Déplacement à Austin : Aleix Espargaró fait confiance à la Dorna

S'il n'avait pas caché son inquiétude à l'idée de courir au Texas en pleine vague de COVID-19, Aleix Espargaró veut faire confiance à la Dorna et à la manière dont le Grand Prix des Amériques MotoGP a été organisé.

Déplacement à Austin : Aleix Espargaró fait confiance à la Dorna

Aleix Espargaró s'est dit confiant dans la manière dont sera organisé le Grand Prix des Amériques, prochaine manche du championnat MotoGP qui se tiendra dans les jours à venir. Il s'agira du premier déplacement de la discipline sur le territoire américain depuis le début de la crise du coronavirus, l'une des très rares épreuves extra-européennes − avec celles du Qatar − à avoir pu sauver sa place au calendrier depuis l'an dernier. Toutes les autres ont tour à tour été supprimées ou reportées à 2022 face aux grandes complications posées par l'organisation de déplacements d'un continent à l'autre.

Alors que cette fin de saison a vu l'Argentine et l'ensemble de la tournée asiatique être déprogrammées, le maintien du Grand Prix organisé au Texas a fait l'effet d'une surprise. Parmi les séries majeures des sports mécaniques, seule la Formule E a retrouvé les États-Unis récemment, avec une finale à New York au mois de juillet. La Formule 1, elle, doit se rendre à Austin trois semaines après le MotoGP, puis au Mexique et au Brésil, seules épreuves américaines qui auront pu être maintenues dans ce contexte depuis deux saisons.

Mais à l'approche de ces déplacements vers le Texas, les chiffres inquiétants des cas de COVID-19 dans l'État ont fait naître les interrogations des membres du paddock. Le protocole de sécurité du MotoGP prévoit notamment que les pilotes puissent être pris en charge de façon appropriée et urgente en cas de blessure grave, or la saturation des lits en soins intensifs à proximité du circuit, à cause d'une forte nouvelle vague de cas graves de COVID-19, a fait craindre que ces conditions ne seraient pas remplies.

Parmi les plus virulents sur le sujet, Aleix Espargaró a souhaité l'aborder lors de la Commission de sécurité en marge du Grand Prix d'Aragón. Quelques jours plus tard, il s'est dit rassuré, expliquant avoir reçu des explications apaisantes de la part de Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports.

"J'ai parlé avec Carmelo à la dernière course", a expliqué le pilote espagnol à Misano. "Je ne lui ai rien demandé, mais il m'a dit : 'Je sais que tu es un peu inquiet par la situation'. Il m'a donc expliqué qu'ils ont un plan, pour eux tout est sous contrôle. On n'a pas besoin de cent lits, et j'espère qu'on n'aura pas besoin d'un seul lit en fait, mais ils ont un plan et ils ne sont pas du tout stressés. Il m'a dit que tout était sous contrôle, et je crois vraiment ce qu'il me dit donc, sincèrement, je suis beaucoup plus confiant après avoir parlé avec lui dimanche en Aragón."

"On sait qu'à de nombreux endroits dans le monde, la situation n'est pas très bonne, mais il faut qu'on croie les personnes qui organisent ce championnat. Je crois qu'on a été un bon exemple pour de nombreux autres sports, parce que pour moi la manière dont la Dorna s'est organisée depuis le début du Covid a été très bonne. Donc quand Carmelo me dit 'Ne t'inquiète pas, on a un plan, tu n'as à t'inquiéter de rien, tout est sous contrôle', je dois lui faire confiance."

"Je ne suis pas idiot, je sais bien que le risque est partout. Mais il faut faire un peu confiance, sinon… Je pense qu'être en Italie, c'est dangereux également. La meilleure chose serait de rester chez moi, avec mes enfants et ma famille, mais j'ai besoin de travailler, comme tout le monde."

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Aleix Espargaró a précisé qu'il reprendrait un vol régulier pour la première fois depuis des mois. Si cette situation lui rappelle de mauvais souvenirs, avec la mésaventure connue par Tony Arbolino l'an dernier, déclaré cas contact et donc contraint à l'isolement après qu'une personne infectée a voyagé dans le même avion que lui entre la France et l'Italie, le pilote Aprilia souhaite désormais relativiser et espérer que ce long déplacement se passera au mieux pour les membres du paddock.

"En Europe, on voyage en avion privé, ce qui est beaucoup mieux dans ce cas-là, parce qu'on évite la foule dans les aéroports et le fait de partager l'avion [avec les voyageurs]. Ce qu'on a vu avec Arbolino l'année dernière, c'était vraiment le bordel… Mais hors d'Europe, c'est différent, c'est difficile. Je vais demander à Massimo [Rivola] s'il peut me payer un jet privé, mais je ne pense pas ! [rires] Je vais donc tout le temps porter deux masques et j'espère que tout ira bien."

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