Le début de saison de Petronas, plus réaliste pour un team satellite

Le team manager de Petronas SRT tempère la déception que peut représenter le début de la saison 2021 pour son équipe, dont les deux premières années en MotoGP ont "dépassé les attentes".

Le début de saison de Petronas, plus réaliste pour un team satellite

À son arrivée en MotoGP, le team SRT, sponsorisé par Petronas, a d'emblée dépassé les attentes. Certes, les Yamaha confiées à l'équipe malaisienne étaient parmi les motos les plus recherchées du plateau, mais rien ne garantissait qu'elles parviendraient à ce point à concurrencer les M1 de l'équipe officielle, surtout après les difficultés qu'avait connues Tech3 à obtenir du matériel identique à celui du team d'usine ; et rien ne prédisait non plus que Fabio Quartararo, recruté comme deuxième pilote aux côtés d'un Franco Morbidelli plus expérimenté, parviendrait à se battre aux avant-postes dès sa première année.

Après sept podiums et plusieurs luttes à couteaux tirés contre Marc Márquez pour la victoire, le Français a d'abord poursuivi sur sa lancée en 2020, en offrant à son équipe de premiers succès. Puis c'est son coéquipier qui a pris le témoin, s'imposant lui aussi trois fois et réalisant une montée en puissance si solide qu'il allait faire office de dernier adversaire de Joan Mir dans la course au titre et n'échouer que pour 13 petits points. Au cours de ces deux premières campagnes, l'équipe Petronas SRT a réussi une moisson impressionnante, avec six victoires sur un total de 15 podiums et 12 pole positions, ne plaçant jamais ses pilotes au-delà de la dixième place au championnat.

C'est avec un line-up légèrement renouvelé que l'équipe a entamé sa troisième saison, la dernière de son premier cycle contractuel avec Yamaha. Si Franco Morbidelli a conservé la machine la moins évoluée du binôme, Valentino Rossi a fait son arrivée à ses côtés en remplacement de Quartararo. Pour l'un comme pour l'autre, les débuts furent rudes. Le Romain a cumulé les ennuis au Qatar, avant de trouver la voie à suivre et d'obtenir une quatrième puis une troisième place au Portugal et en Espagne. Rossi, quant à lui, est resté englué dans de mauvaises sensations, qui ne lui ont permis de marquer que quatre points avant un test post-course enfin synonyme de bouffée d'air frais, à Jerez.

Pour Wilco Zeelenberg, team manager de la formation, cette baisse de performances globale est à relativiser en considérant que l'équipe avait préalablement dépassé les attentes par ses débuts tonitruants. "Nous avons toujours beaucoup attendu de la part de l'équipe, surtout après ces deux premières années, mais nous devons aussi être réalistes : nous sommes une équipe satellite, et l'année dernière nous avons terminé deuxièmes du championnat, très proches du titre. Bien sûr, on en veut toujours plus, mais ceci étant dit on peut aussi voir clairement que tous les constructeurs ont progressé, beaucoup de pilotes ont progressé, donc le championnat est beaucoup plus dur", a-t-il expliqué à Motorsport.com, interrogé pendant le week-end du Grand Prix de France.

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Malgré les difficultés rencontrées avec Morbidelli au Qatar et avec Rossi lors des quatre premières manches de cette saison, l'ancien pilote assure que la bonne ambiance qui règne au sein de l'équipe n'a pas été entachée. Et le travail s'est poursuivi pour tenter de rectifier le tir, avec des résultats à la clé.

"Nous avons vu que lors des deux premières années, nous avons dépassé les attentes de tout le monde, mais à un moment donné il faut aussi réaliser que, OK, nous sommes revenus à notre position réelle pour le moment. On ne peut pas toujours continuer à avancer, parfois il faut aussi redescendre un petit peu et garder les pieds sur terre, travailler dur et revenir", estimait-il, pendant les essais du Mans. "Je crois qu'avec Franco nous l'avons déjà démontré lors de la troisième et de la quatrième manche, avec sa quatrième et sa troisième places. C'était bien pour l'équipe et [cela représentait] beaucoup de points. Vale a eu plus de mal, mais après le test de Jerez il a retrouvé son mojo et de meilleurs réglages avec la moto."

Dans la foulée d'un week-end encourageant à Jerez, le Grand Prix de France aura été contrasté pour Petronas. Valentino Rossi a réussi à retrouver la Q2 en s'y qualifiant dès la première journée, profitant alors du temps de piste sur le sec pour confirmer les progrès accomplis au test de Jerez. En course, en revanche, le pilote au numéro 46 estime avoir pâti des conditions mixtes et n'a donc pas retiré de grande satisfaction de sa 11e place. Franco Morbidelli, pour sa part, a subi les conséquences d'une chute survenue dès le premier tour et a rallié l'arrivée 16e, les mains vides, alors qu'il partait quatrième.

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