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Joan Mir ne cache pas être attiré par l'Aprilia

En grande difficulté depuis deux ans chez Honda, Joan Mir est attiré par l'Aprilia, "l'une des meilleures motos" de la grille alors que le départ prochain d'Aleix Espargaró crée une opportunité chez le constructeur italien.

Joan Mir, Repsol Honda Team

Alors qu'Aleix Espargaró vient d'annoncer qu'il prendrait sa retraite à la fin de la saison, la file d'attente est déjà longue devant le stand Aprilia. La place libérée par le pilote espagnol n'aura pas de mal à trouver preneur et on peut estimer que Noale va avoir le privilège de choisir son nouveau pilote.

Actuellement en situation très délicate chez Honda, Joan Mir n'a pas tardé à être questionné sur le sujet, ce jeudi à Barcelone. Lui qui était présent à la conférence de presse donnée par Aleix Espargaró, il a d'abord tenu à saluer la carrière de son aîné, se disant admiratif d'un parcours tortueux ayant mené le Catalan vers la victoire.

"Ces dernières années, Aleix nous a donné une leçon à tous", a déclaré Joan Mir. "Il a commencé dans une situation très compliquée en MotoGP, il est resté et quand il a eu une moto compétitive, il a été très rapide. Il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent rester longtemps dans une situation difficile − je sais de quoi je parle actuellement. C'est un exemple et un gros bosseur. J'espère qu'il est très heureux, il le mérite."

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Si l'émotion est réelle pour les pilotes MotoGP qui font partie du cercle intime du vétéran de la grille, personne ne peut occulter le poids de ce départ sur le marché des transferts. Joan Mir est directement concerné alors qu'il traverse avec Honda une phase extrêmement douloureuse de sa carrière. Au bout de deux ans d'efforts, il est logiquement tenté d'aller voir ailleurs et ne peut qu'espérer retrouver une moto compétitive, à la hauteur de son palmarès de Champion du monde.

"L'Aprilia est l'une des meilleures motos de la grille en ce moment, en termes de potentiel. C'est une moto très attrayante", a-t-il admis. "Je ne vais pas dire le contraire, je suis à un point où je ne sais pas où aller. Ça me fait chier, entre guillemets, de penser que je vais partir d'ici dans cette situation. Ça me fait vraiment chier. D'un autre côté, le simple fait de penser aller sur une moto qui est compétitive me rend heureux. Il est clair que je ne sais toujours pas où je vais aller ni quoi que ce soit d'autre, mais l'Aprilia est une moto fantastique."

Des progrès chez Honda "après l'été" ?

Arrivé en MotoGP avec Suzuki, avec qui il a ensuite été titré en 2020, Joan Mir s'est retrouvé le bec dans l'eau lorsque le constructeur japonais a décidé de mettre un terme à son programme MotoGP, fin 2022. Passé chez Honda, il a subi de plein fouet les difficultés traversées par la marque, aujourd'hui dernière du championnat. À 26 ans, il se languit de retrouver les avant-postes, mais se pose beaucoup de questions, au point d'avoir déjà envisagé de tout arrêter dans le courant de la saison dernière.

Joan Mir

Joan Mir

Photo de: Marc Fleury

Aujourd'hui, le pilote majorquin espère voir Honda redresser la barre à court terme grâce au développement en cours sur la RC213V. Évoquant le test récemment mené au Mugello et portant sur "un avenir pas si lointain", il a cité un nouveau package aérodynamique, qui sera selon lui introduit la semaine prochaine au GP d'Italie bien que son arrivée soit évoquée dès cette semaine par Johann Zarco, ainsi qu'"une configuration de moteur différente". Grâce à cela, il se montre plus confiant pour la suite : "Avant, j'avais au fond de moi le sentiment qu'on ne travaillait pas dans la bonne direction mais j'ai désormais une bonne sensation."

"Il est clair que pour effectuer un changement aussi important, ils ont besoin de temps. C'est une bonne chose pour nous qu'il n'y ait pas de courses en juin et juillet, car on va pouvoir rattraper le temps perdu et travailler au Japon", a ajouté l'Espagnol. "Je pense qu'après l'été, peut-être en août, on pourra faire un pas en avant parce qu'ils auront eu le temps de travailler sur la direction que l'on a fixée, et on pourra comprendre à ce moment-là où l'on en est et si on a fait un pas en avant."

Le problème qui se pose cependant, ce sont les délais puisqu'il lui sera impossible d'attendre les fruits de ce travail avant de prendre une décision quant à son avenir, et ce d'autant plus qu'il n'est pas le seul à pouvoir prétendre à l'Aprilia tout juste libérée. "Oui, c'est un risque qu'il faut probablement prendre. Il est vrai que le marché bouge très vite, mais je suis sûr que peu de pilotes voudraient être dans la situation où l'on se trouve."

"En tant que pilote, on se donne toujours à 100%, on donne de bonnes informations et on veut ce qu'il y a de mieux. L'année est très longue et une petite chose peut nous changer complètement la vie. En ce qui concerne ce que je veux faire à l'avenir, je ne sais pas parce qu'il est très difficile de dire si on veut rester ou pas quand on ne voit pas les performances. Je suis ici depuis un an et on se trouve dans la même situation que l'année dernière, si ce n'est même pire en termes de performances de la moto."

"Mais pour moi, la chose la plus importante aujourd'hui est de comprendre quand on sera compétitifs, quand on va retrouver de bonnes performances et se rapprocher des meilleurs. Une fois que j'aurai compris ça, je serai en mesure de décider et de mieux comprendre [la situation], parce que pour le moment, je ne sais pas si je pourrai faire une autre année comme celle-ci ou deux années de plus. Ce serait très difficile."

Avec Germán Garcia Casanova

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