Pour Petrucci, le nouveau châssis KTM aidera, mais ne fera pas tout

Malgré l'arrivée du nouveau châssis KTM pour le Grand Prix d'Allemagne, Danilo Petrucci craint que ses difficultés ne soient pas totalement résolues, se sentant toujours en délicatesse dans les lignes droites du fait de son gabarit.

Pour Petrucci, le nouveau châssis KTM aidera, mais ne fera pas tout

Les nouveautés dont ont pu bénéficier les pilotes de l'équipe officielle KTM au Mugello et à Barcelone ne sont pas passées inaperçues, qu'il s'agisse du nouveau châssis ou du changement de carburant. Après un début de championnat compliqué, les RC16 d'usine se sont rapprochées des machines concurrentes, elles se sont mêlées aux avant-postes et celle de Miguel Oliveira a même été jusqu'à signer une première victoire en Catalogne.

Du côté de Tech3, la différence s'est fait sentir, alors que ce sont les pilotes de l'équipe française qui venaient d'obtenir les meilleurs résultats du groupe lors du Grand Prix de France, avec une double entrée dans le top 10. Mais le nouveau châssis sera également dans leurs cartons cette semaine pour la manche allemande, de quoi leur permettre, espèrent-ils, de se rapprocher à leur tour.

Après l'avoir testé au lendemain de la course de Barcelone, comme il l'avait précédemment fait à Jerez, Danilo Petrucci a toutefois souligné que cette pièce n'allait pas changer sa performance du tout au tout. "C'est une petite aide, mais ce n'est pas la seule chose dont j'ai besoin en ce moment", a-t-il rappelé à l'issue de cette journée de test. "La partie la plus critique pour nous, c'est l'aérodynamique et la vitesse en ligne droite. Alors, oui, c'est une petite aide mais j'aimerais avoir plus de vitesse en ligne droite pour être plus détendu au freinage, car pour le moment les freinages sont les seuls moments où je peux gagner du temps."

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Tombé sans avertissement pendant la course de Barcelone, Petrucci dit se sentir contraint de rattraper au freinage le temps qu'il perd à l'accélération et en ligne droite, lui qui pâtit de sa grande taille par rapport aux autres pilotes et donc de quelques kilos de différence qu'il ne peut gommer bien qu'il se soit considérablement affiné ces dernières années. Le châssis a beau avoir des bénéfices, il ne résoudra selon lui pas tous ses problèmes.

"Je m'attends à ce qu'il améliore un peu la situation, surtout pour que je sois un peu plus relax au freinage et que je ne freine pas toujours à la limite. Pour le moment, je n'arrive pas à exploiter le pneu arrière, il ne me soutient pas et je n'arrive pas à être très rapide pour tourner", a-t-il souligné. "Mais comme je l'ai dit, ça ne fait pas tout car il nous manque beaucoup de vitesse : ce sont deux ou trois dixièmes au tour qui font beaucoup sur la distance. En course, dans les premiers tours on subit beaucoup de dépassements et ensuite il est difficile de passer d'autres pilotes, toujours à cause de la ligne droite."

"Il semble qu'il y ait une cartographie moteur différente, avec une essence qui a donné aux deux pilotes factory une vitesse incroyable en ligne droite depuis le Mugello. Je ne peux pas avoir cette vitesse car je suis de toute façon plus grand. Mais si on segmente la piste, c'est dans les portions droites que je perds le plus, pas dans les virages. J'arrive à bien freiner, souvent j'arrive à faire tourner la moto aussi bien qu'eux. Le problème c'est que quand on la met droite, je n'arrive pas à être rapide. C'est donc la partie dans laquelle on peut le plus certainement gagner du temps. On a déjà essayé ce châssis légèrement différent, mais je voudrais être un peu plus rapide en ligne droite, parce que sinon, en course, on est vraiment condamné dans les premiers tours car on subit beaucoup de dépassements et que l'on n'arrive pas à en faire."

Après deux rendez-vous qui faisaient la part belle aux vitesses de pointe, Danilo Petrucci attend désormais les deux manches à venir au Sachsenring et à Assen, avec des pistes globalement plus fluides. "En ce qui concerne la vitesse en ligne droite, les deux prochaines courses ne sont heureusement pas trop rapides. On en reparlera pour l'Autriche, mais avant il faut penser à l'Allemagne et aux Pays-Bas", a-t-il souligné.

S'il entend concentrer son attention sur ces deux Grands Prix, qui seront disputés coup sur coup, c'est aussi car il sait que la pause estivale vers laquelle ils mèneront s'avèrera décisive d'un point de vue contractuel. Pour le pilote italien comme pour son coéquipier, Iker Lecuona, Hervé Poncharal veut donc être attentif à l'impact psychologique que cette nouveauté va avoir.

"Nous sommes heureux d'avoir pu bénéficier d'une journée complète de test après le Grand Prix de Catalogne, durant laquelle Danilo et Iker ont pu tester le nouveau châssis et quelques réglages. Cela va non seulement améliorer les performances en piste, mais c'est aussi un soutien moral pour nos deux pilotes", a fait savoir le patron de l'équipe Tech3. "Nous entrons maintenant dans la dernière ligne droite de la première partie de la saison et les deux courses back-to-back à venir avant la pause estivale vont clairement être très importantes car nous savons que l'ensemble du plateau prépare son line-up pour 2022."

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