La jeune génération rend Jack Miller "nerveux"

Jack Miller estime devoir "devenir meilleur" pour se mettre au niveau des pilotes qui ont pris le pouvoir depuis 2020.

La jeune génération rend Jack Miller "nerveux"

Jack Miller n'avait 20 ans que depuis quelques mois quand il a fait ses débuts en MotoGP, en 2015. Longtemps considéré comme un espoir fougueux, le pilote directement passé du Moto3 à la catégorie reine a accédé à une équipe officielle pour la première fois en 2021, étant promu du team Pramac vers Ducati, tout comme Pecco Bagnaia.

Le duo avait tout à prouver et c'est finalement l'Italien qui a pris l'avantage grâce à quatre succès, le double de son coéquipier, et surtout la place de vice-Champion. L'Australien, pourtant leader naturel aux yeux de son équipe au lancement de la saison, a dû se contenter de la quatrième place du championnat, à 71 points de son acolyte, et il n'a pas été en mesure de rivaliser avec lui en fin d'année. "On dirait qu'il va gagner chaque fichue course", plaisantait-il après le dernier Grand Prix, saluant le pilotage "incroyable" de Bagnaia dans les six dernières manches de l'année.

Plus généralement, Miller s'est dit impressionné par de nombreux pilotes plus jeunes que lui, comme les deux derniers champions, Fabio Quartararo et Joan Mir, ou encore Jorge Martín, meilleur rookie de la saison 2021. De son propre aveu, le pilote Ducati doit hausser soin niveau de jeu pour faire face à la génération arrivée en MotoGP ces deux dernières années, et notamment trouver une régularité qui lui fait défaut après une série de neuf courses sans podium en 2021.

"Je pense que [Bagnaia] est très bon mais ils sont très, très nombreux. Martín fait un travail incroyable, Fabio, le Champion du monde, Mir, la liste est sans fin", admettait-il à Valence. "Donc je dois rentrer chez moi, me poser, devenir meilleur, essayer d'améliorer de petites choses, comme la constance. Je ne sais pas pourquoi je suis toujours si bon en fin de saison. Je crois que je devrais organiser des retours en Australie plus souvent parce que j'ai l'impression d'être bon [juste] avant de rentrer chez moi. C'est bizarre."

S'il veut s'améliorer, Miller retient aussi qu'il a connu sa meilleure saison en MotoGP, jamais classé plus haut que septième jusqu'ici, et qu'il a bel et bien contribué à l'année record de Ducati. De quoi lui donner l'espoir qu'il aura lui aussi son mot à dire en 2022 : "Je pense qu'on a eu une année énorme. Au début, beaucoup de gens doutaient de Pecco et moi dans l'équipe d'usine. Mais je pense qu'on a prouvé notre valeur − bon, lui plus que moi − mais on a fait notre place et j'espère qu'on pourra continuer à faire le boulot un peu plus longtemps." 

Miller aimerait que les débutants "ralentissent un peu"

Jack Miller n'a pas pu suivre Pecco Bagnaia et Jorge Martín à Valence

Jack Miller n'a pas pu suivre Pecco Bagnaia et Jorge Martín à Valence

Les pilotes arrivés depuis 2019 trustent désormais les premières places et une ère a pris fin depuis deux ans, entre les retraites de Jorge Lorenzo puis Valentino Rossi, les différentes blessures de Marc Márquez et les changements d'univers de Maverick Viñales et Andrea Dovizioso. Particulièrement impressionné par la rapidité à laquelle les jeunes loups s'adaptent au MotoGP, Jack Miller reconnaît ne pas avoir fait aussi bien au début de sa carrière.

"Tous les rookies me rendent vraiment nerveux parce qu'ils sont de plus en plus rapides. [Bagnaia], quand il était rookie, il a mené le test en Malaisie. Donc quand il dit 'OK, j'ai pris mon temps' etc, ce sont des conneries ! [rires] Ils sont de plus en plus rapides."

"Jorge fait un travail fantastique, il a manqué quelques courses cette année mais il a montré son professionnalisme, ce qui me faisait peut-être défaut quand je suis arrivé, et il a vraiment fait sa place. Il a montré son talent en course. Il y a beaucoup de choses que j'ai mis beaucoup de temps à apprendre et je pense que c'est un pilote très complet. Comme je l'ai dit, ça me rend nerveux."

Miller a l'impression d'avoir basculé de l'autre côté en 2021, devenant le pilote expérimenté bousculé par des rookies : "Avec Bastianini, quand tu es doublé par une moto vieille de deux an... Je ne sais pas ce que Dovi ressentait quand je lui faisais ça [en roulant pour Pramac], mais c'est sûr ce n'est pas agréable ! J'aimerais que ces débutants ralentissent un peu, mais ça me donne encore plus envie de progresser et de devenir un meilleur pilote, parce que c'est incroyable de voir ce qu'ils font à un si jeune âge, et en ayant la constance."

Lire aussi :

partages
commentaires
Aprilia savoure son podium, sans s'y attarder
Article précédent

Aprilia savoure son podium, sans s'y attarder

Article suivant

Le patron de WRT assure que Rossi sera compétitif sur quatre roues

Le patron de WRT assure que Rossi sera compétitif sur quatre roues
Charger les commentaires