Lin Jarvis ne croit pas aux rumeurs de retrait de Yamaha

Le printemps est souvent propice aux rumeurs en MotoGP. Cette année, certains s'interrogent sur l'avenir du programme Yamaha en Grand Prix, alors que la marque peine à figurer aux avant-postes. Le patron du programme a cependant assuré ne pas croire à ces spéculations.

Franco Morbidelli, Yamaha Factory Racing, Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Sur le papier, Yamaha est l'une des marques indissociables du championnat MotoGP. Arrivé dans les Grands Prix moto en 1958, on imagine mal le constructeur japonais tourner le dos à une discipline qui l'a tant vu briller et dont il a remporté le titre suprême il y a tout juste deux ans.

Pourtant, la dégringolade de ses résultats ces derniers mois est évidente et il n'en fallait pas plus pour déclencher des spéculations quant à l'avenir de Yamaha dans le championnat. Lin Jarvis a toutefois tenu à démentir ces allégations, assurant qu'il n'a reçu aucun signe alarmant de la part de la direction générale.

"J'ai suivi ces suppositions dans les médias ces derniers jours", explique le directeur exécutif de Yamaha Motor Racing à Speedweek. "Elles apparaissent partout... Beaucoup de gens mettent ces questions sur la table. On ne peut pas nier que Yamaha et Honda ont du mal en ce moment en MotoGP. Il y a 16 motos de constructeurs européens dans le championnat, mais seulement six du Japon. Honda et Yamaha doivent lutter contre leurs concurrents européens quand il s'agit de performances. Il est compréhensible que de telles considérations apparaissent actuellement."

"Je ne peux pas parler au nom de Honda", poursuit Lin Jarvis, "mais je peux assurer que je ne vois ni ne ressens pas de manque d'engagement chez Yamaha, et ce du top management jusqu'à plus bas."

Lin Jarvis, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing

Lin Jarvis, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing

Les cinq constructeurs qui disputent actuellement le MotoGP sont engagés jusqu'en 2026 inclus. Personne n'a cependant oublié le retrait surprise de Suzuki l'an dernier, alors même que le groupe japonais n'était que dans la première année d'un cycle contractuel de cinq ans. Ce passif a pu contribuer à alimenter ces récentes rumeurs autour de Yamaha ainsi que de Honda, alors que les deux marques, habituées aux avant-postes, ont plongé dans la hiérarchie.

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Lin Jarvis rappelle que le président de Yamaha Motor Japan, Yoshihiro Hidaka, et le directeur de Yamaha Europe, Éric de Seynes, étaient présents dans le paddock de Jerez et il assure avoir perçu leur soutien "très énergique". "Ils reconnaissent ce que la course a apporté à la marque Yamaha par le passé et ce qu'elle continuera à apporter à notre image à l'avenir", souligne-t-il. "Ils ont pu vivre, voir et expérimenter de près notre niveau actuel. Ils savent aussi ce dont nous aurons besoin à l'avenir. Nous avons besoin d'investissements et de changements dans notre façon de travailler. Nous avons eu de bonnes discussions à Jerez."

"Je ne vois aucun signe de retrait des Grands Prix chez Yamaha. Je n'y crois pas", ajoute Lin Jarvis. "En même temps, il faut être très réaliste. Si vous regardez la situation chez Suzuki il y a un an, ils ne l'ont pas vu venir non plus. Mais personnellement, je n'ai aucun doute. Espérons que ça restera comme ça."

Yamaha assure écouter Quartararo

Depuis le début de la saison, la tension dans l'équipe Yamaha est palpable. Alors que le constructeur est le dernier au championnat actuellement, voilà presqu'un an qu'aucune victoire n'est venu alimenter son palmarès, depuis le succès de Fabio Quartararo au GP d'Allemagne 2022. Aujourd'hui, le Français et son coéquipier Franco Morbidelli cumulent à eux deux moins de points que le leader Pecco Bagnaia.

Seul un sprint, celui de l'Argentine, a vu les pilotes Yamaha entrer dans les points, avec la quatrième place pour Morbidelli et la neuvième pour Quartararo. En course longue, Yamaha a décroché un podium avec le Français à Austin mais, en dehors de cette bouffée d'air frais, la marque a figuré au mieux entre la septième et la dixième place.

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Interrogé par BT Sport, Éric de Seynes a assuré que les difficultés actuelles, maintes fois décrites par Fabio Quartararo notamment, étaient bien comprises à la direction du groupe et que les ingénieurs étaient au travail.

"Au cours de l'année passée, nous avons travaillé dur, en suivant les recommandations de Fabio. Nous avons investi, nous avons un nouveau moteur, nous pouvons voir que la vitesse de pointe s'est améliorée de façon significative. Maintenant, nous devons protéger nos avantages clés", explique le patron de Yamaha Motor Europe. "Nous pouvons voir que Red Bull, KTM et Ducati travaillent dur sur l'aéro. Ils ont pu compenser leurs points faibles. Nous n'avons pas les mêmes avantages que par le passé. Nous y travaillons dur."

"Nous avons un désavantage : la moto est nouvelle, plus qu'elle n'y parait. Nous n'avons maintenant plus que deux séances d'essais, et non plus trois [pour se pré-qualifier, ndlr]. Deux séances, ça passe super vite, c'est la raison pour laquelle nous continuons à être en difficulté en qualifications. Mais dans les conditions de course, nous parvenons à être aux avant-postes, alors nous devons juste améliorer les qualifications."

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