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Dovizioso : Une chute dure à encaisser, mais tout peut encore arriver

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Dovizioso : Une chute dure à encaisser, mais tout peut encore arriver
Par :
21 juin 2018 à 13:15

Le pilote Ducati a quitté Barcelone sans marquer de points et se retrouve dans une situation délicate au championnat. "On repart à zéro", assure-t-il, avec encore 12 courses devant lui pour se racheter.

Marc Marquez, Repsol Honda Team, Andrea Dovizioso, Ducati Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team, Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team après sa chute
Andrea Dovizioso, Ducati Team, Jorge Lorenzo, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team, Jorge Lorenzo, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team, au freinage
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team

Leader du championnat après la troisième manche de la saison, Andrea Dovizioso n'est désormais plus que huitième. Alors que Marc Márquez a pris le large et compte à présent 49 longueurs d'avance, le pilote Ducati se trouve lui à égalité de points avec son coéquipier actuel, Jorge Lorenzo, et le précédent, Andrea Iannone.

Le vice-Champion du monde en titre vient de connaître trois abandons en l'espace de quatre courses, une tendance à laquelle il ne nous avait plus habitués depuis deux ans. À l'époque, heurté par Pedrosa aux États-Unis, il avait subi un problème technique en Espagne et était tombé à nouveau en France, une série qui faisait suite à son accrochage avec Iannone en Argentine où il était parvenu à sauver trois points.

La mauvaise passe actuelle n'est donc pas une première pour Dovi, néanmoins le voir partir à la faute deux fois en si peu de temps a suscité la surprise auprès de ses adversaires. Et, si l'on ajoute à ses deux erreurs le carambolage dans lequel il a été impliqué à Jerez, le bilan comptable est lourd. Or, malgré la déception évidente qui se lisait sur son visage dimanche après la course, le pilote italien a mis un point d'honneur à décrypter la situation avec autant de franchise et de réalisme que de coutume.

Sans minimiser son erreur du jour, Dovizioso jugeait sans ambages que celle du Mans avait été plus lourde encore, "sans aucun doute", car le potentiel qu'il affichait en France aurait dû lui permettre de viser haut. "Quand tu es plus rapide que les autres et que tu pars à la faute, de mon point de vue c'est beaucoup plus grave."

"Au Mans et ici, je sais très bien ce qui s'est passé quand je suis tombé. Ça n'est pas arrivé d'une façon étrange, sans que je sache pourquoi. C'est positif", considérait-il. "Il faut qu'on soit un peu meilleurs à certains points du virage et on doit analyser un peu mieux le week-end, parce que la façon dont on doit piloter avec les pneus est chaque fois différente", soulignait le pilote italien, ayant observé que Lorenzo s'était montré diablement efficace en freinant droit, et non en glissade.

"On rentre avec un zéro et c'est la réalité. Ce qu'on peut faire c'est étudier, essayer d'avoir le plus de données possibles pour comprendre ce qu'on pouvait faire de mieux", expliquait le numéro 4, qui voulait retenir l'aspect positif de la performance de son coéquipier : "Ça n'est que la confirmation qu'on peut faire mieux : on est rapides, on est devant, on peut jouer la victoire, mais il faut qu'on améliore certains petits aspects. C'est possible."

"Heureusement, le côté positif de cette situation c'est que la vitesse est là et qu'on est toujours devant. Si on arrive à améliorer ces petits détails, ça veut dire qu'on peut faire la différence. Il s'agit de petits détails – difficiles, sinon on les aurait déjà obtenus –, mais on est proches alors il faut qu'on continue à travailler comme ça, à penser de façon positive", argumentait Dovizioso. "On est vraiment là. Jorge l'a confirmé sur les deux dernières courses : au-delà du fait qu'il a piloté d'une façon extraordinaire, à la Jorge, la moto était là pour le faire. Il faut qu'on essaye de comprendre [ce qui a manqué], parce que c'est ce qui peut vraiment nous servir, que ce soit aux ingénieurs, qui vivent dans cette mentalité, ou à moi qui ai toujours plaisir à comprendre le plus de choses possibles pour progresser en sachant exactement ce que je dois faire quand je prendrai la piste la prochaine fois."

Dans une course au titre, le potentiel n'est rien s'il n'est pas exploité pour aller chercher les résultats et les points qui constitueront le capital sur l'ensemble du championnat. Et Dovizioso ne cachait pas dimanche le poids de sa déception. "Objectivement, c'est dur. C'est normal, je serais stupide et hypocrite de dire qu'il ne s'est rien passé. C'est dur parce que j'y tiens et il faut être objectif dans la vie."

"Il reste du temps, il faut digérer mais il faut surtout améliorer ces petits aspects", poursuivait Andrea Dovizioso, désormais distancé de 49 points par Márquez et 22 par Rossi, qui occupe la deuxième place du championnat.

"Quarante-neuf points de retard sur Márquez, c'est beaucoup, indubitablement", admettait-il, assurant qu'il ne lui fallait pas trop regarder la tournure prise par le championnat. Il y a pourtant été confronté lorsqu'il lui a été demandé s'il pensait avoir toujours ses chances : "Si vous êtes objectif en ce moment : 49 points, beaucoup de pilotes devant moi, Marc très régulier et rapide partout, alors non. Mais je ne pense pas que ce soit la réalité, parce qu'à toutes les courses tout peut arriver. On peut facilement faire une faute, tout le monde est à la limite, la météo peut [changer la] situation. Et puis tous les pilotes qui sont au top du championnat sont dingues et ils peuvent donc créer beaucoup de situations étranges ! À part ça il n'y a pas de point d'interrogation. Oui, la réalité est difficile mais il y a beaucoup de points [à marquer]."

"Heureusement, dans le MotoGP d'aujourd'hui tout peut arriver à chaque course, alors je pense toujours au championnat, je ne cours pas pour la course en elle-même", ajoutait-il. "Si je me bats pour la victoire ou pour une autre position, je cours toujours pour le championnat. Pour moi ça n'est pas bon − c'est stupide − de ne penser qu'à la course, surtout avec ces pneus, et de faire des choses dingues pour essayer d'obtenir un résultat à chaque course. Même si je suis à 49 points de Marc, je vais toujours courir pour le championnat."

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Séries MotoGP
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Auteur Léna Buffa