Iannone : "Suzuki et moi n'avons rien à prouver"

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Iannone :
Oriol Puigdemont
Par : Oriol Puigdemont
2 mars 2017 à 11:01

Le pilote italien s'est transformé en fer de lance du projet de Suzuki en MotoGP, et se montre confiant de pouvoir donner la réplique aux grands favoris de la catégorie reine.

Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
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Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP

Suzuki a choisi Andrea Iannone pour suppléer Maverick Viñales, une fois celui-ci officialisé par Yamaha. Lors d'un entretien avec Motorsport.com, l'Italien est revenu sur son adaptation à sa nouvelle moto et à l'équipe, après quatre années passées chez Ducati, et sur les défis qui s'annoncent avec la marque au grand "S".

Où en es-tu de ton adaptation à la moto et à l'équipe en ce moment ?

Les essais de Sepang ont été très positifs, au même titre que ceux de Valence et Jerez. Disons que celui de l'Australie a été le plus difficile, mais cela ne me préoccupe pas tant que ça, car l'an dernier j'étais également un peu moins bien. Les sensations avec la moto et avec l'équipe sont bonnes, et le vent à Phillip Island a assurément compliqué un peu le tout, car j'avais plus de mal à savoir si les modifications que nous avons effectuées étaient positives ou non. La situation n'est pas du tout problématique.

Quelque chose te fait dire que le scénario sera différent au Qatar ?

Oui, c'est certain. C'est vrai que j'ai été un peu en dedans en Australie, mais j'ai aussi expliqué que si on devait courir demain, je crois que nous serions bien mieux placés qu'il n'y paraît.

L'électronique était l'un des principaux problèmes de Suzuki l'an passé. L'équipe a beaucoup avancé dans ce domaine. Est-ce toujours celui qui nécessite le plus de travail ?

Il est clair que nous devons poursuivre notre travail là-dessus, on veut encore plus progresser.

Si on devait courir demain, je crois que nous serions bien mieux placés qu'il n'y paraît.

Andrea Iannone

À quel niveau te perçois-tu en tant que pilote ?

Un pilote peut toujours progresser sous certains aspects, c'est ce que l'on essaye de faire à chaque fois que l'on prend la piste. C'est ce que nous faisons tous. Si jamais on pense ne rien pouvoir améliorer, cela signifie que l'on est embarqué sur le mauvais chemin. Je me remets toujours en question, je n'aime pas me chercher des excuses.

Quel aspect de ton pilotage peux-tu améliorer ?

Ces dernières années, j'ai beaucoup progressé. Je ne crois pas qu'il y ait un point précis que je dois améliorer, car je pense que je freine assez fort, j'ai une bonne vitesse de passage en courbe, j'ai amélioré ma technique, etc. Mais, en général, un pilote doit toujours s'améliorer de façon globale.

Lors de la présentation de l'équipe, tu as reconnu ne t'être jamais senti autant au centre d'un projet. Est-ce que cela pourrait se transformer en pression ?

Non, en aucun cas, la pression ne m'a jamais affecté.

Tu as toujours été bien traité par Ducati, n'est-ce pas ?

Ils m'ont toujours bien traité. Ce qui s'est passé c'est que, là-bas, le développement de la moto était partagé avec Andrea Dovizioso, afin d'essayer d'accélérer le processus. De fait, je crois que lors de mes années chez Pramac, j'ai fait plus de travail de développement que lors de mes saisons passées dans l'équipe d'usine. Dans l'équipe officielle, les pièces arrivent quand elles sont prêtes et testées. Les pilotes titulaires travaillent beaucoup, mais seulement dans le dernier segment de l'évolution.

À Sepang, tu as affirmé qu'il était important qu'Álex Rins soit rapide le plus vite possible, afin que vous deux puissiez faire avancer le projet. De ce que tu as vu lors de la pré-saison, comment a-t-il progressé ?

Il progresse beaucoup, mais c'est normal. Les MotoGP d'aujourd'hui sont moins traumatisantes pour un pilote qui arrive du Moto2. Les pneus de cette année sont plus humains, ils nous facilitent beaucoup plus la vie. Pour tirer tout le jus de ceux de 2016, il fallait avoir beaucoup d'expérience. Rappelez-vous le nombre de chutes qui se sont produites : si tu ne freinais pas très fort, tu ne parvenais pas à emmagasiner suffisamment de température et tu finissais par terre. Ce n'était pas facile. Aujourd'hui, ce problème n'existe plus, même s'il faut garder à l'esprit que les machines du Moto2 comme du MotoGP restent des motos, avec deux roues. Il faut seulement comprendre les particularités du changement de catégorie.

Rins progresse beaucoup, mais c'est normal. Les MotoGP d'aujourd'hui sont moins traumatisantes pour un pilote qui arrive du Moto2.

Andrea Iannone

Qu'est-ce qui t'a le plus surpris de tout ce qui s'est passé cet hiver ?

Rien.

Cela veut dire que tu imaginais que Viñales allait rouler aussi vite ?

Étant donné comment il a terminé le précédent championnat, il est normal qu'avec une Yamaha il ait été non seulement aussi rapide qu'il l'était à ce moment-là, mais même un peu plus encore. Il a plus d'expérience et je crois que c'est normal. Il fait ce qu'il a à faire. Jorge [Lorenzo] est en train de progresser petit à petit, et il atteindra certainement la position qui lui correspond, bien que cela nécessite un peu de temps.

Quel objectif t'es-tu fixé pour cette saison ?

L'important est de continuer à progresser tout au long du championnat, et de ne pas penser aux résultats que nous devons atteindre. Nous devons travailler, et d'ailleurs je crois que je n'ai rien à prouver, je l'ai déjà fait lors de toutes ces années passées en MotoGP. C'est la même chose pour Suzuki, qui en seulement deux années est parvenu à combler son retard sur les équipes de devant.

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Pilotes Andrea Iannone
Équipes Team Suzuki MotoGP
Auteur Oriol Puigdemont
Type d'article Interview