Fabio Quartararo raconté par Yamaha : "Ce n'est pas une diva"

Ceux qui travaillent à ses côtés décrivent leur Fabio Quartararo, un jeune champion qui sait ce qu'il veut mais qui parvient à fédérer une équipe autour de lui grâce à son attitude, positive et respectueuse.

Fabio Quartararo raconté par Yamaha : "Ce n'est pas une diva"

Il est bien difficile de trouver un pilote dont personne dans le paddock ne dise du mal, mais Fabio Quartararo a cette capacité à réunir les avis positifs. Les images de Pecco Bagnaia et des responsables Ducati venus à la rencontre du Français à son retour au stand, alors que le titre venait définitivement de basculer, dimanche à Misano, illustrent à la perfection le fair-play des uns et l'assentiment que suscite le nouveau champion.

 

Par son charisme, sa simplicité et les bonnes vibrations qu'il transmet en permanence, le Français s'est attiré la bénédiction de tous les acteurs du championnat. Une véritable reconnaissance de la part de ses adversaires et des autres équipes du plateau, mais aussi l'admiration respectueuse de ceux qui travaillent avec lui au quotidien, qu'ils fassent partie de son cercle restreint ou de l'équipe Yamaha.

Âgé de 22 ans, le pilote niçois a connu un parcours aussi peu orthodoxe que réussi, avec un véritable déclic à son arrivée dans la catégorie reine en 2019. Diego Gubellini, son chef mécanicien, était à ses côtés dans le team Petronas SRT et l'a suivi dans l'équipe officielle Yamaha. Il juge que son manque de réussite dans les petites catégories l'a plus servi que pénalisé.

"Fabio est arrivé en MotoGP sans avoir réussi à émerger en Moto2. Cela l'a libéré de la pression et lui a donné la liberté dont il avait besoin pour avoir conscience que l'important était de comprendre la moto et de s'y adapter, plutôt que de penser à faire de gros changements", explique le technicien à Motorsport.com"Pour Yamaha, cela a été d'une grande aide", ajoute Diego Gubellini, diplômé en électronique de l'université de Bologne et précédemment passé par Aprilia (2014-2016) et Marc VDS (2016-2018).

Avec son chef mécanicien, Quartararo forme un binôme très équilibré, qui n'a cessé de peaufiner les réglages de la M1 2021 jusqu'à atteindre l'objectif qui leur a échappé l'an dernier. Si la régularité a été leur talon d'Achille en 2020, cela a précisément été l'élément clé de leur succès cette saison, sachant que Quartararo est le seul pilote en MotoGP, et même dans les trois catégories des Grands Prix, à avoir marqué des points à chaque course.

Immédiatement à l'aise sur la Yamaha, le Français a réussi à développer un style de pilotage qui convient parfaitement à la M1, moto qu'il manie avec une douceur qui n'est pas sans rappeler celle de Jorge Lorenzo, mais avec un peu plus d'agressivité par moments. Et s'il brille en piste, il fait également l'unanimité dans le stand. "Fabio est un pilote avec lequel il est possible de très bien travailler. Entre autres, parce qu'il accepte sa part de responsabilité quand il en a", observe Diego Gubellini.

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Fabio Quartararo, Petronas Yamaha SRT

Fabio Quartararo et Diego Gubellini en 2020, chez Petronas SRT

En dehors de sa manière d'aborder les questions techniques, ceux qui travaillent avec Fabio Quartararo soulignent son caractère affable, une attitude qui est d'une grande aide, surtout quand les choses vont mal. "Fabio est facile à vivre parce que c'est son caractère. Il est très poli dans la vie quotidienne, ce n'est pas une diva", assure Gubellini. Un sentiment partagé par Lin Jarvis, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing. "Sa personnalité est l'un de ses points forts. C'est un chouette gamin, qui a la capacité d'aller très vite sur une moto, et parfois d'être agressif. Mais, en plus de tout cela, il apporte aussi une énorme dose de positivité", explique le dirigeant britannique.

Témoin de huit titres pilotes pour Yamaha, celui de Fabio Quartararo faisant suite aux sacres de Valentino Rossi et Jorge Lorenzo, Lin Jarvis a connu des périodes bien plus tendues dans le stand du vainqueur. "Certains pilotes ont besoin d'un ennemi pour évoluer à leur meilleur niveau, pour se donner du pouvoir et essayer de détruire leurs rivaux. Mais Fabio, n'est pas comme ça. Lui, il n'a pas besoin d'ennemis, simplement d'adversaires contre lesquels se mesurer, et je pense que c'est pour cela qu'il est si populaire, même auprès de ses opposants", analyse-t-il.

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Autre acteur clé de l'arrivée de Quartararo dans la catégorie reine, Wilco Zeelenberg a supervisé ces premiers pas en tant que directeur de l'équipe SRT. Lui aussi a l'expérience d'autres champions, puisqu'il a notamment été le responsable de team de Jorge Lorenzo. "C'est quelqu'un avec qui il est facile de travailler. Jorge savait ce qu'il voulait, le reste ne lui importait pas. Fabio est très différent. Il a un esprit très ouvert et cela lui apporte une grande capacité d'adaptation", explique l'ancien coureur, qui ajoute : "Bien sûr, il a aussi sa part d'ego, parce qu'il veut battre tout le monde et parce qu'il déteste perdre. Mais dans le même temps, il fait preuve de beaucoup de respect, ce qui est exceptionnel dans ce milieu."

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