la foulée, le sujet a été abordé directement avec le pilote espagnol lors d'une séance de questions-réponses avec le site officiel du MotoGP. "Pour le moment, j'apprécie beaucoup ma vie, […] mais je ne peux pas vous dire que la sensation de la victoire ne me manque pas", a expliqué celui-ci, "c'est pourquoi si l'opportunité ou l'appel [me permettant] de gagner le championnat arrive, au moins je l'écouterai et je l'étudierai, […] car à 33 ans je continue de croire que je suis capable de gagner le championnat si j'en ai les moyens." L'envie est là, certes, mais quid des possibilités réalistes ? "Pour le moment, cet appel n'est pas arrivé", assure Lorenzo, qui sait à quoi s'en tenir : "Il n'y a que deux possibilités pour que j'aie les moyens de gagner : Yamaha, qui a déjà plus ou moins signé ses quatre pilotes, et Ducati. Il n'y a pas d'autres chances."

Plausible, oui, car les signaux arrivent de plusieurs parts, mais de plausible à concret il y a une grande différence.

Le manager de Dovizioso au sujet d'un retour de Lorenzo

Cette réflexion a-t-elle lieu à Borgo Panigale ? "Je ne peux pas dire que nous ne nous sommes pas parlé, je lui ai souhaité son anniversaire. Mais pour moi ce n'est pas une situation sur laquelle il vaut la peine de réfléchir", fait savoir Gigi Dall'Igna à La Gazzetta dello Sport. "Il est clair qu'il n'a pas fini sa carrière de la meilleure des façons et ça ne lui plaît pas. Si j'étais lui, ça ne me plairait pas", concède le patron de Ducati Corse, qui avance du bout des lèvres : "Les inconnues sont nombreuses, ce n'est pas une opération facile. […] Il est difficile d'analyser la situation, lui non plus n'a pas eu la possibilité de bien l'évaluer. S'il avait fait une wild-card ou un test, cela aurait été moins difficile pour tous d'y réfléchir."

Malgré l'absence de discussion concrète avec le Majorquin, la menace est tout de même jugée plausible par le clan Dovizioso. "Plausible, oui, car les signaux arrivent de plusieurs parts, mais de plausible à concret il y a une grande différence", souligne le manager de Dovizioso. "Il est clair que Lorenzo a redécouvert l'envie de courir, […] mais Andrea ne le vit pas comme une menace. Ducati, ils sont libres de faire ce qu'ils veulent, d'évaluer les pilotes auxquels ils croient, en termes de fierté cela ne fait aucune différence. Andrea ne veut pas se perdre dans ces réflexions." Malgré des délais difficilement compréhensibles, donc, et d'évidents points de friction qui ont jusqu'à présent empêché de trouver un accord, le manager veut rester confiant : "Pour moi, à 99% nous renouvellerons."

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