Miller panse ses plaies avec une première ligne qui "signifie beaucoup"

Jack Miller espère disposer du rythme de course permettant de contrarier la marche en avant crainte de Fabio Quartararo.

Le résultat des qualifications du Grand Prix d'Espagne, qui se tient sur le tracé andalou de Jerez de la Frontera, a de quoi apporter du baume au cœur de Jack Miller. Cette année, le pilote australien de l'écurie Ducati factory ne s'était en effet encore jamais qualifié aussi haut qu'à cette troisième place lui offrant ce samedi la première ligne de la grille, en vue du départ de dimanche.

Mieux, le #43 est le premier représentant Ducati sur la grille, devant un Francesco Bagnaia (quatrième) que l'on sait véloce depuis le début du week-end et un Johann Zarco (sixième) qui ne cache pas s'inspirer du style de pilotage de l'Italien pour négocier au mieux les freinages des virages serrés du tracé long de 4,4 km. Une belle manière de rappeler qu'il est bien là, donc, et de donner une allure plus flatteuse à son bilan mathématique à l'issue de cette manche.

Intimement déterminé à déjouer les pronostics en prenant le dessus sur ses deux compères apparus sous un meilleur jour que lui depuis le début de la saison, Miller sait néanmoins que la bataille sera rude et que Yamaha dispose d'un très solide rythme de course qui pourrait condamner Ducati à voir ses pilotes se battre pour la troisième marche du podium seulement.

"D'une manière générale, c'est chouette d'être de retour ici après un début d'année difficile", savoure-t-il. "Tout le week-end, nous avons essayé de faire quelque chose de globalement un petit peu différent dès les premiers essais libres, avec deux runs de dix tours chacun, et ça a été la même chose en EL2 : on a essayé de faire des longs runs sur du rythme de course. Généralement, je ne suis pas trop mal sur un tour et il s'agissait simplement de travailler sur le rythme [de course]. Le rythme a été bon, de mieux en mieux."

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Une première ligne "qui signifie beaucoup" pour lui 

Rebelotte en EL3 : Miller s'est imposé de rouler une vingtaine de tours sur ce qui sera probablement son pneu de course afin de travailler encore une fois son rythme, et simplement passer un tour rapide au moment nécessaire.

"On a eu un contretemps et j'avais prévu d'être sur la moto tout le temps", s'esclaffe-t-il. "Mais il y eu un petit problème avec la moto qui a pris un peu plus de temps que je ne l'aurais souhaité à être résolu. Mais on était [prêts] à temps pour les qualifications. Elles se sont bien déroulées et j'ai été en mesure de faire quelques tours réguliers. Je suis excité car ça signifie beaucoup pour moi d'être de retour sur la première ligne, particulièrement ici à Jerez, il est assez important d'être sur l'une des deux premières lignes car ça peut être assez chaotique en début de course. C'est donc bien d'avoir de l'air en début d'épreuve."

Comme Morbidelli, Miller trouve un certain avantage dans le dernier secteur de la piste. "J'ai été en mesure de trouver des solutions assez simples ce matin après avoir regardé les données hier, et au fil de la journée, je me suis senti de mieux en mieux et ai été également très rapide dans le secteur 4. Donc je ne sais pas exactement ce que j'ai fait, mais je me sens bien et même avec le vent qui, comme on l'a dit, a été assez fort particulièrement dans le virage 12 et qui agitait la moto, je conservais la confiance dans celle-ci pour garder de la vitesse là-bas. Mais c'était clairement piégeur !"

C'est cette gestion des rafales qui a aussi aidé l'Australien, assure ce dernier. "Je suis content d'avoir pu sortir des EL4 avec une compréhension du comportement du vent, car il changeait assez régulièrement et c'est bien pour voir comment remettre les gaz. C'est super, et un point d'envol parfait pour prendre le départ de la course."

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Le début de saison, une plaie au propre comme au figuré

Miller n'a pas eu la partie facile ces dernières semaines et il convient de rappeler que sa blessure à l'avant-bras, qui a entraîné deux opérations de suture successives, n'a pas favorisé une comparaison juste avec son équipier revenu à son tour en pleine forme. Au Portugal, sur la dernière épreuve en date, sa chute avait une nouvelle fois fait que l'Australien s'était retrouvé avec une plaie béante.

"Il ne posait pas vraiment de problème mais maintenant que je suis tombé, il était à nouveau explosé", s'amuse-t-il au sujet de son bras. "Cela a fait sauter toutes les agrafes et il m'a fallu nettoyer ça et le faire agrafer de nouveau et rester doux dessus toute la semaine… Mais maintenant, ça va, c'est presque fermé et presque comme c'était [en arrivant] à Portimão. Maintenant, je dois simplement essayer de le garder fermé", achève-t-il dans un clin d'œil.

Quant à la pression de mettre sa saison sur des rails, bien présente, elle n'est selon Miller pas plus importante que celle qu'il s'impose déjà. "Je pense qu'il y a de la pression, mais qu'il n'y a personne qui la met véritablement sur moi : c'est moi qui me la mets sur moi-même et je veux bien faire pour moi, pour l'équipe et pour le résultat que je pense être capable d'atteindre. Et je travaille désespérément pour atteindre cela. C'est mon approche, c'est ce que j'essaie de faire de mon mieux : finir là où je pense que je dois être."

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P. Pilotes Temps Ecart km/h
1 France Fabio Quartararo
1'36.755 164.568
2 Italy Franco Morbidelli
1'36.812 0.057 164.471
3 Australia Jack Peter Miller
1'36.860 0.105 164.389

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP d'Espagne
Catégorie Q2
Lieu Circuito de Jerez
Pilotes Jack Peter Miller
Équipes Ducati Corse
Auteur Guillaume Navarro