Darryn Binder pas inquiet de l'inexpérience de ses mécaniciens

Darryn Binder ne s'inquiète pas de faire des débuts avec des mécaniciens parfois aussi inexpérimentés que lui, les proches de Valentino Rossi ayant suivi ce dernier chez VR46.

Darryn Binder pas inquiet de l'inexpérience de ses mécaniciens

L'équipe satellite de Yamaha ne va pas seulement changer de nom en 2022. Petronas et le circuit de Sepang se sont retirés du projet et Razlan Razali a pu mettre en place une nouvelle structure, nommée RNF, avec plusieurs autres évolutions que sa dénomination. Johan Stigefelt, directeur d'équipe depuis son arrivée en MotoGP en 2019, est parti après le GP de Valence et Valentino Rossi a emmené une grande partie de son entourage chez VR46.

Après les six succès conquis par Fabio Quartararo et Franco Morbidelli en 2020, la structure sort d'une année plus agitée, entre la blessure de l'Italien, ses différents remplaçants qui manquaient de rythme, les contre-performances de Rossi et l'arrivée d'un Andrea Dovizioso qui avait tout à découvrir de la Yamaha. La saison 2022 doit donc marquer un nouveau départ à plusieurs niveaux pour RNF.

"C'était une saison vraiment étrange, pas classique", a déclaré Wilco Zeelenberg, qui conserve le poste de team manager, au site officiel du MotoGP. "On repart avec un nouveau nom. L'équipe n'est pas totalement la même parce qu'avec Vale, des gens sont partis chez VR46. Mais on les a déjà remplacés et c'est bien d'avoir déjà un bon groupe qui travaille sur nos motos."

C'est dans ce contexte que Darryn Binder doit faire le saut du Moto3 vers le MotoGP, une première depuis Jack Miller. Le frère de Brad Binder prend la succession de Valentino Rossi et sera donc entouré d'une équipe technique elle aussi nouvelle. Il ne s'inquiète toutefois pas d'avoir des mécaniciens tout aussi rookies de lui, voyant même dans cette situation l'opportunité d'avancer ensemble.

"Il y a quelques nouvelles personnes dans l'équipe, y compris moi", a confirmé Binder. "Je pense que c'est super cool d'apprendre tous ensemble et de progresser ensemble. De l'autre côté [avec Dovizioso], ils ont une équipe avec beaucoup d'expérience. Si on a besoin d'aide, on pourra en bénéficier, et Yamaha peut aussi aider. C'est vraiment sympa. Des gens très sympa, des visages familiers du paddock. J'ai l'impression de les connaître déjà même si je les découvre. J'étais très calme dans le box [au test de Jerez]. J'étais dans un très bon environnement. Tout le monde a très bien travaillé dans ces deux jours et je prends vraiment du plaisir."

Darryn Binder, RNF Racing

Binder doit s'habituer à une catégorie très différente

Le calme évoqué par Darryn Binder pourrait surprendre tant la plongée dans l'inconnu est grande, d'autant plus après la forte polémique qui a suivi le GP de l'Algarve, où son attaque ratée sur Dennis Foggia a provoqué l'abandon du pilote Leopard et garanti le titre à Pedro Acosta. Le Sud-Africain assure cependant qu'il ne ressentait "pas du tout" la pression avant le test de Jerez, grâce au soutien de sa nouvelle équipe et à une approche méthodique, basée sur l'apprentissage et pas encore sur la quête de performance.

"L'équipe m'a beaucoup aidé. Tout le monde est super calme. Il fallait prendre ce premier test pour découvrir la moto et on commencera à travailler l'an prochain avec le Shakedown Test en Malaisie, puis lors du véritable test en Malaisie. Je pense qu'on pourra commencer à travailler. Jusque-là, je découvre lentement ce que je dois faire sur cette moto, j'engrange autant que possible et je commence à lentement tout assembler."

"On ne se précipite pas, ça ne sert à rien. Que je sois en 1'39 ou 1'38 [à Jerez], je suis encore à deux ou trois secondes [du leader], ça ne fait pas de différence. Je dois apprendre autant que possible et essayer de comprendre aussi bien que possible la situation, rencontrer tout le monde, découvrir la moto et prendre les choses comme elles viennent."

Cet apprentissage passera par l'adaptation à une machine bien plus imposante que celle du Moto3 que Binder a pilotée durant sept saisons. Il va s'y préparer en roulant sur des motos de plus grosses cylindrées et en renforçant son entraînement physique : "On aura un gros débrief pour voir précisément ce sur quoi je dois travailler. Ce qui est sûr, c'est que je vais essayer de rouler autant que possible en Afrique du Sud pour m'habituer à une moto plus lourde."

"Je dois aussi gagner en force. En Moto3, je ne voulais pas trop m'entraîner pour ne pas être trop lourd. Je dois gagner en force et je sens que ça m'aidera beaucoup pour être sur une plus grosse moto. Je vais juste faire des tours sur une moto plus lourde et essayer d'être plus constant. [À Jerez], j'ai senti que je faisais souvent de bonnes choses mais c'était dur de les assembler."

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