Lin Jarvis "curieux" de savoir comment Ducati va gérer 8 MotoGP et le MotoE

Lin Jarvis, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing, admet avoir été surpris par l'annonce de la prise en charge du MotoE par Ducati, et il affirme être à présent curieux de voir comment le constructeur italien va gérer ce nouveau programme en plus du MotoGP.

Lin Jarvis "curieux" de savoir comment Ducati va gérer 8 MotoGP et le MotoE

Alors que la saison MotoGP touchait à sa fin et que le paddock retrouvait Misano pour un deuxième Grand Prix, Ducati a été annoncé comme successeur à Energica pour développer les machines électriques de la Coupe du monde MotoE à partir de 2023, premier changement majeur mis en place dans cette discipline créée en 2019.

Le constructeur de Borgo Panigale a donc encore un an pour concevoir la nouvelle moto, néanmoins la charge de travail est colossale, tant d'un point de vue technique que logistique. Ça l'est encore plus si l'on prend en compte que ce nouvel engagement coïncide avec l'arrivée de deux nouvelles Ducati sur le plateau MotoGP, qui sera composé pour un tiers de Desmosedici à partir de 2022.

Par la voix de son patron dans la compétition, Yamaha, qui juge déjà compliqué de satisfaire tous les besoins induis par la présence de quatre machines sur la grille, se montre intéressé par la manière dont Ducati va pouvoir gérer l'ensemble de ses engagements dans les prochains mois.

"Je suis curieux de savoir comment Ducati va prendre en charge le MotoE ainsi que huit MotoGP, car de mon point de vue cela représente beaucoup de travail", explique Lin Jarvis à l'édition espagnole de Motorsport.com.

Cette annonce, faite au mois d'octobre, a pris par surprise le directeur exécutif de Yamaha Motor Racing ainsi que la majeure partie du paddock, et ce d'autant plus que Claudio Domenicali, PDG de Ducati, n'a jamais caché son scepticisme quant aux motos électriques pour les limitations que celles-ci ont en termes d'autonomie et de performance.

"Personnellement, cette nouvelle m'a beaucoup surpris. Ce n'est pas quelque chose auquel je pouvais m'attendre de la part de Ducati si l'on prend en compte leur histoire", souligne Lin Jarvis, qui a toutefois rapidement trouvé une explication. "Mais étant donné que Ducati fait désormais partie du groupe Audi, cela a un peu plus de sens. Il ne fait aucun doute que l'introduction des motos électriques sera de plus en plus présente dans le monde, alors chapeau à eux."

Lin Jarvis, director de Yamaha Factory Racing

Lin Jarvis

Les motos électriques, "un beau jouet pour les ingénieurs"

Afin d'expliquer son changement de position, Claudio Domenicali a mis en avant sa volonté de s'attaquer à ce qu'il juge être l'une des faiblesses majeures des motos électriques, à savoir le poids des batteries. Sur ce point comme sur celui de l'autonomie ou de la performance, il ne fait aucun doute que les ingénieurs Ducati vont s'attaquer à un challenge de taille, nouveau pour eux. Aux yeux de Gigi Dall'Igna, directeur de Ducati Corse, c'est précisément ce qui est stimulant.

"C'est quelque chose de nouveau pour nous, nous devons gérer les motos en piste. Je pense que, pour un ingénieur, la moto électrique est un beau jouet", estime le responsable italien, "car on peut développer beaucoup de stratégies différentes, par exemple sur comment extraire la puissance de la batterie ou comment mettre de l'énergie dans la batterie. Je pense qu'il y a beaucoup de différentes choses sur lesquelles les ingénieurs peuvent s'amuser. Alors, honnêtement, je suis vraiment content de travailler avec les MotoE et j'aimerais commencer tout de suite."

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