De retour après trois mois, Morbidelli a retrouvé un "vaisseau spatial"

Désormais pilote officiel Yamaha, Franco Morbidelli a disputé sa première journée de Grand Prix au guidon de la version 2021 de la M1. Impossible pour lui de la comparer à la spec de 2019, car il lui faut d'abord se réhabituer à la puissance de la MotoGP.

De retour après trois mois, Morbidelli a retrouvé un "vaisseau spatial"

Trois mois après sa dernière course, Franco Morbidelli a repris aujourd'hui la piste, mettant un terme à une longue convalescence qui est venue interrompre sa saison après plusieurs incidents ayant concerné son genou gauche depuis la fin de l'hiver. Le pilote italien, qui a admis que la période de soins ayant fait suite à son opération avait été plus longue que ce qu'il avait envisagé, reconnaît également que ce retour paraissait inespéré il y a encore quelques jours.

"Ça m'avait manqué, c'est sûr, et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre", commente-t-il ce soir. "Il y a seulement deux semaines, je n'étais absolument pas capable de piloter la moto, mais il y a eu une grande amélioration, surtout cette dernière semaine, et on est donc venu ici. On ne savait pas à quoi s'attendre, et je suis déjà content d'avoir été en mesure de piloter la moto. En plus, j'ai été assez rapide, alors c'est encore mieux."

Seizième ce matin, à une demi-seconde de la meilleure Yamaha, Morbidelli s'est hissé au 13e rang en EL2, premier classé du quarté de pilotes d'Iwata dans une séance toutefois disputée sous la pluie. "Avoir un peu de pluie m'allait bien, parce qu'on est plus lents sous la pluie et ça m'a aussi permis de sentir comment fonctionne la moto dans ces conditions, et de travailler un peu plus sur ma jambe et de résoudre certaines choses pour l'utiliser sans trop y penser", explique-t-il.

"J'ai eu plus de mal avec mon genou ce matin que cet après-midi. Sur le mouillé, les sollicitations sont clairement nettement moindres, et pendant la journée j'ai aussi essayé de trouver une façon de poser assez facilement mon pied sur le cale-pied. Plus j'ai fait de tours, plus j'ai essayé et trouvé de solutions à ce problème. Je dirais donc que le problème s'est progressivement réduit au fil de la journée, et demain j'espère que ça ira mieux de ce point de vue-là."

"Maintenant, j'ai hâte de continuer mon programme de travail et mes progrès physiques. Il faudra encore du temps mais ça va sûrement se résoudre. Je suis donc très content de cette journée, surtout qu'après trois mois une MotoGP semble être un vaisseau spatial ! La vitesse est vraiment énorme. Pendant les quatre ou cinq premiers tours, j'ai été impressionné, ensuite j'ai essayé de reprendre la main le plus vite possible."

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Un rôle à jouer en 2022

Morbidelli espère rapidement mettre derrière lui les soucis physiques qui ont largement contribué à gâcher sa saison, et son employeur aussi compte sur son retour en pleine forme d'ici à l'échéance qui compte véritablement : le début de la saison 2022. Promu dans l'équipe officielle Yamaha et confirmé jusque fin 2023, le pilote italien aura un rôle majeur à jouer l'année prochaine, lui qui a déjà prouvé sa capacité à gagner et à jouer le titre l'an dernier.

"Nous allons utiliser ces cinq courses pour qu'il se prépare pour l'année prochaine. Mais nous sommes confiants quant au fait que, s'il revient à 100% de sa condition physique, surtout à partir du Qatar, alors il pourrait nous aider à essayer de gagner aussi les titres teams et constructeurs", a pointé sans détour Maio Meregalli auprès du site officiel du MotoGP.

"J'ai été impressionné par Franky ce matin", soulignait par ailleurs le directeur de l'équipe officielle Yamaha au début de la deuxième séance. "Nous ne savions pas comment il allait pouvoir piloter la moto à cause de son genou, mais jusqu'ici il a bien fonctionné et il a juste besoin de s'habituer à la moto. Elle est bien sûr différente de celle qu'il avait avant. Nous avions quelques doutes, mais il a dit : 'On dirait ma moto'. Après avoir passé deux mois et demi sans piloter, il a dit : 'Je le sais, mais sinon pour moi c'était ma moto'. Et ce qu'il a dit, c'est qu'il faut juste qu'il s'habitue à piloter, et franchement dans plusieurs secteurs il est déjà bon. Il a probablement besoin de mieux freiner, mais pour moi ce départ s'est très bien passé."

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