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MotoGP GP de Malaisie

Espargaró espère tirer profit de la pression ressentie par ses rivaux

Se sachant dans une situation différente de celle de Pecco Bagnaia et Fabio Quartararo, Aleix Espargaró compte sur la pression ressentie par ces derniers pour pouvoir prendre l'avantage en course.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team

Après avoir vécu une première journée particulièrement difficile au Grand Prix de Malaisie, Aleix Espargaró n'a pas connu de répit en ce deuxième jour. Très critique envers Aprilia, qui peut faire bien mieux à ses yeux, l'Espagnol ne cesse de croire en son équipe mais des erreurs et des problèmes techniques ont lourdement handicapé sa fin de championnat. S'il est mathématiquement encore en jeu pour le titre, il sait que seules des contre-performances de Pecco Bagnaia et Fabio Quartararo lui permettraient de le décrocher.

Et pour y parvenir, le #41 doit impérativement prendre l'ascendant sur ses adversaires, chose qui ne s'annonce pas simple puisqu'il ne s'élancera que depuis la dixième place sur la grille. Loin tout au long des EL3 ce matin, il est entré de justesse parmi les dix premiers et a continué de souffrir lors des qualifications. Jamais en mesure d'évoluer aux avant-postes, il a conclu sa séance sur une chute et n'a pas pu améliorer son chrono. S'il ne cache pas sa déception, il estime qu'il ne pouvait pas faire mieux.

"J'ai tout essayé sincèrement. Je suis un peu déçu et triste parce que j'avais le sentiment, avant d'arriver ici au vu du test effectué durant l'hiver, qu'on avait le rythme pour se battre pour la victoire ou le podium, mais on est très loin. On n'a aucune vitesse, c'est difficile de se battre, on n'a pas de traction. Je ne peux pas vous donner une raison, c'est très frustrant, je ne comprends pas ce qu'il se passe. Tout le monde est dans les mêmes chronos que cet hiver et on est bien plus lents", a-t-il expliqué.

"Quoi qu'il en soit je suis là pour me battre, c'est pour ça que j'ai tout tenté en qualifications. J'ai chuté au virage 8 et si je n'avais pas chuté là, je l'aurais fait au 9 ou au 11, je n'avais rien sous contrôle mais je devais essayer. Si j'avais terminé ce tour, j'aurais sûrement fini sous la barre des 1'58 mais la moto est complètement différente du test, je n'arrive pas à comprendre."

"Je suis dans une situation différente"

Bagnaia et Quartararo n'ont toutefois pas tellement fait mieux puisqu'ils ont terminé respectivement neuvième et 12e. Espargaró n'a jusqu'à présent jamais réussi à profiter de leurs contre-performances et espère enfin y parvenir. À ses yeux, sa situation est différente de ses deux adversaires et il aura donc forcément moins à perdre.

"Je vais prendre des risques autant que la marge me le permet", a-t-il affirmé. "Je l'ai dit plusieurs fois mais en réalité c'est ce que je fais. J'ai déjà pris des risques en Australie jusqu'au dernier virage et je ferai la même chose demain. Même si je n'ai pas la meilleure vitesse, celle que je souhaiterais, Fabio a des problèmes, il a une petite blessure et part derrière moi, et Pecco semble ressentir la pression, ce qui est normal, et est une place devant moi donc tout peut arriver et je vais essayer de faire de mon mieux demain."

"C'est un pari. Je pense que je suis dans une situation différente de Fabio et Pecco. Je dois au moins marquer 14 points ici et 14 points à Valence si je veux remporter ce titre. Même s'ils chutent tous les deux, je ne le pourrai pas si je ne marque pas deux fois 14 points. Ça sera très difficile mais je vais faire de mon mieux demain et on verra ce qu'il se passera."

Fabio Quartararo, Pecco Bagnaia et Aleix Espargaró au GP de Malaisie

Fabio Quartararo, Pecco Bagnaia et Aleix Espargaró au GP de Malaisie

"Sincèrement je ne ressens pas une grande pression. Mes chances de décrocher le titre sont très faibles donc je suis arrivé ici très motivé grâce au test qu'on a fait durant l'hiver et en visant la victoire. En Australie je ressentais plus la pression mais ici, j'ai été loin dès le début donc pas vraiment."

Le pilote Aprilia se montre très compréhensif vis-à-vis de ses rivaux, avec lesquels il s'est toujours bien entendu, et juge les erreurs commises par l'un et l'autre sous le coup de la pression légitimes : "Je pense que c'est normal de ressentir la pression. Fabio veut à nouveau le titre mais il n'a pas la même moto que Pecco donc c'est normal qu'il ressente de la pression, il sait qu'il n'a pas les mêmes armes pour se battre. Pecco se bat pour son premier titre MotoGP donc tout le monde serait nerveux à leur place. C'est normal."

Espargaró compte néanmoins sur la nervosité de Bagnaia et Quartararo pour remonter, et mettra toutes les chances de son côté en essayant d'avoir le prototype parfait de la RS-GP pour la course. "Ça peut être sec, mouillé, une course flag to flag, c'est gaz à fond en prenant des risques ! Ce soir je vois Antonio, mon chef mécanicien, pour faire un puzzle. On va prendre ce que j'aime d'une moto pour le mettre sur l'autre, du moteur en passant par le châssis. On va faire de notre mieux jusqu'au dernier tour à Valence."

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