L'enduro ? Rossi pense désormais l'éviter pendant la saison

Son accident à l'entraînement, à quelques jours du Grand Prix de Saint-Marin, semble avoir cette fois convaincu Valentino Rossi qu'il est préférable pour lui de modifier sa méthode d'entraînement.

Au cours de la saison MotoGP, deux Grands Prix se déroulent en Italie, deux grand-messes vers lesquelles convergent des dizaines de milliers de fans, en grande partie acquis à la cause de leurs pilotes et tout particulièrement de l'icône Valentino Rossi. Mais le Docteur a causé bien des tourments à ses tifosi cette année, accidenté par deux fois à quelques jours des manches organisées sur son territoire national.

Fin mai, c'est un accident de motocross qui avait conduit Rossi à l'hôpital à une semaine du Grand Prix prévu au Mugello. Souffrant d'un "un léger traumatisme thoraco-abdominal", il avait finalement pu participer au week-end de course, à peine diminué par la douleur.

L'accident d'enduro dont il a été victime le 31 août a eu des conséquences bien plus graves, puisqu'une fracture tibia-péroné l'a mis sur la touche, et ce à une semaine de la manche de Misano, celle qui se déroule à quelques encablures à peine de son antre de Tavullia.

"Cette année, le jeudi précédant les courses italiennes j'ai toujours fait de gros dégâts", constate Valentino Rossi. "Au Mugello, j'avais eu de la chance de ne rien me casser et j'avais pu courir, mais pas cette fois. Il est certain qu'avant les courses italiennes, je jure que je n'irai plus rien faire !"

Il ne prendra plus de risques avant ses épreuves à domicile, mais plus globalement le Docteur se voit contraint de réfléchir à une meilleure gestion de ses entraînements. Pourtant, l'enduro et particulièrement le parcours sur lequel il se trouvait ce 31 août n'ont rien d'inhabituel pour lui, loin s'en faut.

"Le cross était black-listé parce qu'on s'est tous fait mal. Moi, Morbidelli… On le savait", reconnaît-il. "Mais ce tour d'enduro, je vais le faire depuis mes 18 ans, quatre ou cinq fois par an, avec mes amis parce que c'est un beau tour et on s'amuse, c'est un bon entraînement. Mais c'est arrivé là, alors il faudra probablement penser à faire un peu plus attention et peut-être ne plus le faire pendant la saison. Il faut toujours trouver le bon compromis, parce que s'entraîner à moto c'est toujours dangereux, or on doit s'entraîner à moto. On verra comment faire."

"J'ai aussi joué un peu de malchance parce que j'étais vraiment arrivé [au bout]", rappelle le pilote italien, accidenté en fin de parcours et secouru par ses comparses d'entrainement (les membres de son Academy) et un habitant du coin auprès duquel ils ont été chercher de l'aide. "J'ai eu franchement peur", admet Rossi, "parce que la nuit tombait et je me suis dit 'Et maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait ? Qui va me ramener en bas ?' Mais heureusement ils ont réussi à venir me chercher." Un épisode malheureux dont le nonuple Champion du monde semble désormais prêt à tirer des enseignements.

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