Miller va "ruminer" sa "chute de merde" durant toute la pause

Jack Miller regrette son erreur au Grand Prix des Pays-Bas, une "chute de rien de tout" aux conséquences néanmoins importantes au championnat.

Miller va "ruminer" sa "chute de merde" durant toute la pause

C'est avec un goût amer que Jack Miller a entamé la pause estivale, reparti du circuit d'Assen sans le moindre point. Le pilote Ducati a pris l'avantage sur Aleix Espargaró au départ et il a profité du passage dans les graviers d'Álex Rins en début de course pour remonter au sixième rang, avant d'être dépassé par Joan Mir et Miguel Oliveira. Troublé par un dépassement de Mir sur Takaaki Nakagami devant lui, Miller est parti à la faute au virage cinq et une chute lui a fait perdre tout espoir de bon résultat.

"Je me sentais bien", a déclaré le #43. "Je roulais à mon rythme, avec Miguel on restait au milieu et on se rapprochait du groupe de tête, avec Pecco. Mir faisait ses dépassements au virage 5, il a eu un contact avec Taka, donc j'ai freiné un peu plus tôt pour éviter un pilote en cas de contact et pouvoir passer. J'ai freiné plus tôt et plus fort, [...] j'approchais de la courbe, il n'y avait pas suffisamment de charge sur le pneu avant et je suis tombé."

"C'était une chute de rien du tout, une vraie chute de merde, mais qui nous a coûté assez cher. Je m'en voulais vraiment de cette erreur. Je regardais ce qu'il se passait devant et je me concentrais sur quoi faire, à essayer de lire la situation devant moi au lieu de me concentrer à 100% sur ce que je faisais, et ça a suffi [à provoquer la chute]."

Lire aussi :

Miller a pu repartir et il avait encore un bon rythme même s'il était hors des points, mais la direction de course l'a contraint à un retour aux stands, par crainte qu'il dépose de l'huile sur la piste avec une Ducati qui laissait échapper de la fumée. Le pilote australien assure pourtant que sa machine n'avait pas de réel problème.

"Comme je l'ai dit, c'était vraiment une chute de rien du tout, mon guidon ne s'est même pas plié. J'ai relevé la moto et je suis reparti, mais un système qui est sur le côté de la moto a débordé quand elle était couchée, il y avait plus d'huile qui arrivait dans une partie du moteur. Ça débordait et ça et ça brûlait dans l'échappement."

"Ils ont dit que de la fumée sortait donc il m'ont arrêté. Mais ce n'était pas vraiment une raison, ils devaient juste nous faire rentrer pour couvrir un peu leurs arrières. Ce n'était rien, j'ai fait ce que je pouvais, je savais que la moto était bonne parce que je roulais comme si rien ne s'était passé. Mais dès qu'ils ont vu ça, il fallait faire un contrôle pour voir si de l'huile sortait, et il n'y en avait pas."

Lire aussi :

C'est donc avec un résultat blanc que Miller a débuté le break estival : "J'ai cinq semaines pour ruminer ça", a lâché Miller au site officiel du MotoGP, jugeant par la suite devant les journalistes son début de saison "mitigé", les deux succès à Jerez et au Mans ne permettant pas de compenser un certain manque de régularité et ses deux chutes en course, à Portimão et donc à Assen, ce qui le relègue à 56 points de Fabio Quartararo. "On n'est pas trop loin mais je suis agacé de perdre encore des points. Ça n'a pas été un week-end facile pour nous. Je suis vraiment impatient d'être en Autriche."

partages
commentaires

Related video

Ezpeleta : Les cas Rossi et Lorenzo n'ont "pas le moindre rapport"

Article précédent

Ezpeleta : Les cas Rossi et Lorenzo n'ont "pas le moindre rapport"

Article suivant

Une remontée au goût amer pour Rins : "Difficile d'être satisfait"

Une remontée au goût amer pour Rins : "Difficile d'être satisfait"
Charger les commentaires