MotoGP Présentation Red Bull KTM

L'heure des retrouvailles entre Jack Miller et KTM

Après cinq ans dans le giron Ducati, Jack Miller rejoint KTM où il retrouve des visages connus et un groupe de travail dans lequel il pense pouvoir s'adapter rapidement. Surtout, il arrive avec une solide expérience, qui contribue à nourrir ses ambitions.

Jack Miller, Red Bull KTM Factory Racing

À 28 ans, Jack Miller a déjà pas mal de bouteille. Il retrouve cette année le groupe KTM après s'être permis de bourlinguer pendant huit ans, engrangeant une expérience dont il compte bien s'inspirer à présent. La dernière fois qu'il a porté les couleurs du groupe autrichien, il courait dans la catégorie Moto3 et se battait pour le titre face à Álex Márquez, qui allait finir par le battre pour deux petits points. Passé directement au MotoGP dans la foulée, il a couru sur une Honda satellite, puis a intégré le giron Ducati pour cinq ans d'un partenariat qui l'a installé parmi les hommes forts du championnat.

Aujourd'hui, l'Australien ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. Mieux, il opère un tournant qui pourrait bien lui permettre d'entrer dans l'Histoire, car s'il parvient à s'imposer avec KTM, il rejoindra le cercle très fermé des pilotes ayant pu gagner avec trois constructeurs différents. Sur la liste de ses succès dans la catégorie reine figurent déjà Honda (une première victoire inattendue sous la pluie d'Assen, dès sa deuxième année) et Ducati, avec qui il a graduellement progressé au fil des années.

C'est en 2018 que Miller a rejoint le groupe italien, d'abord sous les couleurs du team Pramac avant d'être promu dans l'équipe officielle en 2021, un transfert validé avant même que le championnat 2020, retardé par le COVID-19, ait pu débuter. Las, son passage dans la structure d'usine ne lui a pas permis de prendre le leadership comme il aurait pu l'espérer, et ce malgré deux succès intervenus très tôt, sur une piste de Jerez souvent perçue comme défavorable à la Ducati jusqu'alors puis au Mans. Très vite, en effet, Pecco Bagnaia a émergé à ses côtés, et Jack Miller, bien que capable de figurer aux avant-postes, a souvent été dans l'incapacité de confirmer sur la durée et s'est fait dominer. Sans rancune, il a basculé dans un rôle de team player, avec cette droiture que l'on aimerait tous rencontrer autour de nous dans nos vies professionnelles.

Lassé par des contrats d'un an seulement qui le laissaient sans cesse dans l'incertitude, Miller avait déjà envisagé de rejoindre KTM il y a trois ans, avant de se raviser. Mais l'an dernier, il a enfin décidé de sauter le pas, et le voici réuni avec la marque qui avait accompagné ses débuts en Grand Prix, il y a 12 ans. C'est dans une ambiance festive et une extravagance dont il a le secret qu'il a fait ses adieux à Ducati en novembre dernier, pour aller prendre ses quartiers dans le stand KTM, emmenant avec lui son chef mécanicien adoré, histoire quand même de ne pas être totalement déboussolé. Mais plus globalement, ce changement d'environnement n'a rien d'un chamboulement pour l'Australien, qui a eu le sentiment d'un retour à la maison lorsqu'il s'est rendu cet hiver en Autriche.

"Ça faisait longtemps. C'était bien de revenir à l'usine, de revenir à Mattighofen et de voir les progrès accomplis là-bas. Je crois que je n'y étais pas retourné depuis 2013", explique-t-il, heureux également de retrouver des visages connus, notamment Francesco Guidotti, longtemps son team manager chez Pramac Racing. "Ça a été vraiment bien, avant toute chose, de recommencer à travailler avec Francesco. On a beaucoup d'expérience ensemble, beaucoup de bons souvenirs et il a été un boss fantastique. Et puis avec mon chef mécanicien Cristhian [Pupulin] ; l'emmener avec moi était un élément essentiel. C'est vraiment bien de retrouver ces gars-là au lieu d'apprendre à connaître de nouvelles personnes, et ça vaut aussi pour les patrons. Ça n'est pas complètement nouveau, j'ai l'impression de retrouver quelque chose que je connais."

"C'est incroyable de voir le chemin parcouru par KTM, de les avoir vu grandir tout au long de ma carrière en MotoGP, à peu près autant que moi !", souligne-t-il, lui qui a rejoint la catégorie reine deux ans avant le marque autrichienne. "C'était génial à voir de l'extérieur, et ça va être complètement différent en étant à l'intérieur désormais. Ce qu'ils ont accompli dans le peu de temps qu'ils ont passé ici, avec un tout nouveau projet, est assez impressionnant. J'ai donc hâte de mettre à profit ce que j'ai appris en MotoGP, de le mettre au service de l'effort collectif, et j'espère que l'on va tous deux pouvoir progresser."

Jack Miller, Red Bull KTM Factory Racing

Après Honda et Ducati, Jack Miller va tenter de gagner avec KTM

Déjà auteur de quatre succès, sur un total de 22 podiums, Jack Miller intègre une équipe dans laquelle Brad Binder fait figure de leader, mais qu'il cherchera sans scrupule à faire vaciller. Cette perspective de pouvoir gagner avec un troisième constructeur différent constitue un premier objectif qu'il assume parfaitement : "Clairement. C'est incroyable d'être en lice pour ça, d'être en position de pouvoir y prétendre. On verra ! C'est excitant et j'espère vraiment qu'on pourra le faire, on va pousser toutes les semaines pour y arriver et faire en sorte que cette histoire s'écrive comme j'aimerais qu'elle soit. Donc j'aimerais dire que j'espère y arriver, mais dans le MotoGP d'aujourd'hui ça ne plaisante pas et c'est très difficile de réaliser cela, plus que jamais."

"En passant de Honda à Ducati, et en rejoignant maintenant KTM, j'ai pu acquérir beaucoup d'expérience avant de monter sur la RC16. J'ai eu la chance de gagner avec les deux autres constructeurs et avoir l'opportunité d'essayer de gagner avec trois ce sera génial", souligne le pilote australien.

"Avec le recul, c'est incroyable de tout simplement être encore là et de faire ça à notre époque. Le niveau est incroyable en ce moment. Il y a tellement de bonnes motos, tellement de grands pilotes... Les chronos, les courses, tout est plus serré qu'il ne l'était avant. C'est incroyable de faire partie du championnat et de faire partie de ces gars à l'avant dans une période si compétitive de l'Histoire de notre sport. Le simple fait d'être associé à certains des noms qui sont là, c'est génial."

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