Ducati voit le titre "difficile mais pas impossible"

Malgré les 22 points repris à Fabio Quartararo grâce à ses deux victoires, Pecco Bagnaia a cumulé au fil de la saison un retard qui parait aujourd'hui difficile à combler.

Ducati voit le titre "difficile mais pas impossible"

Le prochain Grand Prix pourrait apporter à Fabio Quartararo une première balle de match, alors qu'il restera encore trois courses à disputer par la suite. Une situation confortable que le Français tire d'une prestation remarquable tout au long de l'année, entre performance (cinq pole positions, cinq victoires) et régularité (aucune course finie hors des points, neuf podiums cumulés en 14 départs).

En cette fin de championnat, la lutte qu'il mène contre la concurrence prend la forme d'un duel face à Pecco Bagnaia, qui vient de remporter les deux dernières manches. Mais le pilote Ducati s'est montré si impressionnant ces dernières semaines qu'il peut regretter amèrement les occasions perdues lors de certaines courses, car son retard de 48 points parait aujourd'hui bien difficile à combler à temps avant le tomber de rideau.

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Certes, Bagnaia a repris 22 points à Quartararo en deux courses, mais depuis le retour de la pause estivale, ils ont fait jeu égal avec 78 points pour le Français et 77 pour l'Italien. Contrairement au pilote Yamaha, Bagnaia a connu un abandon cette saison (une chute au Mugello alors qu'il était en tête) et il n'est monté que six fois sur le podium, contre neuf pour le leader du championnat qui a su emmagasiner des points avec régularité.

"Nous sommes là où nous sommes. Nous essayons d'être devant et de gagner des courses, c'est tout ce que nous pouvons faire", constate Paolo Ciabatti, directeur sportif de Ducati Corse, auprès de Speedweek. "Ensuite, on verra ce qui se passe. Fabio a une avance confortable, avec 48 points à quatre courses de la fin. Mais en course, tout peut arriver. Nous devons continuer à pousser. Nous avons démontré que nous pouvons désormais être compétitifs sur n'importe quelle piste."

Malgré une erreur au Grand Prix de Doha, Pecco Bagnaia était arrivé au Mugello à seulement un point de Quartararo. Il y a toutefois pris le départ de la course très perturbé par l'accident mortel de Jason Dupasquier survenu la veille, pour finalement partir à la faute dès le deuxième tour. Cet abandon, le seul qu'il a connu cette année, avait permis à Quartararo de prendre de l'air. Par la suite, le pilote Ducati a pu reprendre des points lors de trois courses, mais le Niçois a eu l'avantage cinq fois. Les Grands Prix de Styrie et de Grande-Bretagne ont coûté particulièrement cher à Bagnaia, en difficulté avec ses pneus. "Il est inutile de se plaindre ou de nourrir des regrets. Nous regardons vers l'avenir et nous sommes heureux de ce que nous pouvons faire en ce moment", retient Paolo Ciabatti.

Après avoir remporté le championnat constructeurs l'an dernier pour la première fois en 13 ans, Ducati occupe à nouveau la tête de ce classement aujourd'hui, grâce aux quatre pilotes qui ont contribué à alimenter un capital de points prenant en compte le meilleur résultat de chaque marque par course. Le constructeur italien y affiche 13 points d'avance sur Yamaha, tandis qu'au classement des équipes, trois points séparent les deux teams d'usine, cette fois à l'avantage d'Iwata.

Yamaha espère un titre validé avant Valence

Le titre pilotes, lui, serait "une grande surprise" de l'aveu même de Paolo Ciabatti. Pourtant, il n'est pas question de baisser les bras tant que le classement n'a pas rendu son verdict, et c'est avec la volonté de continuer à se battre que Ducati se tourne à présent vers Austin, qui retrouve le MotoGP cette semaine après plus de deux ans d'attente.

"Nous attendons Austin avec impatience. Habituellement, le Circuit of the Americas est le royaume de Señor Márquez : il y a toujours gagné depuis 2013, à l'exception de 2019. Mais Aragón est aussi le circuit de Marc et nous l'y avons battu", rappelle Paolo Ciabatti. "Nous avons un concept clair : nous voulons gagner et mettre Fabio sous pression. C'est clair : gagner le titre sera difficile, mais ce n'est pas impossible."

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Malgré un soupçon de regret pour les points qui se sont envolés lors de courses où le binôme Bagnaia-Ducati affichait un gros potentiel, Paolo Ciabatti reconnaît sportivement la "saison fantastique" menée par Quartararo qui, à ses yeux, "mérite d'être actuellement en tête du championnat". Ce n'est pas Lin Jarvis qui le contredira, subjugué par son pilote. Confiant dans la saison que mène le Français, le directeur exécutif de Yamaha Motor Racing espère que les prochaines semaines se dérouleront sur la même tendance et permettront de valider le titre sans attendre le dernier Grand Prix.

"Bagnaia a fêté sa première victoire MotoGP en Aragón. On sait alors comment ça fonctionne : le pilote qui décroche cette première victoire tant attendue gagne beaucoup en confiance et il est typique de le voir ensuite aborder les Grands prix suivants avec beaucoup de confiance. Bagnaia était déjà très rapide l'année dernière à Misano, jusqu'à sa chute, et je n'ai donc pas été surpris de voir que cette fois aussi il a été super rapide. En même temps, Bagnaia et Fabio faisaient pratiquement jeu égal le jour de la course. C'est pourquoi je ne suis pas particulièrement inquiet", souligne Lin Jarvis, toujours pour Speedweek.

"J'espère que le dénouement n'interviendra pas à Valence. J'espère que nous pourrons conserver notre avantage aux points et peut-être remporter le titre avant le dernier Grand Prix", conclut Lin Jarvis.

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