Miller compte sur sa "fusée Ducati" pour prendre la tête au départ

Même s'il espérait mieux que sa cinquième place sur la grille à Losail, Jack Miller assure ne pas être déçu, sa Ducati ayant le potentiel pour le placer devant ses rivaux dès le départ.

Miller compte sur sa "fusée Ducati" pour prendre la tête au départ

Présenté comme le favori pour la pole après son meilleur temps lors des tests organisés il y a deux semaines puis lors des premiers essais libres vendredi, Jack Miller a finalement dû se contenter de la cinquième place en qualifications au Grand Prix du Qatar, pendant que son équipier Pecco Bagnaia, qui a comme lui rejoint le team Ducati factory cette année, décrochait sa première pole en MotoGP, nouveau record de la piste à la clé.

L'Australien reste malgré tout satisfait de sa deuxième ligne, qui lui permet d'entretenir l'espoir pour la course et le départ en particulier, son ambition étant d'occuper l'une des deux premières positions dès la sortie du premier virage. "Je pense que c'est vous qui aviez des attentes !" a déclaré Miller en référence à une possible déception après sa prestation en qualifications.

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"La cinquième place me convient plutôt bien. Avec la fusée Ducati au départ, c'est sûr que je serai parmi les deux premiers au premier virage et sincèrement, je ne suis pas trop stressé, je suis plutôt content de ma performance. On a encore battu le record de la piste et je n'ai juste pas pu tout assembler avec le deuxième pneu. C'est comme ça. Nous sommes dans une position fantastique et il n'y a pas grand-chose de plus à dire."

"C'est sûr que j'aurais voulu mieux, ne vous méprenez pas, mais je ne suis pas déçu, j'aurais été déçu d'une quatrième ligne. La deuxième ligne, sous l'ancien record de la piste, je sens que c'est bien. Je pense que j'en ai encore sous le coude, donc ça me donne encore plus envie de disputer la course."

Le duel entre Ducati et Yamaha annoncé avant le week-end se concrétise puisque les deux marques monopolisent les sept premières positions sur la grille. Pour s'imposer, les représentants de Borgo Panigale devront donc afficher un meilleur rythme de course que leurs rivaux et s'appuyer sur leurs forces, la vitesse de pointe et le départ, un domaine dans lequel Fabio Quartararo espère des progrès. Miller estime que la Yamaha a aussi ses forces, avec un meilleur rythme dans certaines portions du tracé de Losail.

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"Je ne pense pas que c'est vraiment en courbe [que Yamaha fait mieux]", a-t-il analysé. "D'après ce que j'ai vu sur les vidéos, en fait c'est sur le changement de direction aux virages 11 et 12, lié aux réglages de leur moto, et le passage de la moto dans le virage 12. On doit se 'battre' un peu plus [avec la moto], l'accélération est plutôt bonne. Ce sera l'une des choses les plus importantes en course, avec l'usure des pneus. Je pense que c'est sous contrôle mais on verra."

Miller veut également éviter le piège d'un rythme trop élevé en début d'épreuve, le succès d'Andrea Dovizioso sur cette piste en 2018 ayant été conquis après une sage remontée, facilitée par les difficultés de certains pilotes à préserver leurs gommes. "Les dernières années, les Yamaha ont toujours eu un rythme fantastique, on verra l'ampleur de leurs progrès en course, mais si on regarde ceux qui ont déjà gagné ici, comme Dovi, il roulait en 1'56, en retrait, et il remontait", a rappelé celui qui n'a décroché que deux top 10 sur ce circuit en six départs en MotoGP. "C'est un peu comme Phillip Island, ce genre de courses : on ne peut pas vraiment attaquer à la limite, sinon on ne voit pas l'arrivée."

Les pneus ne seront peut-être pas le seul élément à gérer en course. Le vent, qui a déjà empêché les équipes de rouler lors de la dernière journée des tests de pré-saison, pourrait s'inviter et Miller se méfie de ce potentiel changement de conditions : "J'espère que ce sera un vent de face. Il faudra voir la quantité de sable sur la piste et si ça influence la dégradation des pneus. Il faudra faire au mieux."

Si la météo peut inquiéter Miller, ses deux chutes au cours du week-end n'ont laissé qu'une légère appréhension dont les conséquences devraient rester minimes ce dimanche. Le pilote Ducati est tombé pour la seconde fois lors des EL3, une erreur qu'il explique difficilement mais qu'il attribue aux conditions très différentes de celles que les pilotes connaissent dans la soirée.

"Je ne sais vraiment pas ce qu'il s'est passé, hormis le fait que la température de la piste était deux fois plus élevée que dans la soirée. J'ai juste pris le virage, je n'attaquais pas, j'avais un pneu usé à l'avant et un medium à l'arrière. Je suis entré et dès que j'ai remis les gaz, j'ai perdu le contrôle. Je ne pourrais sincèrement pas vous dire ce qu'il s'est passé. Ce n'est rien. On le garde à l'esprit, même dans le meilleur tour, on y pense dans ce virage, surtout dans le dernier tour en qualifications, dans le virage 5, quand je me suis fait quelques frayeurs, mais j'ai pu retrouver un peu cette confiance avec l'arrière."

"À chaque fois que j'ai pris la piste dans ces conditions ridiculement chaudes et que j'essayais d'attaquer, ça minait ma confiance, c'est sûr, parce que ça n'a aucun rapport avec le pilotage dans la soirée. Donc je ne me vois plus plus rouler quand il fait chaud, parce que les réglages sont totalement inadaptés à ces conditions." Déjà économe de ses tours en EL3, avec seulement six boucles, Miller pourrait donc se faire discret lors du warm-up.

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP du Qatar
Catégorie Q2
Lieu Losail International Circuit
Pilotes Jack Peter Miller
Équipes Ducati Corse
Auteur Vincent Lalanne-Sicaud