Pour Mir, Quartararo a créé une "situation super dangereuse"

Joan Mir estime que Fabio Quartararo a mis les autres pilotes en danger en se séparant de sa protection de poitrine quand sa combinaison s'est ouverte dans les derniers tours du GP de Catalogne. Fabio Quartararo s'est agacé des commentaires de ses rivaux sur les réseaux sociaux.

C'est l'image de que l'on retiendra de ce Grand Prix de Catalogne : Fabio Quartararo, cuir ouvert et torse au vent, essayant tant bien que mal de conserver sa position sur sa Yamaha dans les derniers tours de l'épreuve. Dépasser les 300 km/h avec une partie du corps sans la moindre protection a fait courir un sérieux risque au leader du championnat, que les commissaires ont décidé de sanctionner de trois secondes, le faisant passer de la quatrième à la sixième position.

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Et alors que le fabricant de la combinaison, Alpinestars, a entamé ses analyses pour comprendre comment elle a pu s'ouvrir au beau milieu de l'épreuve, Joan Mir reproche surtout à Quartararo de s'être débarrassé de sa protection de poitrine quand l'incident s'est produit, un élément pris en compte dans la sanction infligée au pilote Yamaha. Aux yeux du Champion du monde, la présence de cet élément sur le circuit a mis les autres pilotes en danger.

"La seule chose qui n'est pas normale est qu'il ait retiré sa main de la poignée pour jeter sa protection de poitrine et que d'autres d'autres pilotes arrivaient [derrière]…" a souligné le pilote espagnol, qui était l'un des premiers en piste derrière Quartararo. "La protection est faite de plastique : on peut donc créer une situation super dangereuse dans le virage 3 et fort heureusement rien de s'est produit, mais…"

Le règlement impose aux pilotes de rouler combinaison fermée et avec une protection de poitrine, ce qui n'était plus le cas pour Fabio Quartararo dans les derniers tours de la course en Catalogne. "C'est vrai que je ne sais pas ce que le règlement dit à propos de ça, mais si on n'utilise pas sa combinaison en cuir et qu'elle est ouverte, on ne peut pas faire la course", a souligné Mir. "Bien sûr que c'est dangereux pour lui, c'est vraiment dangereux."

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Un tel incident est inédit mais le pilote Suzuki estime que Quartararo aurait dû faire plus d'efforts pour refermer sa combinaison et assure en tout cas que c'est ce qu'il aurait fait dans pareille situation : "J'essaierais au moins de remettre le cuir ; de ce que je vois, avec [la combinaison] Alpinestars, on peut assez facilement tenir la fermeture. Sur la Dainese, la fermeture est le même que sur des pantalons alors que l'Alpinestars dispose d'un petit truc pour le faire. Au moins, j'essaierais…"

Les images de la caméra embarquée ont bien montré Quartararo tenter de remonter la fermeture éclair mais ce n'est qu'après l'arrivée qu'il a pu le faire, la manœuvre étant impossible à accomplir à pleine vitesse : "Quand c'est totalement ouvert, il faut tenir le cuir, le tirer vers le haut puis remonter la fermeture éclair, comme sur un jean", a justifié l'intéressé, précisant que le danger n'était pas si élevé : "On a fini la course, tout s'est bien passé."

Quartararo s'est ensuite muni de son smartphone pour exprimer sa position sur les réseaux sociaux, s'étonnant que son cas fasse à ce point débat, même s'il n'a pas précisé si Mir était la source de son agacement : "Félicitations à tous ceux qui ont demandé une nouvelle pénalité", a-t-il écrit dans une story publiée sur Instagram, avant que la sanction de trois secondes soit annoncée. "Je n'ai mis personne en danger et c'était déjà difficile pour moi de piloter. Mais c'est bien de voir le vrai visage de certaines personnes. Je tiens juste à remercier les personnes qui me soutiennent et m'aident dans les moments difficiles."

Avec Guillaume Navarro

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