Quartararo : "Si on l'a fait une fois, on peut le répéter"

Fabio Quartararo a mis un mois à réaliser qu'il était devenu Champion du monde, mais il s'est immédiatement tourné vers 2022 avec l'espoir de rééditer ce succès.

Quartararo : "Si on l'a fait une fois, on peut le répéter"

Deux mois jours pour jour avant Noël, Fabio Quartararo a reçu le plus beau cadeau qui soit. "Un rêve de gosse" s'est réalisé pour le jeune pilote de 22 ans, propulsé Champion du monde à l'instant où son dernier rival, Pecco Bagnaia, a mordu la poussière au Grand Prix d'Émilie-Romagne. Cela restera assurément comme l'une des images fortes de cette année de sports mécaniques, un moment historique pour la moto française, qui n'avait encore jamais célébré de champion dans la catégorie reine en 73 ans d'existence.

Son sacre était la concrétisation d'une saison solide pour Quartararo, déjà capable de mettre en pratique les enseignements d'une campagne 2020 terminée dans l'amertume alors qu'elle lui avait offert ses premières victoires et un statut affirmé de prétendant au titre. Capable cette année de s'imposer cinq fois, il a surtout construit son championnat en se montrant régulier et en réussissant à engranger des points, parfois même peu, à chaque course jusqu'à être inatteignable au classement général.

"C'est un moment inoubliable, un rêve de gosse", s'est remémoré Fabio Quartararo dans l'émission de fin de saison de Canal+, La Grille en fête. "Et surtout, c'est un moment où je ne m'y attendais pas. Bagnaia était premier, je partais 15e, j'étais 17e au premier virage. J'ai fait une très belle course, j'ai fait quatrième, et lui a fait cette erreur. Ce sont bien sûr des émotions que je n'oublierai jamais."

Au moment de la délivrance, le pilote niçois a d'emblée pensé à ses parents et aux sacrifices qu'ils ont consentis pour lui permettre de courir à moto dès son plus jeune âge. "[J'ai] surtout [eu] des flashbacks sur des moments difficiles", a-t-il décrit. "Quand j'ai gagné mon titre, la première chose que j'ai vue ça n'est même pas mon championnat du monde, mais surtout tous les moments que j'ai passés avec mes parents. Mon père n'a pas eu vraiment une vie normale parce qu'il travaillait du lundi au vendredi, le samedi et le dimanche on allait s'entraîner, puis il recommençait du lundi au vendredi. Ma mère restait seule avec mon frère à la maison. Donc ce sont surtout ces moments-là que j'ai revus."

Lire aussi :

L'émotion de cette consécration a beau avoir été puissante pour Fabio Quartararo, il a malgré tout eu besoin d'un long moment avant de vraiment réaliser ce qu'il venait d'accomplir, encore dans la bulle de la compétition durant le mois qui a suivi, période qui couvrait les deux dernières manches du championnat et les premiers essais hivernaux.

"Le lendemain, c'était bizarre. Bien sûr, on a fêté ça avec le team et ma famille, mais quand je me suis réveillé le lendemain je ne ressentais pas que j'étais Champion du monde. J'ai bien mis un mois à m'en rendre compte, surtout en regardant beaucoup d'images, en regardant la célébration. C'est grâce à ça aussi que j'ai vraiment pu réaliser [que j'avais gagné] le championnat, mais j'ai mis vraiment beaucoup de temps."

"Dès le lendemain de Valence, j'étais déjà en mode 2022", a néanmoins précisé le pilote français, déjà tourné vers son prochain objectif qui sera de défendre son titre. "Je n'ai pas arrêté de m'entraîner. J'ai pris des vacances, mais même si j'ai bien pu profiter j'étais toujours à l'entraînement. Je ne vais pas dire que je vais travailler plus parce que, sincèrement, en 2021 j'ai travaillé énormément, mais en tout cas je suis prêt pour ce challenge. Je sais très bien que ça va être dur, mais si on l'a fait une fois on peut très bien le répéter."

partages
commentaires

Related video

Pas de leader chez Ducati pour débuter le championnat
Article précédent

Pas de leader chez Ducati pour débuter le championnat

Article suivant

La trêve hivernale en MotoGP : comment ça fonctionne ?

La trêve hivernale en MotoGP : comment ça fonctionne ?
Charger les commentaires