Morbidelli va dédier l'hiver à sa récupération

Opéré du genou au mois de juin, Franco Morbidelli va devoir dédier les prochaines semaines à sa récupération dans l'espoir de retrouver enfin une bonne condition physique pour le début de la saison 2022.

Morbidelli va dédier l'hiver à sa récupération

Franco Morbidelli a terminé la saison tant bien que mal, gêné par un genou ayant subi une lourde opération fin juin. Si cette étape s'est révélée essentielle après deux incidents à l'entraînement, le pilote italien a encore besoin de temps pour s'en remettre et va donc devoir s'en tenir à des vacances sages cet hiver.

En bouclant ses derniers essais de l'année au guidon de la M1, vendredi à Jerez, Morbidelli a annoncé que son programme de l'intersaison allait se résumer à sa remise en forme. "La rééducation va être mon principal travail cet hiver. Je vais essayer de récupérer la mobilité totale de mon genou. On verra si j'y parviens. Il ne devrait pas y avoir de problème pour ça, mais on verra", a-t-il déclaré.

Blessé une première fois à la fin de l'hiver dernier, Franco Morbidelli a révélé son problème de genou lors du Grand Prix de France, au moment où celui-ci a soudainement cédé dans un essai de changement de moto au stand. Par la suite, ses difficultés sont apparues évidentes, néanmoins il a dans un premier temps refusé de se faire opérer, estimant qu'il pouvait tenir bon jusqu'à la fin de la saison et espérer une évolution positive qui lui permettrait de ne pas avoir besoin de cette intervention, lourde, au niveau des ligaments croisés.

Un nouvel incident à l'entraînement ne lui a toutefois plus laissé le choix et le pilote a dû passer entre les mains des chirurgiens, manquant à l'appel à partir du Grand Prix des Pays-Bas. Son retour, à Misano trois mois plus tard, a été assumé comme étant précoce au vu d'une récupération encore très incomplète, conséquence du manque d'un pilote dans l'équipe officielle à la suite du départ de Maverick Viñales.

Depuis, Morbidelli a serré les dents pour maintenir sa présence à défaut de pouvoir produire les performances auxquelles il aurait pu prétendre en étant en pleine possession de ses moyens et la fin du championnat a sonné pour lui comme un soulagement. Si la différence nette avec le niveau qu'il avait réussi à maintenir au printemps peut surprendre, elle vient selon lui de la longue phase de récupération dont a besoin son genou après une intervention assez pesante.

"Avant, je n'avais pas de ligament dans le genou, mais il n'avait pas été opéré alors il était plus libre. Je devais juste faire attention quand je n'étais pas en piste, ne pas jouer au foot ni faire de mouvements irréfléchis. Maintenant, j'ai été opéré, or après l'opération le genou passe par une période durant laquelle il est en colère", a-t-il décrit. "Il a subi une opération, on a détaché un tendon pour en faire un ligament… On traîne donc beaucoup de choses : la guérison du tendon, celle du muscle, le temps qu'il faut pour que le tendon devienne un ligament, les deux ménisques qui ont été soudés et qui ont donc besoin de temps eux aussi… Il y a un sacré boxon là-dedans maintenant qu'on a essayé de régler la situation."

"C'est une opération qui requiert du temps, donc en ce moment je me sens clairement moins bien qu'au Mans, par exemple. J'ai plus de mal, c'est sûr. Mais j'espère qu'à l'avenir mon genou redeviendra normal et que je pourrai recommencer à m'entraîner intensément, à faire du foot, à faire du motocross librement et à faire de la moto."

"Une année complète, avec du positif et du négatif"

En dépit d'une situation compliquée sur le plan physique et de résultats bien éloignés de ceux de 2020, lorsqu'il a remporté trois courses et a obtenu le titre de vice-Champion du monde, Franco Morbidelli a aussi connu un accomplissement en rejoignant l'équipe d'usine Yamaha plus tôt que prévu. Une saison de montagnes russes, donc, pour le pilote italien, qui entend désormais se tourner vers 2022 avec l'espoir de mettre derrière lui ce qui a gâché son année pour ne retenir que cette évolution positive.

"Ça a été assez dur psychologiquement, assez compliqué et difficile, mais si on y croit et si on reste fort, toutes les situations compliquées se résolvent d'une manière positive. Je ne peux absolument pas me plaindre, je suis dans l'équipe officielle et il y a toute une usine qui travaille désormais derrière moi, alors je suis plus que content. Ça a été une année complète, avec du positif et du négatif. Très intense", a-t-il conclu.

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