Quartararo juge les bosses indignes du MotoGP : "C'est une blague"

Fabio Quartararo est très mécontent de l'état du Circuit des Amériques après les premiers essais. Le Français juge les bosses très dangereuses, encore plus qu'en 2019.

Quartararo juge les bosses indignes du MotoGP : "C'est une blague"

Deux ans et demi après la dernière visite du MotoGP sur le circuit d'Austin, les bosses restent un sujet... et le sont plus que jamais. Après les deux premières séances du week-end, les pilotes ont été nombreux à se plaindre de l'état du circuit, resurfacé dans plusieurs portions mais encore très bosselé dans d'autres, en particulier le virage 10, où les chutes ont été évitées de peu après de nombreuses frayeurs. Fabio Quartararo ne cache pas sa colère.

"C'est plus ou moins la piste que j'utilise pour mon entraînement, mais en motocross", a ironisé le Niçois. "Mais c'est beaucoup plus rapide avec une MotoGP. C'est vraiment mauvais. Il y a deux ans, on disait qu'il fallait resurfacer et c'est pire. C'est à peine acceptable pour une course. Je ne sais pas quoi dire. C'est une blague."

Quartararo craint particulièrement le début de la course, quand les pilotes seront encore les uns derrière les autres avec des machines pouvant leur échapper sur ces bosses : "Pour moi, c'est dangereux, vraiment dangereux. En course, les deux premiers tours seront chaotiques selon moi. Les virages 2, 3 et 10 sont vraiment dangereux sur la piste. On avait déjà des bosses mais c'est un cran au dessus."

"C'est acceptable mais pour moi, ce n'est pas une piste de MotoGP", a ajouté le leader du championnat. "Pour un tour ça va, mais 20 tours... il y aura de mauvais moments. Disons-le comme ça. La moto bouge au virage 10. Le truc, c'est que les bosses sont aux pires endroits possibles. Si on a des bosses aux virages 1, 11 ou 12, ça va, ce sont des virages lents. Mais les virages 2, 3 ou 10, ce sont les pires où on peut avoir des bosses, et il y en a."

Ce problème de sécurité prend le pas sur la bonne journée de Fabio Quartararo, auteur du troisième temps sur le sec dans l'après-midi et en progrès sur piste humide dans la matinée : "Je pense que sous la pluie, nous avons fait un step mais la piste, c'est un petit peu n'importe pas. Tous les deux ou trois virages, il y a un changement de goudron. Et ce n'est pas le même, il y a plus de grip, moins de grip, plus de grip, donc c'est dur de s'adapter. Sous la pluie, on va dire que ça passe. Mais quand on va passer à l'attaque, c'est n'importe quoi... Il y a des bosses de partout."

"Il n'y a aucune sécurité dans ces virages-là. Les dégagements sont super, il y a tout qui est parfait sur la piste, mais il faut régler ce problème de bosse. Et le circuit est magnifique. Il va falloir voir ce qui se passe. Apparemment, des personnes de la Dorna sont venues voir la piste. Je ne sais pas ce qu'ils ont dit donc ça sera bien de le voir à la Commission de sécurité."

Le sujet sera évidemment au cœur de cette réunion ce vendredi, à laquelle Quartararo va exceptionnellement faire entendre sa voix : "En général, je ne vais pas à la Commission de sécurité mais quand il y a quelque chose de sérieux, j'y vais. Et aujourd'hui, il y a une chose vraiment sérieuse. La piste n'est pas sûre. Ce n'est pas bien. Ils doivent refaire toute la surface."

Seul point presque positif dans ce contact, les bosses ne devraient pas réveiller le syndrome des loges pour lequel Fabio Quartararo été opéré au printemps dernier : "J'ai fait une série de 12 tours. Ok, j'a fait quelques erreurs et je suis sorti large, mais je me sentais bien physiquement. Je pense que ça sera la course la plus dure de la saison, mais on verra. Me concernant, l'arm-pump est sur un autre genre de piste. On sollicite plus les triceps que l'avant-bras [à Austin]. La partie touchée par l'am-pump n'est pas trop sollicitée."

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