Quartararo ralenti par "un vrai désastre" sur son pneu arrière

Fabio Quartararo n'a pas connu la même réussite que Maverick Viñales à Losail, en raison d'une dégradation soudaine de son pneu arrière. Alors qu'il se rapprochait des leaders, le Français a vu ses espoirs de podium s'envoler.

Quartararo ralenti par "un vrai désastre" sur son pneu arrière

Pendant que Maverick Viñales enchaînait les dépassements pour remporter le Grand Prix du Qatar, Fabio Quartararo a connu une course plus difficile, alors qu'il devançait pourtant son équipier en début d'épreuve. Cinquième à l'issue du premier tour, le Français a vite effacé Jorge Martín avant de prendre l'avantage sur Jack Miller. Il comblait l'écart le séparant de la deuxième place occupée par Johann Zarco quand son pneu arrière a subitement perdu en performance.

"En fait, je me sentais très bien au début", explique Quartararo. "Dès que j'ai doublé Jack, j'ai pu revenir sur Johann très vite, mais j'ai senti une grosse dégradation sur le pneu arrière, qu'on attendait pas, parce que je n'avais pas eu ça dans les tests et les essais. C'était un vrai désastre. J'ai décidé de faire un peu de gestion mais quand Maverick m'a doublé, il était tout simplement dans une autre catégorie, il avait beaucoup plus de grip que nous."

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Doublé par Viñales, Quartararo a aussi dû céder face à Miller et les pilotes Suzuki, Álex Rins et Joan Mir. Il n'occupait plus que la septième position mais un pilotage "différent" lui a permis de reprendre l'avantage sur Miller et Rins, pour franchir la ligne d'arrivée à la cinquième place. En plus de la dégradation de son pneu arrière, Quartararo a dû composer avec une Yamaha "très agressive" qui bougeait beaucoup, alors qu'il a évité d'attaquer à outrance pour préserver au maximum ses pneus. Le pilote Yamaha est donc surpris d'avoir rencontré de telles difficultés.

"Sincèrement, même en dépassant Jack, mon pilotage était doux. Je ne brûlais pas le pneu comme un fou pour doubler. J'étais bon, j'avais une bonne vitesse en courbe et le pneu a eu une grosse dégradation. C'est pour ça que je ne comprends pas. Quand Maverick m'a doublé, j'étais en difficulté mais j'ai vu qu'il attaquait pas mal sur le pneu. Je me suis dit qu'il aurait une dégradation un peu plus tard, mais ça s'est empiré. Heureusement, j'avais de bonnes sensations sur l'avant et j'ai pu faire de bons chronos différemment, donc je suis content de ça."

Le bilan n'est cependant pas totalement mauvais, les Yamaha ayant été dans la lutte avec les Ducati toute la course malgré leur manque de puissance, qui aurait pu être très pénalisant en ligne droite. "J'étais assez satisfait de la vitesse de pointe de la moto, franchement", se réjouit Quartararo. "J'espère qu'on pourra garder ça toute la saison. Si on arrive à faire une bonne sortie de virage, on arrive à tenir un petit peu. Donc je suis content de ça pour le moment."

Et si le déroulement de ce Grand Prix n'a pas collé aux attentes du Niçois, il tire cependant une certaine satisfaction qu'une course délicate se soit conclue à une honorable cinquième position, alors que les difficultés rencontrées dans certaines épreuves de la saison 2020 le voyaient souvent dégringoler plus brutalement dans le classement.

"C'est différent de l'an dernier : une cinquième place dans une course difficile, c'est ce dont on a besoin, ça nous aidera en fin d'année", confirme Quartararo, qui ne juge pas le résultat final si décevant : "L'an dernier, quand on n'était pas bon, on était 14e ou on chutait, et maintenant on est cinquième, donc ce sont de gros points au championnat dans une journée aussi difficile. Cinquième à trois secondes de Maverick, ce n'est pas si mauvais."

Quartararo va se plonger dans les données de Viñales

Dans les cinq jours le séparant de son retour en piste pour le second Grand Prix sur le circuit de Losail, Fabio Quartararo veut maintenant identifier la source de ses problèmes dans cette première manche de la saison. Il pourra pour cela éplucher les données du vainqueur de la course, qui a pu conserver un bon rythme du premier au dernier tour avec la même machine.

"Je veux comprendre comment Maverick a fait les premiers tours, s'il a été plus doux que moi. Mais j'ai l'impression que j'étais très doux au début. Malheureusement, j'ai eu cette dégradation. J'ai un peu parlé avec Valentino [Rossi, qui a chuté dans le classement], c'était la même chose que moi. C'est un peu étrange donc je suis vraiment curieux."

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Les conditions ont changé ce dimanche, avec un vent plus fort, mais Quartararo ne pense pas que ses soucis avec la gomme arrière ont été provoqués par un circuit plus sale : "Il n'y avait pas de sable sur la piste. Un peu hors trajectoire, mais ça allait. Ce n'est pas ce qui a posé problème sur le pneu arrière. Dans les tests, je roulais en 1'54"9 avec 24 tours sur le pneu, et là, en sept tours je sentais que mon pneu était détruit. Quelque chose n'allait pas. C'est pour ça que je veux analyser les données de Maverick."

Tant qu'il n'aura pas pu analyser toutes les datas, Quartararo ne se prononcera pas sur la source de ses problèmes :"On ne peut pas savoir... Si à chaque fois qu'on a une dégradation, c'est le problème du pneu, ce n'est jamais la faute du pilote ! Avant de dire si c'est le pneu ou juste un problème de réglages, ou un problème de pilotage, je pense qu'il faut bien analyser les données, parce que Valentino a eu plus ou moins le même problème que moi, et surtout on va avoir l'opportunité d'analyser ça avec les données de Maverick. Je suis content pour lui et surtout pour moi pour la semaine prochaine, parce qu'on aura de très bonnes données à analyser."

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