Quartararo s'en sort bien : "Pour moi, c'était un drapeau noir"

Fabio Quartararo s'attendait à recevoir un drapeau noir quand sa combinaison s'est ouverte pendant le GP de Catalogne. Le Français assure qu'il n'était pas agacé après la course, malgré le message publié sur Instagram.

Quartararo s'en sort bien : "Pour moi, c'était un drapeau noir"

Le problème de combinaison de Fabio Quartararo dans les derniers tours du Grand Prix de Catalogne a animé les débats aux cours des 24 dernières heures. Le leader du championnat a terminé l'épreuve avec un cuir ouvert sur son torse, ce qui n'a mené à aucune action de la direction de course sur le moment, avant une pénalité de trois secondes infligée plusieurs heures après l'arrivée.

De nombreux pilotes ont exprimé leur étonnement que Quartararo ne reçoive pas un drapeau noir ou a minima l'obligation de ralentir pour essayer de refermer sa combinaison. L'intéressé reconnaît maintenant qu'il s'attendait à ce qu'on lui demande de s'arrêter et il estime finalement que les trois secondes perdues, qui l'ont fait passer de la quatrième à la sixième position, sont bien modestes eu égard à la dangerosité de la séquence.

"Tout d'abord, si je reviens sur ce qui s'est passé maintenant que toute cette histoire est terminée, je pense que je peux être satisfait. C'est dur à accepter, mais pour moi c'était un drapeau noir", a reconnu le Français ce lundi, à l'issue du test organisé sur le circuit de Barcelone. "C'est vrai que je me suis mis en danger et après aussi ce qu'il s'est passé la semaine dernière [avec la disparition de Jason Dupasquier], je pense que [ça aurait été] correct. Mais j'ai été chanceux."

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Au lendemain de cet étonnant incident, Quartararo n'a "pas du tout" d'explication sur la nature du problème de la part d'Alpinestars, fabricant de la combinaison : "Un vrai mystère parce qu'aucun pilote chez Alpinestars n'a eu ça pendant des années et il fallait que ça m'arrive ! [rires] On essaye de voir ce qu'on peut faire, on a essayé un nouveau système aujourd'hui, qui n'est pas très intéressant. Il va falloir travailler beaucoup plus pour avoir une chose en totale sécurité."

"Le système, c'est de mettre un Velcro en plus pour avoir une sécurité en plus, mais ce n'était pas vraiment une sécurité", a-t-il précisé.

Quartararo assure qu'il n'était pas en colère dimanche

Joan Mir a estimé que Fabio Quartararo avait mis les autres pilotes en danger en course, surtout en jetant sur la piste la plaque protégeant sa poitrine après que la combinaison se soit ouverte. Sans nommer le Champion du monde en titre, El Diablo a déploré que certains de ses rivaux réclament une pénalité, estimant que leur "vrai visage" apparaissait ainsi au grand jour. Il assure que ce message avait plus pour intention d'exprimer une ironie qu'un véritable agacement.

"Sincèrement, hier j'ai écrit ce mot mais je n'étais pas du tout énervé. C'est bizarre de ma part, d'ailleurs ! J'ai reçu pénalité sur pénalité. En voyant beaucoup de commentaires, beaucoup de personnes qui sont allées se plaindre, [alors que] c'était totalement terminé, c'était fini depuis trois heures... C'est pour ça que j'ai mis ce mot. Je sais que ces personnes vont voir ce message. Je sais quelle a été ma course. J'ai fini troisième. Sans ce problème, je pense que j'aurais fini deuxième, peut-être me battre pour la victoire, mais je ne pense pas sincèrement, parce que Miguel [Oliveira] était vraiment très fort."

Visiblement taquin, Quartararo a publié ce lundi une photo de lui sur sa Yamaha encore plus dénudé que dimanche, après le test post-course organisé à Barcelone, accompagnée du message "79 tours accomplis et heureusement personne ne m'a vu piloter".

Le Niçois se satisfait d'être capable de prendre cet épisode avec humour, à mille lieues de la colère exprimée après sa pénalité au GP d'Émilie-Romagne la saison passé : "Ce qui est bien, c'est que dans des moments très difficiles, on a fini à une sixième position, avec beaucoup de pénalités. J'accepte la deuxième, pas l'autre. Je n'étais pas du tout énervé. C'était intéressant pour moi de vivre ce genre de moment. À Misano en 2020, j'étais très énervé mais là je l'ai plus pris à la rigolade qu'autre chose parce que je sais que je n'ai mis personne en danger à part moi-même. Tout s'est bien terminé donc je préfère le prendre à la rigolade."

 

Quartararo est néanmoins toujours agacé par la première pénalité de trois secondes, reçue en fin de course, pour avoir perdu moins d'une seconde quand il est passé hors de la piste entre les deux premiers virages : "Je ne pense pas que c'était juste. J'ai perdu sept dixièmes, mais si j'avais perdu une seconde il n'y aurait pas eu de pénalité, et sur la moto, comment savoir si j'ai perdu sept dixièmes ou une seconde ? Donc c'était un peu stupide. Mais j'accepte la deuxième pénalité. J'étais en colère, évidemment, mais c'est mieux que zéro point."

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Les sanctions pour dépassement des limites de la piste ont fait débat récemment, qu'il s'agisse de la pénalité infligée à Maverick Viñales en qualifications à Portimão, où de celles qui ont frappé Miguel Oliveira et Joan Mir en fin de course au Mugello, sans avoir de conséquences sur le classement final. Fabio Quartararo estime que les décisions sont trop mécaniques et que de simples erreurs de pilotage sont désormais sanctionnées, comme pour lui dimanche.

"Pour la sécurité, plus il y en a, mieux c'est. Mais on arrive à des choses que je n'aime vraiment pas, comme Miguel et Mir dans le dernier tour au Mugello. Ils ont [dépassé] les limites de la piste, mais il n'y a pas de limites de piste après un vibreur, c'était la fin du vibreur, comme Joe Roberts [en Moto2] aussi au Mugello. Ça n'apporte aucun gain. Je ne suis pas passé par le raccourci parce que je le voulais [à Barcelone]. J'ai perdu l'avant, j'ai failli tomber et j'ai tiré tout droit. S'il y avait eu des graviers, je serais passé dans les graviers."

"On reçoit une pénalité de trois secondes pour un raccourci, mais le raccourci était plus long que [le chemin] normal, donc ce n'était pas un raccourci. Pour moi, les règlements sont de plus en plus stricts, on ne peut pas tout le temps avoir une trajectoire précise. On peut faire des erreurs et je pense que ça enlève le côté fun du spectacle. Nous ne sommes pas des robots, donc je pense que les pilotes ont le droit de faire quelques erreurs quand ils doivent passer 24 tours à la limite."

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