Le Grand Prix de Thaïlande en danger

Programmé dans trois mois, le Grand Prix de Thaïlande est confronté à l'augmentation des contaminations au COVID-19 et à un retour des visiteurs étrangers qui reste pour le moment incertain.

Le Grand Prix de Thaïlande en danger

Alors que le championnat observe sa pause à mi-parcours, le calendrier de la seconde moitié de saison reste en partie incertain. Sans être à ce jour annulé, le GP d'Argentine n'a pas de date, et le doute plane également sur les deux derniers rendez-vous asiatiques qui figurent encore au programme.

Le Grand Prix de Thaïlande semble être à nouveau sur la sellette, après été reprogrammé du 15 au 17 octobre alors qu'il aurait initialement dû se tenir au mois de mars. La saison dernière, déjà, il avait été annulé en raison de la pandémie de COVID-19 et des fortes restrictions de déplacement qui ont pesé sur la tenue d'un championnat remanié et intégralement concentré en Europe.

À trois mois de l'échéance, le ministre thaïlandais du Tourisme et des Sports, Phiphat Ratchakitprakarn, n'exclut pas la possibilité que le Grand Prix soit annulé si la présence de public devait y être impossible. En 2019, le Grand Prix de Thaïlande avait été le plus fréquenté de la saison, générant d'importantes retombées économiques grâce à 226'655 spectateurs comptabilisés sur l'ensemble du week-end. Selon le journal local Thai Rath, un quart de ce public était composé de visiteurs étrangers.

Or, toujours selon ce journal, les organisateurs du Grand Prix n'envisagent pas la possibilité d'une épreuve à huis clos. Ils devraient donc compter sur l'amélioration de la situation sanitaire afin de garantir la sécurité du public et de la population locale, ainsi que sur le retour de visiteurs étrangers présentant une preuve de leur vaccination pour entrer dans le pays.

L'augmentation du nombre des contaminations met actuellement un frein à certains projets de relance. Ainsi, sur dix zones pilotes qui devaient prochainement être rouvertes aux touristes en Thaïlande, seules quatre semblent en mesure d'y parvenir. Par ailleurs, avec un taux de vaccination complète de la population de seulement 4,9% à l'échelle nationale, la Thaïlande est particulièrement à la traine.

De plus grandes chances pour Sepang ?

Selon le ministre, la décision finale sur la tenue de l'épreuve sera prise dans les prochains jours. En cas d'annulation du Grand Prix de Thaïlande, il n'est pas exclu que le MotoGP puisse rester deux semaines consécutives à Sepang, en Malaisie, où un Grand Prix est actuellement prévu du 22 au 24 octobre. Cela permettrait d'atteindre les 19 manches que les instances se sont fixé comme objectif pour cette saison. La population entièrement vaccinée y est estimée à 14%.

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Ancien directeur du circuit de Sepang, Razlan Razali se disait ces derniers jours "confiant" quant à la tenue des deux épreuves asiatiques malgré la situation actuelle. "La pandémie actuelle continue d'affecter le championnat, bien que ce soit moins le cas pour les manches européennes. Les pays asiatiques sont toujours confrontés à une situation difficile et la manche australienne a été annulée", a-t-il souligné. "Nous sommes cependant confiants quant à la tenue des Grands Prix de Malaisie et de Thaïlande. Je pense qu'il est très important pour le championnat de pouvoir se rendre sur certaines de ces courses outre-mer, comme l'Amérique, la Malaisie et la Thaïlande."

"Pour des raisons évidentes, il est particulièrement important pour nous d'avoir un Grand Prix à domicile : nous sommes une équipe malaisienne, nous avons un sponsor-titre malaisien et des membres de notre équipe qui sont malaisiens. Mais, surtout, nous voulons pouvoir voir nos fans et leur offrir un bon Grand Prix à domicile. Nous sommes vraiment impatients de pouvoir courir à Sepang."

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