Miller a trouvé la bonne approche : "J'essaie de plus croire en moi"

Ayant parfois péché par excès de confiance plus tôt dans sa carrière, Jack Miller essaie de devenir "plus fort mentalement" et de se sentir plus libre sur sa Ducati.

Miller a trouvé la bonne approche : "J'essaie de plus croire en moi"

Après avoir décroché un seul succès au cours de ses six premières saisons en MotoGP, en n'ayant roulé que pour des équipes satellites, Jack Miller a déjà enrichi son palmarès de deux victoires supplémentaires cette année, depuis son arrivée dans le team Ducati factory. Deux succès conquis dans des conditions diamétralement opposées, sur piste sèche à Jerez et après une grosse averse au Mans, ce qui démontre une certaine maîtrise du #43, pourtant plus à la peine dans les premières courses de la saison.

Après 1770 jours de disette, le fantasque pilote australien semble s'être bel et bien débloqué. Lui qui expliquait avoir été secoué par l'épouse de Cal Crutchlow avant la course de Jerez, celle-ci le poussant à croire en son potentiel, il concluait le week-end du Mans, après son deuxième succès, plus sûr de lui. "Je suis juste un petit peu plus confiant, la roue tourne. Et c'est quelque chose qui s'est passé au fil des saisons : je n'ai pas arrêté de rebondir", admettait-il.

Lucy Crutchlow n'a pas été la seule à instiller confiance et sérénité chez Jack Miller après une période de doutes. Lui-même salue l'aide d'un entourage soudé, qu'il s'agisse d'Aki Ajo, son patron lorsqu'il est devenu vice-Champion du Moto3 en 2014, ou de sa famille. "Plus que l'aspect mental, j'ai essayé de penser à moi, plus que tout", expliquait Miller au cœur du week-end en Sarthe. "Aki a joué un rôle, ainsi que mes parents. Tout le monde. On se renforce mentalement grâce à tout le monde, les gens positifs que l'on a autour de soi."

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Très touché par les critiques après un début de saison nettement en dessous de ses attentes au Qatar, le natif de Townsville a préféré se couper des réseaux sociaux et se reconstruire étape par étape, tant physiquement, à travers une opération pour un arm-pump, que mentalement, et le week-end de Jerez, théâtre de sa première victoire sur la Desmosedici, l'a en un sens libéré. Pour gagner en confiance, certains pilotes, comme Fabio Quartararo, se sont entourés d'un psychologue mais Miller estime ne pas en avoir besoin.

"Je pense que j'essaie juste d'être plus fort mentalement, d'être sincère avec moi, de croire plus en moi. Je ne pense pas avoir besoin de voir un psychologue du sport ou quelqu'un comme ça. J'ai déjà essayé. C'était bien, ne vous méprenez pas, mais ce n'est pas ce dont j'ai besoin. Je n'ai pas besoin de le voir toutes les semaines, je sais ce qu'il m'a dit, ce sur quoi je dois travailler, et je dois juste un peu plus croire en moi."

Tombé dans l'écueil d'un excès de confiance au début de sa carrière, Miller a gagné en maturité mais perdu par la même occasion une certaine insouciance qu'il a mis du temps à retrouver. "J'ai eu du mal avec ça et par le passé j'ai peut-être été trop confiant", a-t-il reconnu. "Pour mûrir, pour devenir un pilote plus complet, j'ai peut-être un peu perdu cette confiance en moi. Je pense vraiment que j'ai pu la retrouver un peu plus [à Jerez], en essayant d'être un peu plus libre."

"Au final, ce dont je dois me rappeler, c'est juste que je suis quelqu'un qui aime la course moto et qui a la chance d'en faire son métier. Il ne faut rien prendre pour acquis, prendre du plaisir parce que c'est ce que j'aime faire. Je ne suis jamais aussi heureux que sur ma moto, littéralement, et c'est le plus important, me rappeler de profiter de ce que je fais."

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