Privé de Rins, Mir manque de repères à Barcelone

Le forfait d'Álex Rins au GP de Catalogne prive Joan Mir de toute comparaison, aucune autre Suzuki n'étant engagée ce week-end. L'Espagnol est néanmoins satisfait de son rythme même s'il était en retrait vendredi.

Privé de Rins, Mir manque de repères à Barcelone

Plusieurs membres de Suzuki ont souvent évoqué leur envie d'avoir une équipe satellite, disposer de deux machines supplémentaires permettant d'avoir plus d'informations pour trouver les meilleurs réglages. Alors que Ducati est proche d'étendre sa présence sur la grille à huit moto en 2022, la perspective de voir quatre Suzuki l'an prochain s'éloigne... et la situation est pire à Barcelone, puisque la firme de Hamamatsu ne peut se reposer que sur un seul pilote !

Lire aussi :

Joan Mir est au guidon de la seule GSX-RR engagée ce week-end, Álex Rins ayant dû déclarer forfait après une chute à vélo sur le circuit jeudi, qui a nécessité une opération du radius. Suzuki a décidé de ne pas le remplacer par son pilote d'essais, Sylvain Guintoli, un choix que Mir semble déplorer puisqu'il est privé de tout point de comparaison depuis l'entame des essais.

"Être le seul [pilote] Suzuki en piste me coûte, parce qu'on n'a pas une deuxième moto avec laquelle faire des comparaisons", a regretté le Champion du monde vendredi. "Pour moi, c'est très important d'avoir Álex de l'autre côté du garage. Dans de telles situations, on manque d'informations."

Joan Mir n'occupait que la 16e place après les deux premières séances mais il ne fallait pas y voir un signe du manque de données à la disposition du Majorquin. Un problème avec son pneu avant l'a empêché de faire un bon tour vendredi après-midi et il a pu corriger le tir en EL3 avec le huitième chrono, obtenant par la même occasion son ticket d'entrée pour la Q2.

"Sincèrement, je me suis senti assez bien. Les conditions de piste n'offraient pas beaucoup de grip. Je me suis senti assez performant dans toutes les séances. On a juste eu un problème avec les deux pneus tendres à la fin [en EL2], je n'ai pas pu faire mieux que mon tour en pneus usés, parce qu'on a eu un problème avec l'avant. Il faut comprendre ce qu'il s'est passé parce que je ne le sais pas pour le moment, les mecs ont besoin de temps pour comprendre, donc j'espère que ce sera résolu pour [samedi]."

Lire aussi :

Joan Mir n'est pas le seul à avoir éprouvé des difficultés avec les pneus, l'ensemble des pilotes se plaignant d'un manque d'adhérence et d'un niveau de dégradation élevé. En EL3, ils ont été nombreux à continuer les comparatifs entre gommes tendre et medium, à l'avant comme à l'arrière, un processus essentiel en vue de la course selon le #36 : "Je pense que tout le monde s'est plaint du grip. Le niveau était très faible et les pneus se dégradaient assez vite. C'est pour ça que plusieurs options ont été vues pour essayer de trouver la constance, ce qui sera très important. La dégradation des pneus est très forte sur ces pneus donc ce sera très important de bien gérer les pneus jusqu'à la fin de la course."

"J'ai testé les trois options. J'ai évalué le tendre et je n'ai pas pu bien le tester parce que j'ai eu le problème. J'ai aussi essayé le medium et le dur. Avec les deux, je suis constant et je peux faire de bons chronos. Je ne suis pas inquiet du rythme, parce que je pense que j'ai une marge de progrès, qu'on a une marge de progrès. Et c'est important d'avoir à l'esprit la dégradation des pneus pour bien gérer le problème, parce qu'ici, on sent une grosse perte. Une bonne gestion sera essentielle, c'est certain."

Avec Oriol Puigdemont

partages
commentaires

Related video

Petronas et Yamaha préparent le départ probable de Valentino Rossi
Article précédent

Petronas et Yamaha préparent le départ probable de Valentino Rossi

Article suivant

EL4 - Quartararo survole les débats avec des pneus medium neufs

EL4 - Quartararo survole les débats avec des pneus medium neufs
Charger les commentaires