Joan Mir fait confiance à Suzuki mais "sonde un peu le marché"

Alors que la saison 2021 touche à peine à sa fin, 2023 est déjà dans tous les esprits. Joan Mir s'autorise à envisager un avenir ailleurs que chez Suzuki, à moins que le constructeur lui prouve qu'ils vont dans la même direction.

Joan Mir fait confiance à Suzuki mais "sonde un peu le marché"

Le MotoGP entre tout juste dans son intersaison sportive, mais la trêve des confiseurs ne concerne pas les directions des équipes et agents des pilotes, qui déjà planchent sur les futurs accords à nouer. Les pièces maîtresses du puzzle auront forcément la priorité dans sa mise en place et, parmi elles, les deux derniers Champions du monde, qu'il s'agisse d'un Fabio Quartararo qui s'autorise à garder les portes ouvertes ou de Joan Mir, déçu de sa saison à l'heure où Suzuki rêve déjà obtenir sa signature sur une prolongation de contrat au-delà de 2022.

Le pilote espagnol entend laisser le temps à son équipe de le convaincre, mais il admet néanmoins être ouvert à ce qui pourrait lui être proposé ailleurs. Il place ainsi la balle dans le camp de Suzuki, dont il attend de grandes avancées techniques pendant l'hiver et répondant à la direction qu'il souhaite voir prendre.

"Il est important de sonder un peu le marché, pour voir ce qu'on pourrait faire. En réalité, je fais confiance à Suzuki. Je sais que je n'ai pas dit mon dernier mot ici, même si on a réussi à gagner en 2020 et qu'on s'est battus pour les premières places en 2021", déclare-t-il dans le journal Marca. "Je ne sais pas ce que je vais faire, mais si je vois que Suzuki veut la même chose que moi, je resterai sûrement."

Je ne sais pas ce que je vais faire, mais si je vois que Suzuki veut la même chose que moi, je resterai sûrement.

Joan Mir

En ce sens, les attentes du pilote espagnol sont claires concernant la version 2022 de la moto qu'il attend, lui a brillé par sa constance pour remporter le titre en 2020 mais qui aimerait désormais plus de performance pure pour retrouver le chemin de la victoire. "J'aime pouvoir beaucoup pousser sur l'avant et cela semble être la direction que l'on va prendre, d'avoir un peu plus d'appui dans cette partie. Le nouveau châssis semble m'aider dans cette phase. Je sais qu'il y a pas mal de marge", estime-t-il, tout en observant l'avance prise par Ducati avec une moto à la fois puissante et maniable, qu'il va falloir rattraper.

"On peut clairement voir que la Ducati est une moto très puissante en ligne droite. Avant, ils avaient beaucoup de mal à prendre les virages, maintenant beaucoup moins. On a pu voir une grande évolution sur ce point", observe-t-il, également attentif à la machine sacrée cette saison. "La Yamaha semble être une moto très similaire à la Suzuki, avec un moteur très similaire, mais elle fonctionne très bien et surtout en qualifs. La nôtre, c'est le contraire et il faut qu'on s'améliore dans ce domaine."

"Nous formons une équipe", souligne Joan Mir au sujet de son association avec Suzuki. "Nous essayons de compléter ce qui manque à l'autre. S'il me manque quelque chose, l'équipe va sûrement me pousser et si moi, je vois qu'il manque quelque chose à la moto, je vais aussi pousser. C'est un mélange."

Dans un entretien à GPOne réalisé en marge de l'EICMA ces derniers jours, Joan Mir dressait un tableau plus complet des progrès qu'il attend pour être convaincu, et qui passent à la fois par un moteur plus puissant et une machine qui reste facile à exploiter. "Je pense que la direction dans laquelle on doit travailler, c'est d'améliorer le [holeshot] device, améliorer certains aspects de la moto. Et le moteur semble être meilleur, mais il faut aussi pouvoir emmener la puissance au sol et il faut travailler sur l'aéro et de petits aspects. Pendant le test, on n'a pas encore tout assemblé, mais je pense qu'on peut avoir du potentiel pour la saison prochaine", anticipait-il, dans l'attente désormais d'une GSX-RR qui aura progressé dans sa globalité lorsqu'il la retrouvera à Sepang, en février.

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