Nouveau week-end cauchemardesque pour un Dovizioso au cœur lourd

Andrea Dovizioso admet sa frustration après avoir hérité d'une place à l'arrière de la grille de départ pour un Grand Prix de Catalogne qui tourne au calvaire pour lui.

Nouveau week-end cauchemardesque pour un Dovizioso au cœur lourd

On pensait qu'Andrea Dovizioso avait connu une incartade exceptionnelle lorsqu'il s'est qualifié 18e à Brno le mois dernier, mais c'est à nouveau depuis la sixième ligne de la grille de départ qu'il s'élancera dimanche à Barcelone, cette fois qualifié 17e. Et la déception est lourde, le pilote Ducati ne s'en cache pas.

Car s'il analysait la première journée de ce Grand Prix de Catalogne, vendredi soir, en estimant que la fraîcheur et le vent avaient constitué des conditions trop singulières pour que les performances puissent être interprétées de manière fiable, force est de constater qu'il n'a pas réussi à redresser la tête aujourd'hui, à la seule exception de quelques attaques du chrono en début de journée. Ces éclairs sporadiques ont été insuffisants pour le qualifier directement pour la Q2, puis la Q1 n'aura été que pire encore, le reléguant loin de l'objectif qui aurait dû être le sien.

Lire aussi :

Empêtré depuis le début de l'année dans les difficultés que lui pose le nouveau pneu arrière, qui impose une nouvelle manière de freiner à laquelle il ne parvient pas à s'adapter, Dovizioso voit le problème se répéter d'une piste à l'autre, aussi bien lorsque le grip offert par le bitume est très fort comme à Misano, ou quand il est au contraire très faible comme à Barcelone cette semaine. Lui qui a eu pour habitude d'appuyer ses performances sur un travail minutieux et de ne jamais rien laisser au hasard souffre plus que jamais de voir que ses efforts sont aujourd'hui vains.

"Je suis très frustré, notamment parce que ces trois dernières années, nous avons beaucoup travaillé sur les données. Nous avons pu améliorer des choses, nous adapter aux pneus et à nos adversaires, adapter mon style de pilotage, et tout cela faisait la différence. Or, avec ce pneu, au freinage, c'est complètement différent. C'est très difficile pour moi, et c'est pourquoi je ne suis toujours pas rapide. Oui, je suis très frustré", admet le pilote italien.

"Je ne suis pas au meilleur niveau car j'ai encore des difficultés sur les freins. C'est très frustrant, car pour moi il est très difficile de bien freiner avec ces pneus. C'est la seule raison pour laquelle je suis si loin. Dans les virages, en sortie de virage, je suis assez bon, mais au freinage, je suis mauvais. Quand je mets un pneu neuf et que tout le monde doit attaquer, je fais une erreur, je n'arrive pas à utiliser le potentiel, et c'est pourquoi je suis 17e."

"Je suis quelqu'un de raisonnable et de logique. Avec mon équipe, habituellement on analyse, on travaille et on obtient des résultats. Mais cette année ça ne se passe pas comme ça et c'est vraiment lourd, surtout sur mon point fort parce que ça a toujours été le freinage et c'est là que j'ai beaucoup de mal. Je n'arrive pas à être constant et à aborder le freinage d'une manière qui fonctionne. Vu qu'on est tous très proches et rapides, un rien suffit pour vous faire sortir du top 10, et ensuite vous n'accédez pas à la Q2 et vous partez loin. On a beau avoir un bon rythme, ensuite on n'en fait rien en course."

Leader du championnat avec un petit point d'avance sur les deux pilotes qu'il devance et à peine 27 sur le dixième pilote classé, Andrea Dovizioso sait qu'il risque selon toute probabilité de perdre les commandes du classement général à l'issue de cette course. Reste à voir combien de points lui coûtera ce Grand Prix mal embarqué et quelle place il occupera demain soir…

Avec Benjamin Vinel

partages
commentaires
Quartararo : "Si je suis trop à la limite, j'assurerai"

Article précédent

Quartararo : "Si je suis trop à la limite, j'assurerai"

Article suivant

De retour en première ligne, Rossi se félicite de son rythme de course

De retour en première ligne, Rossi se félicite de son rythme de course
Charger les commentaires