Discrets à Jerez, les pilotes Suzuki se veulent optimistes pour la course

A-t-on vu le potentiel des Suzuki en Andalousie depuis le début du week-end ? Si c'est le cas, une course de gestion attend ceux qui doivent encore confirmer pouvoir gagner des positions et lutter pour les gros points.

Discrets à Jerez, les pilotes Suzuki se veulent optimistes pour la course

Qu'attendre des Suzuki sur ce Grand Prix d'Espagne ? Si l'on sait que l'exercice du tour lancé n'est jamais la grande force des deux seules GSX-RR de la grille, le fait de voir Álex Rins prendre le départ depuis la neuvième position de la grille juste devant Joan Mir, dixième, laisse penser que le duo s'engage dans une lutte difficile face à des Yamaha et des Ducati disposant d'un bon rythme.

Lors du warm-up, Mir est tout de même parvenu à s'octroyer un cinquième chrono à 0"368 de la référence installée par Maverick Viñales, mais la douzième réalisation de Rins a de quoi laisser circonspect, lorsque deux dixièmes au tour font chuter de près de dix places.

C'est finalement samedi après-midi, en EL4, que Suzuki se sera sans doute le plus rassuré quant à ses capacités à mêler son duo à la lutte pour le top 5 : appliqués sur leur rythme de course, Rins et Mir ont respectivement signé les troisième et septième marques. "Les qualifs ont été comme ci, comme ça mais la journée, elle, a été bonne", voulait rassurer Rins, samedi, au moment de retrouver la presse. "On a fait de bons EL3, direct en Q2, c'était très serré. Puis en EL4 j'ai pu avoir un bon rythme, mais j'essayais de trouver la limite et j'ai fait une petite erreur, j'ai perdu l'avant et je suis tombé."

"En qualifs, j'étais super motivé pour faire un bon temps. Avec mon premier pneu, ça s'est bien passé, j'ai pu rouler plus vite qu'en EL3, mais avec mon deuxième pneu neuf… ouf ! Je poussais à fond et je n'étais pas à 100% en confiance sur l'avant, alors ça m'a peut-être coûté les bonnes sensations pour améliorer mon temps. Mais ça va, je suis neuvième. Il va falloir prendre un bon départ, et on verra", commentait celui qui demeure sur une chute alors qu'il était bien placé au Portugal.

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Choisissant de voir lui aussi le verre à moitié plein, le Champion du monde en titre estimait "ne pas pouvoir demander beaucoup plus" à l'issue des qualifications. "Dans l'ensemble, ma journée a été positive, je ne peux pas demander beaucoup plus car j'étais vraiment proche du meilleur temps et dans les autres séances, j'avais un bon rythme", estimait-il.

"En qualifications, nous étions à moins d'une demi-seconde du meilleur temps, mais nous sommes en dixième position, c'est donc dommage. Mais quoi qu'il en soit, nous nous rapprochons et nous pouvons encore nous améliorer, les qualifications sont certainement un domaine sur lequel nous essayons toujours de travailler. J'espère qu'en course, je pourrai bien gérer : nous verrons ce que nous pourrons faire."

Mir se basera certainement sur son expérience de l'an passé, alors qu'il s'était déjà qualifié dixième et était parvenu à rallier l'arrivée à une solide cinquième position ; sa seule arrivée dans les points en carrière à Jerez dans la catégorie reine jusqu'à présent.

Avec Léna Buffa

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP d'Espagne
Catégorie Q2
Lieu Circuito de Jerez
Pilotes Alejandro Álex Rins Navarro , Joan Mir Mayrata
Équipes Team Suzuki MotoGP
Auteur Guillaume Navarro