Jack Miller mérite déjà sa prolongation chez Ducati

La deuxième victoire consécutive de Jack Miller apporte encore plus de confiance à l'Australien, qui a pu se sortir d'un début de saison difficile et a fait le nécessaire pour obtenir la prolongation de son contrat chez Ducati, attendue dans les prochains jours.

Jack Miller mérite déjà sa prolongation chez Ducati

Bien que souvent désigné comme leader du projet de Borgo Panigale à la suite de l'ère Andrea Dovizioso, Jack Miller ne s'est engagé que pour une saison avec Ducati, contre deux pour son coéquipier Pecco Bagnaia. Après avoir échoué à répondre aux fortes attentes placées en lui lors des premières manches du Championnat du monde, ne marquant que 14 points en trois courses, le natif de Townsville est apparu plus fort que jamais en décrochant deux succès consécutifs, relançant par la même occasion des chances de titre qui paraissaient bien maigres il y a encore un mois.

Miller était diminué par un arm-pump lors des premières épreuves de la saison et la chute de Portimão, juste après son opération, n'a fait que renforcer la pression, ce qu'il était le premier à reconnaître. "Jack s'est fixé des objectifs très élevés cette année, pour son arrivée dans l'équipe officielle", a expliqué Paulo Ciabatti, directeur sportif de Ducati, à Motorsport.com. "Mais ensuite il a eu le problème sur l'avant-bras. Et quand tout le monde place de grosses attentes en vous et que vous n'êtes pas bon, cela a de grosses conséquences psychologiques."

Lire aussi :

Cependant, Jerez est arrivé et la visite sur le circuit andalou a été un véritable tournant, en partie grâce aux difficultés de Quartararo, qui a également dû être opéré pour un syndrome des loges après cette course. La victoire de Miller l'a libéré et les conséquences ont été visibles dimanche, dans un Grand Prix de France réussi en tout points. Un passage dans les graviers avant le changement de moto et deux pénalités n'ont pas privé le #43 d'une démonstration sur un asphalte rendu très humide et glissant par une averse.

La victoire de Miller le replace non seulement dans la lutte pour le titre, mais elle garantit probablement la prolongation de son contrat, qui devrait être finalisée dans les prochains jours selon les informations de Motorsport.com. Le pilote est ravi du traitement reçu chez Ducati. Il se sent chez lui, après avoir été accompagné de l'équipe technique qui l'entourait déjà chez Pramac. En fait, Paolo Campinoti, propriétaire de la structure, a joué un rôle décisif pour empêcher un départ de l'Australien vers KTM, quand Gigi Dall'Igna, directeur général de Ducati Corse, songeait à faire revenir Jorge Lorenzo. L'idée d'un comeback du Majorquin est née du désir de mettre Dovizioso sous pression, quitte à barrer la route à Miller. "Je ne peux pas dire si Jack a pardonné cet épisode, mais il a préféré l'oublier", a précisé un proche du pilote à l'auteur de ces lignes.

Chez Ducati, l'ambiance est désormais au beau fixe, et à raison. Il y a neuf mois, quand Andrea Dovizioso a annoncé qu'il ne porterait plus la combinaison rouge, l'incertitude a commencé à planer dans le garage de la marque. Après avoir revu son approche, la direction de Ducati, avec Claudio Domenicali et Dall'Igna aux manettes, a décidé de promouvoir le duo du team Pramac, composé de Miller et Bagnaia, leur accordant ainsi leur confiance pour qu'ils puissent franchir une marche supplémentaire avec l'aide des ressources d'un constructeur. Avant une sixième manche de la saison à domicile, Bagnaia pointe à une petite unité du leader Fabio Quartararo, tandis que son équipier a remporté deux des cinq courses disputées.

"Le fait est que l'arrivée de Jack et Pecco a impliqué un changement, qu'il s'agisse de leur jeunesse, de leur ambition et de leur volonté", s'est réjoui Ciabatti. "Ils ont d'excellentes prédispositions et c'est très positif parce que cela se diffuse dans le reste de l'équipe."

partages
commentaires

Related video

Viñales : "Quartararo a eu assez de courage" sur piste humide
Article précédent

Viñales : "Quartararo a eu assez de courage" sur piste humide

Article suivant

Au cœur d'un Grand Prix de France sans public

Au cœur d'un Grand Prix de France sans public
Charger les commentaires