La demi-saison de Joan Mir "en dessous" de ses attentes

Joan Mir espérait une meilleure première moitié de championnat, Suzuki n'ayant selon lui pas fait suffisamment de progrès face à une concurrence affutée.

La demi-saison de Joan Mir "en dessous" de ses attentes

Joan Mir a réussi une belle remontée pour prendre la troisième place à Assen, mais il ne s'agissait que de son troisième podium de la saison, autant que Pecco Bagnaia, Jack Miller et Miguel Oliveira, mais surtout moins que les six podiums décrochés par Fabio Quartararo et les quatre de Johann Zarco, les deux Français occupant les deux première places d'un championnat dont le pilote Suzuki n'est que quatrième.

Pointant à 55 points de Quartararo à la pause, Mir reconnaît que la première partie de la saison n'a pas été en phase avec ses attentes. Incapable de s'immiscer réellement dans la lutte pour la victoire, le #36 a connu plusieurs coups durs, comme sa chute dès l'arrivée de la pluie au Grand Prix de France ou sa neuvième place au Grand Prix d'Allemagne, où il espérait pourtant se battre pour les premières places. La Suzuki a selon lui trop souvent été distancée.

"Ça n'a pas été si mauvais mais évidemment en dessous de nos attentes parce que j'espérais un peu plus après le potentiel que nous avions montré – la moto en particulier – l'an dernier, [je m'attendais] à être beaucoup plus performant", a reconnu Mir dans une interview accordée à Motorsport.com. "C'est la course, c'est vraiment imprévisible et c'est toujours difficile. Me concernant, je donne toujours 100% et [le Grand Prix d'Allemagne] a probablement été le plus difficile à cause de pneus différents et des choses différentes sur une piste qui aurait dû nous convenir."

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"Je suis un peu déçu de l'Allemagne parce que j'espérais plus, je m'attendais à être beaucoup plus performant et nous étions un peu loin de nos rivaux. Mais la saison n'est pas terminée, Suzuki travaille dur pour apporter des choses qui fonctionneront mieux et apporter des évolutions que je juge nécessaires sur la moto. Mais je pense aussi qu'ils travaillent énormément."

Le gel du développement imposé durant l'hiver a empêché Suzuki de travailler sur sa principale faiblesse, le moteur, même si les pilotes de la marque ont déjà pu tester à plusieurs reprises la version 2022 du quatre cylindres en ligne. Mir ne croit pas que l'impossibilité de faire évoluer cette partie de la moto est à l'origine de la stagnation de son équipe et pense surtout que les constructeurs rivaux ont su mieux travailler sur les pièces qui pouvaient être modifiées.

"Je pense que le gel du développement ne nous aide pas mais il n'aggrave pas la situation parce que sans gel des évolutions, nous aurions pu améliorer le moteur mais les autres auraient pu l'améliorer [aussi]. Donc je pense que ça vient plus du fait qu'ils ont réussi à plus améliorer leur moto cet hiver. Je pense que c'est le véritable problème. En temps normal, je partage la philosophie de Suzuki parce qu'elle consiste à ne pas apporter une moto nouvelle."

"Lors des essais de pré-saison, on voit Honda, Yamaha, Ducati mais aussi Aprilia et KTM avec différentes motos. Et Suzuki n'a jamais de moto nouvelle habituellement. On essaie un nouveau châssis, un nouveau bras oscillant, un moteur, on essaie de progresser étape par étape. Donc normalement ça fonctionne mais il faut apporter des nouveautés. Et je dois dire que je n'attendais pas de si gros progrès de la part des autres constructeurs. Je ne m'y attendais pas, Suzuki non plus probablement. Ça complique probablement un peu les choses."

Propos recueillis par Lewis Duncan

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